ARC Abus n°1297: 20 02 08/©

Les techniciens des ascenseurs et l’ARC : convergences totales

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Les techniciens d’ascenseurs de la coordination CGT des ascenseurs viennent d’adresser un communiqué de Presse tout à fait intéressant et même instructif, puisqu’il confirme ce que nous ne cessons de dire depuis quatre ans.

  1. La soit disante « vétusté » des appareils français (mise en avant par la Fédération des Ascenseurs) n’explique ni les pannes ni les accidents.
  1. Pannes et accidents sont essentiellement dues à la dégradation de la maintenance causée : 

-          par une surcharge de travail (doublement du nombre d’appareils par technicien) ;

-          par un refus volontaire de la part des ascensoristes d’assurer correctement l’entretien (ceci pour pouvoir facturer des gros travaux et des changements de grosses pièces).

  1. Les ascensoristes sont en train de transformer la loi de 2003 en une énorme et abusive « pompe à finances » !

Voici les principaux extraits de ce communiqué de Presse :

 

       « Communiqué de presse : l’ascenseur de l’habitat est en panne

D’après la Fédération des Ascenseurs (chambre patronale) le fait que 60% du parc d’ascenseur ait plus de 20 ans justifierait cette situation (le nombre très important de pannes). Bien des ascenseurs beaucoup plus vieux fonctionnent très bien. Ce sont plutôt les appareils les plus récents qui posent le plus de problèmes pour deux raisons :

-         afin d’économiser les coûts de fabrication et de montage les ascensoristes fabriquent des ascenseurs de moins en moins robustes. Les commandes électriques, électroniques voire informatiques sont certes plus fiables mais toutes les parties mécaniques (responsables de la très grande majorité des pannes) sont plus fragiles ;

(…)

Depuis des années la maintenance du parc (tous secteurs d’habitat de bureaux ou autres confondus) est mal assurée du fait de la surcharge de travail des techniciens. En 20 ans on est passé de moyennes de 60 appareils par technicien à 120 voire plus. Et, parfois, de façon malveillante, la maintenance préventive prévue par les contrats d’entretien n’a été délibérément pas assurée en attendant une casse due à une usure prématurée et impliquant des réparations payantes et donc plus intéressantes pour les entreprises.

(…)

Nous avons souhaité la loi de 2003 imposant la rénovation du parc pour la sécurité des usagers et des techniciens. Mais les entreprises se livrent à un détournement de cette loi.

(…)

Les coûts de l’opération initialement évalués à 4 milliards d’euros sont généralement évalués aujourd’hui au double voire plus. Face à la demande les entreprises ne se privent pas pour forcer les devis tant du coté des propositions techniques surévaluées que des coûts bien trop élevés.

En fait les entreprises de la profession usent et abusent de l’obligation légale pour s’absoudre de toute responsabilité dans le manque de fiabilité du matériel et l’insuffisance de la maintenance.

La vétusté du matériel et le non-respect des normes récentes en matière de sécurité ne sont pas les causes essentielles des pannes répétées des ascenseurs.

La priorité mise sur la rénovation aggrave la situation : les techniciens sont massivement affectés sur la modernisation au détriment de la maintenance, l’immobilisation est bien plus longue du fait de l’importance des travaux et des retards dus au manque de matériels et de techniciens. Et ce n’est pas la multiplication des audits, expertises et autre contrôle qui résoudra la question.

(…).

Nous ne disons pas autre chose.

Fort de cette convergence entre usagers et techniciens nous avons donc décidé de lancer une vaste opération avec le plus d’organismes et d’associations possibles.

Nous vous en reparlons la semaine prochaine.

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