La CNAB (Confédération Nationale des Administrateurs de Biens)
prétend que l’activité de syndic n’est pas rentable
(voir abus numéro 1677).
Une façon comme une autre de justifier des demandes
d’augmentation d’honoraires.
Nous
sommes très sceptiques pour les raisons exposées dans
notre « abus ».
Le
mieux, nous disions-nous, est d’interroger la CNAB. Voici donc la lettre adressée
à son président :
CNAB
Monsieur IVARS - Président
53, rue du Rocher
75008 PARIS
Paris, le 29 Décembre 2008
Monsieur le Président,
Nous prenons connaissance des résultats
de l’étude
commandée par la CNAB concernant la « rentabilité de l’activité de syndic ».
La faible rentabilité annoncée étant susceptible
d’induire les observateurs en erreur et de légitimer
de la part de vos confrères et consoeurs des demandes
de revalorisation d’honoraires injustifiés, nous nous
permettons, en tant qu’organisation représentative des
copropriétaires de vous demander bien vouloir nous apporter
quelques compléments d’information en répondant aux
questions suivantes :
- Pourquoi votre étude ne prend-elle pas en compte
- dans les recettes liées à l’activité « syndic » - les produits financiers pourtant importants générés
par le placement des sommes confiées par les syndicats
de copropriété, alors que ceux-ci sont identifiables,
les sommes détenues pour le compte des syndicats de
copropriétaires devant, selon la loi HOGUET, être
déposés sur des comptes identifiés ?
- Quelles recettes ont été prises en compte dans
l’« activité
syndic » ? En particulier nous aimerions
savoir :
-
si votre étude a bien pris en compte la totalité des honoraires dits privatifs
et pour quel montant ?
-
si votre étude a bien pris en compte la partie importante
des frais de photocopies qui correspond à des « honoraires de main d’œuvre » et pour
quel montant ?
Vous comprendrez que l’absence de réponse
à ces questions rend les chiffres publiés par votre
chambre inexploitables et non significatifs.
Vous remerciant pour la suite sur vous
donnerez à notre demande, nous vous prions de recevoir,
Monsieur le Président, l’assurance de nos salutations
distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président.