L’Institut
National de la
Consommation (INC) fait un large écho à l’initiative
des SIX organisations nationales représentatives
concernant le refus « d’arrêté minium » sur le contrat
de syndic (voir abus numéro 2127)
.
Voici
des extraits de l’article consacré par l’INC à cette action
dans sa livraison hebdomadaire du 28 décembre au 30 janvier
2010.
« SIX
associations demandent un arrêté ambitieux pour encadrer les
syndics
Un texte « se limitant » à reprendre l’avis
du CNC de 2007 ne mettra pas fin aux pratiques tarifaires abusives.
L’ARC, la
DGCL, la
CNAFC, Familles rurales, UFCS et l’UFC-Que
choisjr dont front pour réclamer un arrêté ambitieux au secrétaire
d’Etat à la consommation.
Ce dernier avait promis, fin octobre 2009, qu’il prendrait
un texte « avant la fin du premier trimestre2 010 »
pour « fixer la liste des prestations des syndics »
couvertes par le forfait – et qui ne doivent donc pas être facturées
en frais supplémentaires. Car trop souvent, les syndics ne respectent
pas l’avis du 27 septembre 2007 su Conseil national de la consommation
(CNC) et prévoient dans les contrats des tâches à régler hors
forfait.
« dans le cas d’un arrêté minimum, se limitant
à reprendre l’avis du CNC, les problèmes rencontrés aujourd’hui
et le manque de transparence
se maintiendraient, écrivent les six associations. Il ne réglerait
ni les insuffisances de l’avis, ni les honoraires supplémentairement
nombreux et abusifs, ni les forfaits de toute nature (photocopies,
papier) ni les honoraires privatifs (relances pour retard de
paiement facturation des états datés) ».
Elles appellent donc de leurs vœux un texte « qui
aille au-delà de l’avis de 2007 ».
La demande de clarification émane aussi des tribunaux.
Dans les remarques préliminaires d’un jugement du 14 décembre
du tribunal de grande instance de Grenoble, les juges estiment
que le contrat type que la fédération nationale de l’immobilier
(Fnaim) « impose à ses adhérents depuis novembre 2007 ,’a
aucunement apporté une clarification et une amélioration dans
la présentation » de leurs prestations.
De plus, ce modèle de contrat a introduit une catégorie
supplémentaire de « prestations variables incluses dans
le forfait annuel issues du choix du syndic ».
« Ceci a pour effet de créer une confusion dans
l’esprit des consommateurs, et surtout de leur empêcher toute
mise en concurrence efficace entre différents prestataires de
service », poursuivent les juges.
Ils ont déclaré abusives ou illicites 56 clauses contenues
dans le contrat 2008 d’un syndic adhérent à la Fnaim, et condamné l’entreprise
à payer 1 800 €.
Le jugement est susceptible d’appel ».
La semaine prochaine nous publierons un
article assez long où nous expliquerons pourquoi il faut rajouter
21 tâches à la liste très incomplète des « tâches
courantes » de l’avis du CNC, comme le confirme effectivement
le Tribunal de Grande Instance de Grenoble.