Oui,
l’ARC, qui annonce depuis plusieurs mois qu’une enquête de la Commission Européenne
allait aboutir à une sanction record contre les quatre grands
ascensoristes, avait raison.
L’article
qui suit de la
Tribune du 16 février 2007 et la dépêche de
l’AFP donnent certains détails.
Rappelons,
par ailleurs, que, depuis des mois nous devons faire face en
France aux pratiques de ces mêmes délinquants et demandons à
l’administration française d’enquêter sur les ententes en matière
de travaux de rénovation et de contrats abusifs et que nous
n’obtenons aucune réponse concrète à ce sujet alors que les
montants concernés représentent douze milliards de travaux et
que les abus sont manifestes et massifs.
Espérons
que Bruxelles fera bouger la
France dans le bon sens… et rapidement
Voici
deux articles de Presse sur le sujet :
La Tribune 16/02/2007
Ascenseur.
Bruxelles prêt à infliger une amende record d’un milliard
à KONÉ, OTIS, SCHINDLER et THYSSENKRUPP.
La Commission devrait confirmer
cette décision mercredi. Si
l’amende est confirmée, il s’agirait
de la plus importante jamais imposée par Bruxelles.
Elle accuse les quatre principaux fabricants d’ascenseurs
de s’être entendus sur les prix.
Bruxelles s’apprête à infliger à quatre grands fabricants
mondiaux d’ascenseurs une amende record, comme le relève l’Agence
France Presse (AFP) qui cite des sources proches du dossier.
Le finlandais KONÉ, l’allemand TYSSENKRUPP, le suisse SCHINDLER
et l’américain OTIS devraient écoper à eux quatre d’une amende
comprise entre 900 millions et 1 milliard d’euros, soit la plus
forte jamais imposée par Bruxelles, pour s’être entendus illégalement
sur les prix. La
Commission devrait confirmer cette décision
mercredi, selon une autre source proche du dossier citée par
l’AFP. Le porte-parole européen à la
Concurrence a refusé de commenter cette information.
La Commission peut décider
jusqu’à la dernière minute de reporter cette condamnation.
Après avoir mené une enquête de plusieurs années,
la Commission va finalement
condamner les quatre fabricants pour avoir participé à un cartel
durant cinq à dix ans, au tournant des années 2000, en Allemagne
et au Benelux.
Selon elle, ils se sont échangée des informations
commerciales, confidentielles et se sont entendus secrètement
pour établir les prix des ascenseurs comme des escalators. Traquées
par la Commission, de telles pratiques nuisent aux consommateurs,
privé d’une véritable concurrence des prix.
latribune.fr
BRUXELLES (AFP)
16 février 2007.
Bruxelles fait monter les amendes en flèche pour le
« gang des ascenseurs ».
Plus impitoyable que jamais contre les cartels,
la Commission européenne
va porter un coup au juteux marché des ascenseurs et crever
le plafond des amendes en imposant à quatre « grands »
de l’ascenseur une sanction record frisant le milliard d’euro.
Après avoir mené une enquête de plusieurs années,
la Commission va finalement
imposer mercredi une amende oscillant « entre 900 millions
et un milliard d’euros » aux quatre principaux fabricants
mondiaux d’ascenseurs et d’escalators : le finlandais KONÉ,
l’allemand THYSSENKRUPP, le suisse SCHINDLER et l’américain
OTIS (filiale du conglomérat United Technologies).
Selon des sources proches du dossier, Bruxelles reproche
à ces entreprises d’avoir participé, durant cinq a dix ans,
à une entente illégale ou « cartel », au tournant
des années 2000, sur quatre marchés représentant plusieurs milliards
d’euros : l’Allemagne, l’un des principaux marchés européens
avec 500.000 ascenseurs, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
KONÉ, qui n’a pas souhaité commenter l’information,
a toutefois reconnu qu’il coopérait étroitement avec la Commission depuis 2004
sur cette affaire. La
Commission quant à elle n’a rien confirmé.
Plus qu’un simple avertissement aux fabricants d’ascenseurs,
l’amende, que la Commission a prévu d’adopter
mercredi, sera la plus forte jamais infligée par Bruxelles.
(…)
Pour ce qui est du « gang
des ascenseurs » - selon les termes mêmes de l’une des
sources – les fabricants se sont échangés des informations commerciales
confidentielles et se sont entendus secrètement pour établir
les prix des ascenseurs comme ceux des escalators.
L’amende est d’autant plus astronomique que l’entente
en question ne concerne que quatre pays de l’Union Européenne
et n’a duré « que » cinq à dix ans, contre seize pour
la dernière date, sur l’appareillage électrique.
Pourtant, cette amende pourrait n’être qu’une bricole
par rapport à celles qui seront décidées à l’avenir par la Commission.
Dans l’absolu, les services européens de la Concurrence ont le pouvoir
d’imposer des amendes allant juqu’à
10 % du chiffre d’affaires de l’entreprise fautive, ce qu’ils
n’ont jamais fait.
Mais en septembre, ils ont modifié en profondeur leur
méthode de calcul des amendes. Une réforme qui à l’avenir pénalisera
plus lourdement les cartels de longue durée et surtout les entreprises
récidivistes.
Certaines infractions pourront désormais coûter dix
fois plus cher qu’avant à leurs auteurs.
Neelies Kroes
espère que dès lors les entreprises seront d’autant plus tentées
de se dénoncer afin d’échapper aux amendes. Les « repentis »
peuvent en effet bénéficier d’une exemption totale s’ils fournissent
les preuves nécessaires au démantèlement d’un cartel.
2007 AFP : Tous droits réservés.
Et
la France ?
Oui, que va faire la
France et la
Direction Générale de la Concurrence, Commission
et Répression des Fraudes que nous sollicitons depuis trois
ans pour qu’elle aide les copropriétaires à échapper aux prix
imposés par les ascensoristes concernant les travaux OBLIGATOIRES ?