Comme
nous le disons et le redirons, nous ne voulons pas d’un « arrêté minimum » concernant
les contrats de syndic, arrêté que le ministère s’apprête
à signer en reprenant simplement le texte (très insuffisant)
de l’avis du Conseil National de la Consommation (CNC).
Nous
pensons, cependant, que le Ministre Hervé NOVELLI n’a pas
vraiment pris la mesure des nombreuses tâches de gestion qui
- dans l’avis du CNC (Conseil National de la Consommation) - ne sont
pas intégrées dans la
gestion courante.
C’est
pourquoi nous avons établi une double liste pour faire ressortir
l’insuffisance de l’avis du CNC :
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la première liste (I), très
importante, de ce qui n’a pas été pris en compte dans l’avis
du CNC (ces oublis ont d’ailleurs été mis en relief par le
Tribunal de Grande Instance de Grenoble dans son jugement
du 2 novembre 2009) ;
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la seconde liste (II), relative
aux précisions indispensables à apporter concernant la possibilité
ou non de facturer des prestations dites particulières.
I. Liste complémentaire des tâches à intégrer
en gestion courante
et explications.
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1. La convocation par remise contre émargement.
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La convocation
se fait par notification OU
émargement. Il n’y a donc aucune raison de facturer
en plus la
convocation (lorsqu’elle se fait par remise contre émargement
(et qui se substitue, alors, à la convocation par notification).
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2. La tenue de l’assemblée générale annuelle y compris hors heures
prévues par le syndic dans son contrat.
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L’assemblée
générale annuelle doit être prévue dans le contrat aux
heures habituelles du syndicat. Tant pis pour le syndic
qui n’aura pas intégré cette particularité dans sa proposition
tarifaire.
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3. La tenue du conseil syndical obligatoire la précédent y compris
hors heures prévues par le syndic dans son contrat.
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Idem
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4. La prise en charge de la copropriété quand les comptes n’ont
pas été approuvés.
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Il s’agit
là d’un aléa prévisible.
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5. La préparation des points de l’ordre du jour nécessitant un travail
spécifique.
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La distinction
entre points simples et points nécessitant une préparation
doit évidemment être rejetée.
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6. Le recueil de devis soumis au vote de l’assemblée générale lorsque
ceux-ci n’ont pas reçu l’accord de l’assemblée générale.
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Là aussi
il s’agit d’un aléa prévisible lié à la gestion des
copropriétés.
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7. La notification concernant la réalisation de travaux sur parties
communes votés par l’assemblée générale et nécessitant
de rentrer dans les parties privatives.
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Ce travail
est intégré dans la proposition d’honoraires pour travaux.
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8. La gestion des travaux ou interventions d’urgence.
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La gestion
des urgences fait partie de la gestion courante.
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9. La proposition de règlement de
fonctionnement du conseil syndical.
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Ne concerne
pas le syndic.
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10. La rédaction des procès-verbaux du conseil syndical.
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Ne concerne
pas le syndic.
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11. La gestion de la prévoyance des employés du syndicat.
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Ceci rentre
évidemment dans la gestion courante.
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12. La préparation du dossier retraite des employés du syndicat.
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Ceci rentre
évidemment dans la gestion courante.
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13. Le contrôle URSAFF concernant le ou les salariés du syndicat.
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Ceci rentre
évidemment dans la gestion courante.
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14. Le dépôt de plaintes.
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Ceci rentre
évidemment dans la gestion courante.
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15. La gestion et la répartition des consommations en cas de présence
de répartiteurs de chaleur ou de compteurs de calories.
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Il s’agit
d’un oubli de l’avis du CNC.
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16. Les lettres de relance simple en cas d’impayés de charges.
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Ceci rentre
dans la gestion courante.
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17. Les photocopies pour les actes de gestion courante.
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Ceci rentre
dans la gestion courante au même titre que le téléphone,
comme l’a très bien expliqué le TGI de Grenoble.
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18. La gestion des archives.
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Ceci rentre
dans la gestion courante.
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19. La transmission au successeur des archives scanérisées.
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Aucune raison
de distinguer « papier » et « numérique ».
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20. Les placements décidés par l’assemblée générale.
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Le syndic
justifie un surcoût en raison du surcoût de prime. Or
la prime couvre TOUS les fonds détenus, quels qu’ils soient. C’est un peu comme
si le syndic facturait des honoraires supplémentaires
en cas d’augmentation du budget.
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21. Les opérations liées à l’application de taxes (exemple : TVA à 5,5 %) ou à l’exonération de taxes (exemple :
TICGN).
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Ceci concerne
la gestion courante.
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II.
Précisions à inclure impérativement dans l’arrêté et
concernant les prestations particulières
Aucune
liste de tâches de gestion courante ne suffira à elle seule
- ce que nous disons depuis des années – pour éradiquer les pratiques tarifaires abusives.
Il
faut, en plus, édicter des règles claires qui permettent d’empêcher
la prolifération des honoraires supplémentaires.
Voici
une liste importante - mais sans doute pas encore suffisante
- de ces règles qui devraient être introduites dans l’arrêté,
à défaut de quoi celui-ci restera en partie inefficace
- Le prix
de la photocopie ne peut inclure le prix (par ailleurs
incontrôlable) de la main d’œuvre nécessaire pour faire
les photocopies.
- Aucun forfait
ne peut être appliqué en prestation particulière. En effet,
s’il y a « forfaitisation »
possible c’est que la prestation correspondante peut rentrer
dans la gestion courante
- Si des forfaits
concernent des services (exemple : services 24h/24 ;
accès aux comptes par Internet ; vote électronique),
ceux-ci doivent
donner lieu à des votes spécifiques et ne peuvent être inclus
dans un contrat.
- Aucune vacation
ne peut être facturée pour un travail qui concerne le conseil
syndical, exemple :
-
élaboration d’un règlement
du conseil syndical ;
-
secrétariat du conseil syndical.
- Aucun supplément
ne pourra être appliqué pour obligations nouvelles et
gestion d’équipements nouveaux (installés en cours de mandat).
- Aucune indexation
ne pourra être appliquée au cours du mandat, sauf à la date
anniversaire annuelle de la prise de fonction si le mandat
est pluriannuel.
- Le contrat
ne pourra intégrer aucune clause prévoyant le recours à
une filiale de syndic (exemple : courtage ; diagnostic) sans décision spéciale
d’assemblée générale.
- En ce qui
concernent les frais de recouvrement de charges :
-
les relances simples doivent
rentrer dans la gestion courante ;
-
les mises en demeure doivent
être facturées à prix coûtant.
- Le contrat
ne peut prévoir aucun forfait par lot en cas de compte séparé.
Le surcoût éventuel lié au compte séparé doit être établi
de façon globale et annoncé clairement dans la partie
concernant le gestion courante.
- Le
contrat ne doit comporter aucun honoraire concernant des
actes de gestion qui ne concernent pas la gestion des parties
communes ou qui ne sont pas prévus par la loi (état daté)
- Les
actes « privatifs » obligatoires du syndic (mise en demeure
et actes nécessaires au recouvrement des charges) doivent
faire l’objet d’un arrêté spécifique et les contrats devront
donc renvoyer à cet arrêté.
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Dès
la semaine prochaine nous reviendrons sur le jugement du Tribunal
de Grande Instance de Grenoble concernant le contrat-type
de la FNAIM
et ses nombreuses clauses déclarées abusives ou illicites
par le tribunal.