I.
Une « cassation » : rappel
Un
de nos adhérents - bien aidé par l’ARC - avait obtenu, en
première instance puis en Cassation, l’annulation du mandat
de son syndic - le cabinet WURTZ à Juvisy - qui avait volontairement confondu « compte
séparé ouvert au nom du syndic » et « compte séparé ouvert au nom du syndicat
(des copropriétaires) ».
Néanmoins
cette victoire n’avait pas été sans entraîner des dommages
pour tous. Pour être plus précis les dommages
« collatéraux » de cette légitime et victorieuse action judiciaire
avaient été constitués par le coût important des frais générés
par le comportement illégal du syndic : frais d’administration
judiciaire et honoraires de syndics supplémentaires.
Ces
dommages collatéraux entraînèrent deux inconvénients majeurs :
-
d’abord
ils entraînèrent le fait que le copropriétaire qui - courageusement
- avait fait appliquer la loi dans le sens de l’intérêt de
la copropriété se trouvait « montré
du doigt » par ses voisins, ce
qui était déjà en soi un comble ;
-
ensuite
ils faisaient supporter à tous les copropriétaires de la résidence
les conséquences de la faute professionnelle du syndic, soit
environ 15.000 €
En
somme un mouton « noir » et plein de moutons « tout
blancs », mais tondus.
II.
Une nouvelle action
C’est
pourquoi, comme nous sommes cohérents, nous n’avons pas voulu
abandonner le problème (ni l’adhérent ni la copropriété, par
ailleurs elle aussi adhérente) et avons agi avec les copropriétaires
pour obliger le cabinet WURTZ - reconnu responsable par la
Cour de Cassation - à assumer (via son assurance
de responsabilité civile professionnelle) les conséquences
de ses erreurs (la moindre des choses).
Il
aura néanmoins fallu plus d’un an d’action ferme des uns et
des autres, dont l’ARC, pour que le cabinet WURTZ, et ses
« conseils » finissent
par indemniser la copropriété, qui a donc pu recevoir fin
décembre près de 15.000 € de compensation.
Moralité.
De
moralité, il n’y en a pas beaucoup dans cette affaire :
-
un
professionnel qui n’applique pas la loi ;
-
un
copropriétaire qui se bat courageusement pour faire appliquer
le droit ;
-
un
syndicat de copropriétaires victime lui aussi de cette situation ;
-
un
copropriétaire obligé de perdre beaucoup de temps (et d’argent)
pour faire reconnaître les droits des copropriétaires ;
-
une
association (l’ARC), un syndicat de copropriétaires, un copropriétaire
contraints ensuite de perdre encore beaucoup de temps et d’énergie
pour éviter d’avoir « à payer
les pots cassés » (par le syndic).
Certes,
tout finit bien. Mais vous ne trouvez pas - vous - que le
syndic s’en sort quand même très bien ?
Oralité ? Aucune.