Alors
que les ascensoristes utilisent (grossièrement) des
avocats pour laisser croire que leur « devoir de conseil » justifierait qu’ils incitent les copropriétés
à faire plus de travaux que ne le prévoit la loi (voir
abus numéro 1652),
le récit reçu d’un président de conseil syndical adhérent
à l’ARC remet les choses en place. Ce récit montre :
1)
à
quel point le travail de maintenance des ascenseurs
peut se dégrader ;
2)
que
les ascensoristes feraient mieux d’assurer leurs prestations
contractuelles d’entretien avant de nous donner des
« conseils » en matière de travaux non obligatoires ;
3)
qu’il
ne faut pas hésiter à exiger des remboursements quand
les contrats ne sont pas respectés.
Voici le mél
du président du conseil syndical à un responsable régional
de la société OTIS :
« Monsieur,
J’ai bien reçu vos excuses et vous en remercie, mais celles-ci ne peuvent
pas vraiment satisfaire les copropriétaires.
Je suis contraint de
vous rappeler les carences d'Otis
les plus pénalisantes constatées en seulement huit mois.
a) Une
panne sur la porte de cabine,
signalée le 25 avril, a été réparée le 22 mai ! Cela
nous a déjà valu vos excuses... maigre consolation.
b) Cette réparation, partielle ou mal exécutée,
nous a conduit à vous signaler,
le 2 juin, un dysfonctionnement persistant de la porte
de cabine qui rendait l'usage de l'ascenseur très aléatoire.
c) En octobre, bruit très gênant provenant de la machinerie. Réparation très partielle,
nous y reviendrons.
d) Panne
le 24 novembre,
qui induit l'arrêt de l'ascenseur, due, nous dit-on,
à l'éclairage de la cabine. Dans les meilleurs délais,
nous donnons notre accord sur votre devis. L'ascenseur
est remis en service le 26 novembre, avant même le remplacement
de l'éclairage.
e) Nouvel
arrêt, le 30 novembre,
de l'appareil qui sera remis en service le 16 décembre
!!! Il s'agissait en fait, depuis le 24 novembre, d'un
défaut de masse électrique, clairement identifié le
30 novembre, mais qui n'a fait l'objet d'aucune intervention
pendant 16 jours !
Quelques remarques :
1)
Ces délais de dépannage inacceptables ont été constatés alors même que nous ne relâchions
pas notre pression sur Otis
: appels quotidiens à Otis-line,
interventions par notre syndic, etc....
2)
Aucune de ces pannes n'a nécessité de commande
de matériels
qui pourrait expliquer, même partiellement, ces invraisemblables
délais.
3)
Ce
qui précède ne fait que confirmer ce qu'a reconnu honnêtement
l'un de vos techniciens :
tout ceci n'est dû qu'à un manque de réactivité d'Otis.
4)
Pendant une panne, aucune information sérieuse
ne nous est fournie
sur les causes de la panne, sur votre action (sic) et
sur le délai de dépannage prévisionnel.
Or, votre contrat
prévoit l'envoi au client de mail ou fax "pour
l'informer de la situation et lui communiquer la cause
de l'arrêt ainsi que la date prévisionnelle de remise
en service".
Par contre, nous
avons entendu des choses "merveilleuses" dans
la| bouche des | télé-opérateurs : "Vos appels précédents n'ont pas été
pris en compte", "nous avons commandé une
masse (sic) et nous attendons sa livraison"…
5)
Vous ne daignez pas répondre aux mails et courriers
que le conseil syndical ou notre syndic vous adressent.
Exemples : nos
mails des 21, 23 mai et 2 juin ; la lettre RAR
que notre syndic vous a adressée le 23 septembre
!!
Je rappelle que le
contrat qui nous lie prévoit :
-
Pour
les interventions de dépannage : "Dépannage 7j/7,
24h/24, délai 4h sur période 8h/19h", que vous
nous facturez 295 € HT par an (valeur juin 2006).
-
Des
pénalités d'une valeur unitaire de 50 € HT (Art 5 de
vos conditions générales). - L'option e-service,
qui est d'une inutilité totale (60 € HT, valeur juin
2006).
En conséquence, et comme cela vous a déjà été
demandé par écrit, y compris lettre RAR, vous voudrez
bien :
-
Ne pas nous facturer, pour l'année 2008, l'option de délai d'intervention|
(295 € HT valeur juin 2006).
-
Vous appliquez à vous-même les pénalités prévues
à votre contrat.
-
Résilier l'option e-service
au 1er janvier 2009.
-
Et nous accorder un geste commercial à la hauteur
de la durée invraisemblable d'indisponibilité de notre
appareil en 2008.
Enfin, je suis obligé
de revenir sur la panne mal réparée en octobre,| qui
m'a conduit à rappeler Otis
line ce jour : la poulie du limiteur de vitesse (parachute)
fait un bruit anormal, très gênant pour les habitants
des étages supérieurs.
Dans l'attente de votre
réponse et de votre action, cordialement.
M………………..
Président du Conseil syndical
Copie :
ARC
Conseil syndical ».
On espère que les avocats d’OTIS sont aussi bons pour défendre cette société en cas de
« maintenance
défaillante » qu’en cas de « devoir
de conseil » exercé de façon
insuffisamment rémunératrice… (voir abus numéro 1652).