I. Vous allez voir
En
lisant le
titre de l’article
vous avez
pu vous dire :
« Jamais
contents !
Est-ce qu’ils
n’exagèrent
pas un tout
petit peu
à l’UNARC ? ».
Quand vous
aurez fini
de lire notre
abus, vous
direz deux
choses :
- « Non,
c’est encore
en dessous
de la vérité ».
- « Oui,
heureusement
qu’il y
a une brave
et solide
association
pour lancer
l’alerte
et
mobiliser
les copropriétaires
avant qu’il
ne soit
trop tard ».
II. FONCIA vend ses fichiers et toutes les données concernant
ses clients
Lisez
et indignez-vous.
Voici en effet
la nouvelle
clause introduite
dans les contrats
de FONCIA
(avec nos
commentaires
entre crochets) :
« Informatique
et libertés :
Les données à caractère personnel recueillies
par l’agence
Foncia,
responsable
de traitement
font l’objet
d’un traitement
automatisé
destiné à
la gestion
de copropriétés,
à la gestion
des copropriétaires
[Note de l’ARC :
ah !
bon, on gère
les copropriétaires ?]
et à la réalisation d’opérations
relatives
à la prospection,
et plus généralement
à l’ensemble
des démarches
nécessaires
à l’exercice
des misions
découlant
du présent
contrat.
Ces données sont destinées à l’agence.
Sauf opposition
de la part
des copropriétaires,
ces derniers
acceptent
que certaines [Note de l’ARC :
lesquelles ?!?]
de
leurs données
soient transmises
aux entités
Foncia
à des fins de prospection [Note de l’ARC : aïe !] ou à des partenaires [Note de l’ARC :
re-aïe !]
dans le cadre des activités liées à l’exécution
du mandat.
Conformément à la loi n° 78-17 du 6 janvier
1978 modifiée,
les copropriétaires
disposent
d’un droit
d’interrogation
d’accès de
rectification
et d’opposition
pour des motifs
légitimes
au traitement
de leurs données
à caractère
personnel,
ainsi que
d’un droit
d’opposition
à la prospection
qu’ils peuvent
exercer après
du Correspondant
Informatique
et Libertés,
Foncia
Groupe, 13
avenue Lebrun
92188 Antony
cedex - cil@foncia.fr
en joignant
à leur demande
une copie
d’un titre
d’identité[Note de l’ARC : et pas l’acte de naissance du grand père ?], ainsi que le nom de l’agence Foncia syndic de l’immeuble ».
Cette
clause incroyable
présente pour
nous au moins
deux abominables
abominations.
1.
D’abord
on ne sait
pas quelles
sont les données
concernant
ses clients
que FONCIA
veut vendre
pour la prospection,
FONCIA écrit :
« Certaines données ».
N’oublions
pas en effet
qu’un syndic
détient des
données nombreuses
sur les copropriétaires :
-
l’état
civil complet
de ses copropriétaires ;
-
leur
numéro de
téléphone ;
leur mail ;
-
des
données comme
celles concernant
leur patrimoine
(est-il bailleur ?) ;
-
mais
aussi éventuellement
le compte
bancaire,
le fait que
les charges
soient payées
correctement
ou non, etc.
2.
Mais
le pire, si
c’est possible,
est ailleurs.
Le dispositif
est, en effet,
gravement
inadmissible.
-
L’autorisation
de vendre
à n’importe
qui des données
ultra confidentielles
sur TOUS les copropriétaires sera en effet
donnée quasiment automatiquement pour
TOUTE une copropriété dans la mesure où
cette clause
est insérée
dans un contrat
de gestion
sans possibilité
de vote séparé
de cette clause.
-
Ceux
qui ne seraient
pas d’accord
et auront
compris le
danger, devront,
ensuite, faire
eux-mêmes
une démarche
personnelle
pour échapper
à la transmission
des données
en envoyant
copie d’une
pièce d’identité
(fichage,
quand tu nous
tiens...).
Deux questions :
-
Comment
les assemblées
générales
vont-elles
pouvoir s’opposer
à cette clause ?
Faudra-t-il un vote spécial en plus du vote sur le contrat ?
On imagine
que neuf fois
sur dix, les
assemblées
générales
ne verront
rien ou ne
s’opposeront
à rien et
voteront le
contrat « complet »,
le syndic
se contentant
d’un :
« ceux qui ne veulent pas pourront le faire savoir.
Nous respectons
la loi informatique
et liberté,
etc... ».
-
Mais
même si c’était
le cas (ceci
dit, au nom
de quoi imposer
aux copropriétaires
ces démarches
alors que
la logique
ET
la loi imposeraient
que ce soit
uniquement
ceux qui expriment
leur accord
écrit qui
soient concernés),
une fois cette
clause votée
comment être
sûr que -
dès le lendemain
- l’ensemble
des fichiers
de FONCIA
ne sera pas
déjà transmis
pour la « prospection » avant que les copropriétaires n’aient
le temps de
réagir individuellement
?
Décidemment,
tout ceci
est surréaliste
et montre
que nos syndics
se croient
tout permis.
Copropriétaires, ne vous laissez pas faire.
Exigez de
votre cabinet
FONCIA qu’il
supprime
cette clause
illégale
de son contrat
avant même
le vote
en assemblée
générale.
De notre côté, nous allons saisir directement
le Ministre
de la
Justice
et les autorités
compétentes
pour obliger
FONCIA à
redescendre
sur terre.