ARC / Abus n°2182 : 27 01 10/©

Procédure d’alerte en cas d’impayés : il est temps

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I.                   Une procédure d’alerte

  • Vous avez l’impression que les impayés augmentent de façon « dangereuse » dans votre copropriété et ne savez plus comment faire pour obliger votre syndic à plus de réactivité.
  • Si votre exercice comptable finissait fin décembre et que les impayés atteignent 25 % du budget prévisionnel, sachez que votre syndic :

A)    DOIT vous adressez d’urgence un état des impayés à la fin de l’exercice, ceci avant répartition des charges.

B)    DOIT saisir le juge pour qu’il nomme un expert qui va chercher à comprendre d’où viennent les problèmes et faire les préconisations qui s’imposent.

Ajoutons que les articles 29-1 A et 29-1 B (voir en fin d’article) n’ont pas besoin d’un décret pour être applicable et que votre syndic ne peut pas vous dire que s’il ne vous adresse pas ces informations, c’est qu’il attend le décret.

II.                 Agir contre les impayés

  • Les articles 29-1 A et 29-1 B ont été votés pour : 

- alerter les copropriétés sur leur situation ;

- obliger les copropriétés à réagir à temps.

Il faut en profiter et agir.

À noter : certaines précisions vont dans les semaines qui viennent être apportées dans le décret du 17 mars 1967 (en tant que membre de la Commission Relative à la Copropriété, nous sommes informés ayant participé à la rédaction de ces précisions).

Ces précisions - et ceci même si votre syndic vous dit le contraire - ne doivent cependant pas justifier que votre syndic ne réponde à votre sollicitation (production d’une balance des copropriétaires à la clôture de l’exercice). Nous reviendrons bientôt sur tous ces problèmes. En attendant, voyez votre syndic.

Notre conseil : si votre copropriété présente un niveau important d’impayés, demandez au syndic qu’il vous produise, sans attendre, une balance des copropriétaires pour évaluer le niveau des impayés et savoir si vous n’êtes pas situés au-dessus des 25 % (25 % d’appels de fonds restés non honorés un mois après leur date d’exigibilité).

Puis - si vous êtes adhérent collectif à l’ARC - contactez-nous, que votre syndic vous réponde (pour que nous vous disons QUOI faire) ou qu’il ne vous réponde pas (pour que nous vous disions comment poursuivre).

 

Rappel des articles 29-1 A et 29-1 B :

 

 « Art. 29-1A. – Lorsqu’à la clôture des comptes, les impayés atteignent 25 % des sommes exigibles en vertu des articles 14-1 et 14-2, le syndic en informe le conseil syndical et saisit sur requête le président du tribunal de grande instance d’une demande de désignation d’un mandataire ad hoc.

« En l’absence d’action du syndic dans un délai d’un mois à compter de la clôture des comptes, le président du tribunal de grande instance peut être saisi en référé d’une même demande par des copropriétaires représentant ensemble au moins 15 % des voix du syndicat.

« Le président du tribunal de grande instance peut être saisi en référé de la même demande par un créancier lorsque les factures d’abonnement et de fourniture d’eau ou d’énergie ou les factures de travaux, votés par l’assemblée générale et exécutés, restent impayées depuis six mois et si le créancier a adressé au syndic un commandement de payer resté infructueux.

« Dans les cas visés aux trois alinéas précédents, le représentant de l’État dans le département, le maire de la commune où est implanté l’immeuble et, le cas échéant, le président de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat sont informés de la saisine par le ou les demandeurs.

« Art. 29-1B. – Le président du tribunal de grande instance, saisi dans les conditions prévues à l’article 29-1A et statuant par ordonnance sur requête ou comme en matière de référé, peut désigner un mandataire ad hoc dont il détermine la mission.

« Le président du tribunal de grande instance précise, dans son ordonnance, l’imputation des frais entre le syndicat des copropriétaires et le syndic, ou le partage des frais entre eux, dans les cas visés aux premier et deuxième alinéas de l’article 29-1A. Dans le cas visé au troisième alinéa du même article, les frais sont supportés par les créanciers.

« Dans un délai de trois mois renouvelable une fois par décision du président du tribunal de grande instance, le mandataire ad hoc adresse au président du tribunal de grande instance un rapport présentant l’analyse de la situation financière du syndicat des copropriétaires et de l’état de l’immeuble, les préconisations faites pour rétablir l’équilibre financier du syndicat et, le cas échéant, assurer la sécurité de l’immeuble, ainsi que le résultat des actions de médiation ou de négociation qu’il aura éventuellement menées avec les parties en cause.

« Le greffe du tribunal de grande instance adresse ce rapport au syndic, au conseil syndical, au maire de la commune où est implanté l’immeuble, le cas échéant au président de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat, ainsi qu’au représentant de l’État dans le département.

« Le syndic inscrit à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale les projets de résolution nécessaires à la mise en œuvre de ce rapport. » ;

 

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