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Copropriété et rénovation des ascenseurs

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Voici un article fort sympathique du journal Le MONDE (27-28 janvier 2008) que nous n’avions pas encore eu le temps de diffuser et qui a le mérite, entre autres, de renvoyer le lecteur à l’excellent guide de l’ARC (mais oui !) : « Ascenseur : comment éviter le pire ? ».

 

Vie quotidienne, formalités…

«  Le MONDE » répond aux questions des lecteurs.

 

Le coût de la modernisation de notre ascenseur dépasse 40 000 euros. Pour une personne de 82 ans habitant au troisième et dernier étage, cela entraînera une dépense de 1 200 euros en 2008, et 5 100 euros en 2013, ce qui est un drame, nous écrit un lecteur.

 

La loi du 2 juillet 2003 (n° 2003-590) et son décret d'application du 9 septem­bre 2004 imposent la mise aux normes des ascenseurs sur dix-sept points de sécurité. La première tranche, initialement prévue pour juillet 2008 mais reporté au 31 décembre 2010, concerne d'abord la sécurisation du verrouillage des portes palières afin d’empêcher l’ouverture de celles-ci si la cabine n’est pas à l’étage et de prévenir les chutes. En option, un dispositif antivandalisme.

Là loi veut aussi protéger l’entrée des personnes dans l’ascenseur : mise en place â'un système de détection lorsque lés portes sont coulissantes; clôture des puits d'ascenseur lorsque ceux-ci sont ouverts, et mise en place d’un frein eu descente pour limiter la survitesse, dans les engins électriques exclusivement.

Les autres mesures du programme de 2008 sont destinés à protéger les personnels d’entretien contre les risques d’écrasement et à faciliter leur travail : installation de boutons de commande dans le puits, la cuvette et sur le toit de l’appareil, éclairage du puits, ainsi que différents dispositifs pour sécuriser l’accès aux locaux des machines et aux poulies.

Téléalarme et éclairage

Les travaux à réaliser avant juillet 2013 concernent la solidité des vitres sur les portes de l’ascenseur, la précision de l’arrêt (plus ou moins 2 centimètres) pour les appareils datant 1983, la protection contre le happement, le frein en descente pour les ascenseurs hydrauliques, la mise en place d’une téléalarme et d’un éclairage de secours dans la cabine pour les passagers bloqués dans celle-ci, l’éclairage des locaux techniques, ainsi qu’un système de protection contre les chocs électriques.

Enfin, la tranche 2018 comprend la maîtrise de la vitesse de la cabine (frein en montée) et la précision d’arrêt pour les ascenseurs installés après 1983. ces travaux son coûteux. Il faut compter de 36 000 à 60 000 euros par ascenseur.

L’Association des Responsables de Copropriété (ARC) conseille de bien examiner les devis et de bannir tout superflu. Il est par exemple inutile d’investir dans un système antivandalisme si l’immeuble n’est pas en zone sensible et si l’accès se fait à l’aide d’une clé ou d’un Digicode.

Système anticontact

Ou encore, pour un ascenseur muni à la fois d’une porte coulissante, et d’une porte battante de palier, il ne sera pas nécessaire d’équiper d’un système anticontact des portes coulissantes si celles-ci ne peuvent se fermer que lorsque la porte battante est close.

 Les prix pratiqués par les ascensoristes sont plus avantageux si l’on réalise les trois séries de travaux en une seule fois. Mais effectuer tous les travaux d’un coup contraindra certains copropriétaires à emprunter et rendra l’ascenseur inutilisable pendant un mois. Les devis sont difficiles à comparer.

L’ARC, conseille d’établir un cahier des charges et de distinguer les fournitures et la main-d’œuvre, afin de contrôler à la fois le prix des pièces et celui du temps d’installation.

Le report de la première tranche de travaux à 2010 (décret actuellement en examen au Conseil d’État) permettrait aux copropriétés de mieux faire jouer la concurrence entre les entreprises et à ces dernières de recruter du personnel qualifié.

À lire : « Ascenseurs : comment éviter le pire ? » rédigé par l’Association des Responsables de Copropriété (Vuibert, 280 p. 15 €). Union nationale des associations de responsables de copropriété, 29, rue Joseph Python, 75020 Paris.

Michaëla BOBASCH.

 

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