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à l’interpellation de nombreux adhérents de l’ARC, des députés
reviennent de plus en plus souvent sur les problèmes très préoccupants
que pose la soit-disante mise en sécurité des ascenseurs, ainsi
que les nouveaux contrats d’ascenseurs très défavorables aux
usagers.
Voici
une lettre du Député U.M.P. Christian JEANJEAN à Monsieur BORLOO
et une question écrite du Député socialiste Arnaud de MONTEBOURG,
qui montrent que l’inquiétude et la colère gagne.
« Assemblée Nationale
Christian JEANJEAN
Député de l’Hérault Maire de Palavas les Flots.
Monsieur le Ministre et Cher Ami,
Je m'étais permis, courant novembre
dernier, d'attirer plus particulièrement ton attention sur Monsieur
Femand Champavier, Président de l'Association des Responsables
de Copropriété, à Paris, qui m'avait confié ses préoccupations
concernant le coût des travaux de sécurité obligatoires sur
le parc national des ascenseurs.
L'intéressé alertait sur une dérive importante
des prix par
les accessoiristes dont il dénonçait les pratiques suivantes
:
- Non respect de la réglementation des prix
- Prix excessifs liés à une entente entre eux
- Désinformation des professionnels
tentant de rendre obligatoires des travaux qui ne le sont pas
- Contrats d'entretien aux clauses abusives.
Je viens d'être à nouveau d'être interpellé
à ce sujet par Monsieur ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, résidant ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, , à Lille, qui m'a
fait part des très importants problèmes engendrés par la mise
aux normes des ascenseurs, en particulier des frais exorbitants
qu'ils représentent
Comme tu pourras le lire dans le dossier ci
joint, il indique que certaines personnes, ne disposent pas
et ne disposerons jamais, des moyens financiers nécessaires
pour faire face à de telles dépenses.
(…)
S'appuyant sur ces constatations et le coût faramineux des travaux de
mise aux normes auxquels les usagers ne peuvent faire face,
il souhaite un moratoire et la mise en place d'un observatoire
des prix.
Etant constamment sollicité à ce sujet, il me serait agréable que les
remarques et propositions formulées par
Monsieur ,,,,,,,,,, soient examinées avec toute l'attention
qu'elles méritent
T'en remerciant dès à présent, je te prie de croire. Monsieur le Ministre
et Cher Ami, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Monsieur Jean-Louis BORLOO Ministre de l'Emploi, de la Cohésion Sociale
et du Logement
127. rue de Grenelle 75007
PARIS ».
*
« Assemblée Nationale
Arnaud MONTEBOURG
Député de Saône et Loire
Louhans, le 3 janvier 2007
QUESTION ECRITE
M. Arnaud Montebourg appelle
à nouveau l'attention de M. le Ministre de l'emploi, et la cohésion
sociale et du logement, sur les inquiétudes des copropriétaires
quant aux conditions de négociation des contrats de maintenance
et d'entretien des ascenseurs. Dans sa réponse à la question
n°75460 du 11 octobre 2005, il indiquait que "l'AFNOR a publié en septembre 2005 un
guide, sous la référence P82 022. qui établit une liste indicative
des pièces importantes dont le remplacement est à prévoir dans
ces contrats, afin de faciliter la comparaison des offres par
les copropriétaires".
Ce guide de l'AFNOR recense les
prestations de maintenance, les interventions et la liste des
pièces de rechange que les sociétés chargées de cet entretien
doivent obligatoirement fournir. Trois organisations, que sont
l'Association des Responsables de Copropriété, la confédération
générale du logement et l'union sociale pour l'habitat, ont
dénoncé la définition donnée, au travers de ce guide, de la
notion de vétusté.
En
effet, ces organisations craignent que les ascensoristes s'appuient
sur cette définition pour se
dérober à leurs obligations en invoquant, pour les pièces usées
dont le remplacement est obligatoirement compris dans le contrat
de base, leur vétusté. Ainsi, le risque est important pour les
copropriétaires de se voir imposer par l'ascensoriste le remplacement
systématique d'une pièce, dès lors que le délai indicatif donné
par l'AFNOR pour qualifier cette dernière de vétusté est
passé.
Par ailleurs, la mise en conformité
des ascenseurs, prévue par le décret n°2004-964, pris en application
de l'article 79 de la loi du 2 juillet 2003, peut être réalisée
par périodes.
Pour autant, les ascensoristes
préconisent à leurs clients la mise en conformité globale et
immédiate des installations, à des prix particulièrement élevés.
Si le gouvernement a souhaité confier à un bureau d'études,
le soin de réaliser un bilan de la mise en œuvre de cette loi,
il apparaît que ce dernier sera effectué par "simple enquête
Postale et méthode déclarative, risquant d'entraîner des résultats
à la fois inexploitables et contraires à la réalité".
Les copropriétaires s'interrogent
quant aux conditions dans lesquelles la Direction générale de la
concurrence, consommation et répression des fraudes pourraient
engager une enquête relative aux ententes qui pourraient exister
entre grands ascensoristes et que la
Commission des clauses abusives examine les
clauses litigieuses relevées par l'association des responsables
de copropriété.
Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer
s'il entend prendre la mesure des pratiques des ascensoristes
et les dispositions qu'il pourrait mettre en œuvre en vue de
répondre aux attentes des organisations de copropriétaires.
Arnaud MONTEBOURG ».
Et n’oubliez
pas, surtout de lire et relire la deuxième édition du guide :
LIEN « Ascenseurs :
comment éviter le pire ? ».