I-
L’ARC, la DGCCRF et les ascenseurs
À
l’ARC nous aimons bien la
DGCCRF (Direction Générale
de la Concurrence, Consommation
et Répression des Fraudes) et respectons
son travail.
C’est
pourquoi nous sommes très déçus qu’elle
ait été si peu présente (depuis trois ans)
aux côtés des copropriétaires qui ont à
faire face aux 8 milliards d’euros de travaux
obligatoires concernant la « sécurité » des ascenseurs.
C’est
pourquoi aussi nous avions fini par pousser
un petit « coup de gueule », comme on dit, et
adressé une lettre un peu vive à Madame
Christine LAGARDE - Ministre de l’Economie
et des Finances et donc « patronne
« de la
DGCCRF - (
voir abus numéro 1260).
Nous
avons été entendus et reçus par trois responsables
de la DGCCRF en charge de ces dossiers.
II-
Les demandes de l’ARC
Les
demandes de l’ARC sont simples. Nous les
avons rappelées à nos interlocuteurs qui
nous ont assuré que nous avions été entendus.
Première demande : que la DGCCRF rappelle aux ascensoristes que la réglementation
sur les prix s’applique AUSSI à eux dans
leur relation avec les copropriétés, DONC
que les ascensoristes doivent fournir des
devis détaillés en :
-
main
d’œuvre (avec nombres d’heures et prix horaire) ;
-
fournitures
(avec le détail des fournitures et les prix
unitaire).
Deuxième demande : que la DGCCRF rappelle aux ascensoristes que la loi CHATEL
s’applique bien aux ascensoristes dans leurs
relations avec les copropriétés.
Troisième demande : que la DGCCRF demande à la Commission des Clauses
Abusives de se pencher sur les contrats
d’ascenseurs et les nombreuses clauses abusives
repérées par l’ARC.
Quatrième demande : que la DGCCRF sanctionne les ascensoristes (y compris pénalement)
qui font passer certains travaux comme étant
obligatoires alors que c’est faux.
Cinquième demande : que la DGCCRF cherche à comprendre pourquoi la concurrence
n’existe pratiquement pas en matière de
travaux de mise en conformité de sécurité
et agisse en conséquence.
Sixième demande : que la DGCCRF traque (comme c’est sa fonction) les prix
EXCESSIFS en matière de travaux de mise
en conformité et agisse auprès des ascensoristes
et aux côtés des usagers.
« Laisser 7 millions de copropriétaires
seuls face aux ascensoristes et alors qu’il
s’agit de travaux obli-ga-toires, n’est-ce pas ce qu’on appelle de la « non-assistance
à personnes en danger ?» avons-nous demandé à la DGCCRF, qui ne nous a pas
démenti.
Les hauts fonctionnaires rencontrés nous
ont assuré que nous avions été entendus.
Auront-ils, de leur côté, les moyens de
se faire entendre des ascensoristes ?
Dès la semaine prochaine nous parlerons
d’une nouvelle initiative de l’ARC à ce
sujet.
Retenez votre souffle.