Après
la
FNAIM, la CNAB vient d’éditer à son tour
un contrat-type de syndic qui se veut être
en conformité avec l’avis du CNC (Conseil
National de la
Consommation) du 27 septembre
2007.
Ce
contrat n’est néanmoins pas conforme à l’avis
sur un point important : celui des
frais de tenue de l’assemblée générale.
Nous
l’avons signalé au Président de la CNAB
Nationale ainsi qu’à la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, Consommation
et Répression des Fraudes), et attendons
leur réponse.
En
attendant voici la lettre adressée à Monsieur
IVARS, Président de la CNAB Nationale :
« CNAB
Monsieur IVARS - Président
53, rue du Rocher
75008 PARIS
Paris, le 26 Décembre 2007
Monsieur le Président,
Nous avons pu examiner le contrat-type
de syndic élaboré par la
CNAB et avons constaté
avec étonnement que - sur un point essentiel
- ce contrat-type n’est pas conforme à l’avis
du CNC du 27 septembre 2007.
Nous allons donc, dans le présent
courrier, expliquer en quoi, puis saisirons
le Conseil National de la Consommation pour arbitrage.
Nous attendons, néanmoins, avec intérêt
vos éventuelles remarques.
I-
Les honoraires
de tenue d’assemblée générale et l’avis
du CNC
Vous savez que les discussions au CNC
(Conseil National de la
Consommation) sur le problème
de l’assemblée générale ont été longues.
Vous y avez participé en personne et trois
membres de l’ARC ont été présents à chaque
réunion. Nous tenions, nous et les consommateurs,
le discours suivant : « La tenue
de l’assemblée générale annuelle DOIT être
incluse dans le forfait de base,
car il s’agit d’une prestation incontournable ».
Nous faisions, à cet égard, valoir que
la solution retenue actuellement par les
syndics était très insatisfaisante. Ceux-ci
prévoient, en effet comme chacun sait, la
gratuité des assemblées générales pendant
les heures ouvrables, alors que personne
n’ignore que les assemblées générales se
passent neuf fois sur dix en dehors des
heures ouvrables.
Autrement
dit : l’assemblée générale est, jusqu’à présent, presque toujours facturée
en PLUS et peut coûter très chère, ce qui
est un facteur d’opacité des prix qui rend
difficile la vraie comparaison des prix
entre syndics ainsi que la budgétisation
correcte des honoraires.
C’est
pourquoi, nous avions demandé - au cours
des négociations au CNC - à ce que les forfaits
de base des contrats de syndics incluent
désormais obligatoirement la tenue de l’assemblée
générale aux heures habituelles convenant
à la copropriété concernée, et avions obtenu
gain de cause.
Ainsi, la liste des tâches de gestion
courante doit-elle, désormais, prévoir ceci :
« Présence du syndic ou d’un collaborateur
suivant les horaires définis
dans le contrat ».
Naturellement les honoraires de base peuvent
tenir compte du fait que l’assemblée générale
se tienne en journée ou en soirée.
II-
La non-conformité
de votre contrat-type à l’avis du CNC
Ce qui précède explique que nous avons
été très surpris de constater que votre
tout nouveau contrat-type propose la clause
suivante :
« Les assemblées générales et les
réunions du conseil syndical prévues à l’article
4 des conditions générales (paragraphe
I-4-6 et paragraphe I-2-2) du présent contrat
se tiendront pendant les heures ouvrables
énoncées ci-dessus, à concurrence de ….
H pour les assemblées générales et de ….
H pour les réunions du conseil syndical.
Toutefois, elles pourront se tenir dans
des conditions différentes mais elles seront
alors facturées en fonction des prestations
particulières du contrat énoncées à l’article
4 ci-dessus) ».
En un mot, vous reconduisez tel quel
(en le complexifiant un peu plus et en le
rendant plus opaque) l’ancien dispositif
dénoncé par les consommateurs et les associations
de copropriétaires et ne tenez AUCUN compte
ni des négociations qui ont eu lieu, ni
de l’avis du CNC, ce qui explique que nous
pouvons dire que votre contrat est « non-conforme ».
En effet, en prévoyant d’emblée dans votre
clause-type que le forfait de base ne peut
inclure QU’une assemblée générale aux heures
ouvrables, vous rendez impossible la mise
en œuvre de l’avis du CNC renvoyant obligatoirement
la tenue HORS HEURES OUVRABLES à une facturation
complémentaire.
Nous vous signalons d’ailleurs que, de
son côté, la
FNAIM, dans son contrat-type
a bien respecté l’avis et prévoit bien dans
le forfait de base une tenue possible hors
heures ouvrables.
Nous attendons naturellement avec impatience
vos explications, mais saisissons néanmoins
sans attendre le CNC, la DGCCRF et le ministre de ce
problème particulièrement préoccupant.
Nous vous prions de recevoir, Monsieur
le Président, l’assurance de nos salutations
distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président ».
Nous attendons avec beaucoup d’impatience
la réponse.
D’autre part, comme signalé, nous avons
demandé à la
DGCCRF et au Conseil
National de la
Consommation, d’intervenir.