I.
« Tranche »,
c’est le cas de le dire
Voici
une citation extraite d’un article du journal LE PARTICULIER
du mois de janvier 2010 ; plutôt tranchante pour l’UNIS
et flatteuse pour l’ARC :
« Deux études divergentes sur les charges de copropriété
« L’Union
des syndicats de l’immobilier (Unis) publie chaque année son
observatoire des charges de copropriété. Selon elle, celles-ci
auraient augmenté de 1,2 % entre 2007 et 2008 et auraient
donc été quasi stables en euros constants (l’inflation en 2008 ayant été
de 1,1 %).
D’après elle encore, globalement, le niveau des
charges aurait été de 22,1 €/m2/an en 2008.
En
fait, ces chiffres paraissent totalement déconnexés de la
réalité. Nous ne sommes pas seuls à le penser : « Ces
chiffres sont très éloignés de ce que constatent nos adhérents
sur le terrain, qui sont confrontés, dans leur copropriétés,
à des charges bien plus élevées par mètre carré et dont l’augmentation
a été forte entre 2007 et 2008, explique Bruno DHONT, directeur
de l’Association des responsables de copropriété (ARC).
Cette
association a donc décidé de lancer sont propre observatoire,
dont elle vient de publier les résultats
portant sur près de 600 copropriétés parisiennes Les
chiffres concernant le reste de la France seront publiés ultérieurement.
Même s’ils ne portent donc, pour l’instant, que sur Paris,
les résultats diffusés par l’ARC donnent, pour 2008, des repères
infiniment plus fiables, à nos yeux que ceux émanant de l’observatoire
de l’Unis.
Ø
Des charges
deux fois plus importantes que celles annoncées par l’UNIS.
Au total, selon les chiffres de l’ARC, les charges acquittées
par les copropriétaires parisiens se sont élevées, en 2008,
à 26,30 €/m2 pour une copropriété sans ascenseur
et chauffage collectif, et 43,8 €/m2 dans le cas
contraire (voir le tableau ci-contre), soit, dans ce dernier
cas, le double des charges annoncées par l’Unis.
L’ARC a calculé, par ailleurs, qu’elles ont augmenté
de 3,9 % entre 2007 et 2008 à Paris, avec une hausse de 11,9
% sur le chauffage, de 4,5 % sur les honoraires de syndic
(un chiffre très proche du nôtre, voir le n° 1036, p49) et
de 5,5 % sur les frais d’assurance. Les immeubles dotés d’un
gardien paient en moyenne 11 % de charges en plus que les
autres. Quant aux immeubles gérés par des syndics bénévoles,
ils économisent 7 €/m2/an.
II.
Notre Observatoire mis en valeur
Nous
remercions LE PARTICULIER (qui appartient depuis plusieurs
mois au groupe LE FIGARO) de son extrême objectivité (un certain
nombre de journalistes ont d’ailleurs cette année fait comprendre
qu’ils devenaient très méfiants à l’égard des chiffres de
l’UNIS).
On
sait peut-être que depuis plusieurs années nous mettons en
évidence les anomalies, incohérences et les chiffres fantaisistes
de l’Observatoire des charges de copropriété de l’UNIS.
On sait aussi peut-être
qu’en 2009 nous avons décidé de réaliser notre propre Observatoire
qui donne non seulement des valeurs très différentes de celles
de l’UNIS (comme l’indique LE PARTICULIER) mais surtout des
valeurs « JUSTES », contrôlables (comme nous l’expliquons dans notre
abus numéro 2103
ou 2093), et, surtout,
« éclairantes » (un Observatoire, ça doit pouvoir aider les
copropriétaires et les syndics à se situer et nous faire la
publicité de l’organisation qui la commandite.
Nous espérons d’ailleurs
pouvoir aller plus loin assez vite.
En attendant, vous
pouvez d’une part lire ou relire les premiers résultats (sur
PARIS) de notre Observatoire (Voir abus numéro 2103).