I-
Le drame de la (fausse) sécurité n’est
pas là où l’on croit
Nous
avons reçu une lettre bouleversante d’un
vieux monsieur. Celui-ci n’est pas forcément
Rmiste mais, vous allez le voir, la mise
en conformité des ascenseurs signifie pour
lui :
-
drame
financier ;
-
drame
physique ;
-
drame
humain.
Les
« pleureuses »
de la Fédération
des Ascenseurs qui viennent nous parler
depuis cinq ans de sécurité alors qu’ils
pensent (et pensent uniquement) « argent » devraient méditer sur ce cas qui - malheureusement -
est beaucoup plus répandu qu’il n’y parait.
II-
La liste des « scandales »
Si
nous citons cette lettre, c’est parce qu’elle
pose bien TOUS les véritables problèmes.
a)
Des
quote-parts énormes :
hé ! oui ! les personnes
qui habitent dans les étages élevés sont
- en copropriété - lourdement pénalisées.
Or les hauts fonctionnaires qui ont imaginé
ces obligations sécuritaires ont toujours
raisonné comme si l’habitant du premier
payait la même quote-part que celui du dernier
étage !
b)
Aucune
aide n’est prévue pour aider les plus modestes,
alors qu’il s’agit de travaux rendus obligatoires
par la loi.
c)
Le
syndic fait voter d’UN coup tous
les travaux alors qu’il avait la
possibilité d’étaler ces travaux jusqu’en
2018. Or, en 2018 notre vieil ami (celui
qui a rédigé la lettre ci-dessous) sera
monté (sans ascenseur) au paradis et n’aurait
pas eût à se saigner pour financer des travaux
bien inutiles.
d)
Le
syndic fait voter TOUS les travaux à la
même majorité alors qu’il devait faire voter
les travaux de la deuxième et troisième
tranche à la majorité de l’article 26 (puisque
ces travaux - non obligatoires actuellement
- sont dès lors des travaux d’amélioration).
e)
Le
syndic appelle une énorme quote-part six
mois avant le début des travaux ; il
faut bien vivre, n’est-ce pas !
f)
Notre
vieil ami sera donc bloqué chez lui du fait
de la durée excessive des travaux sur parties
communes. Il va alors subir un grave trouble
de jouissance. Or la loi prévoit dans un
tel cas une indemnité pour lui permettre,
(par exemple) d’aller à l’hôtel ou de payer
une aide à domicile…). Pourtant rien n’est
prévu par le syndic. Pourquoi ? Ceci
dit, est-il normal que la copropriété ait
à supporter une telle indemnité ? Pourquoi
l’État qui est assez malin pour imposer
des travaux jugés surtout utiles pour les
ascensoristes, n’a t-il rien prévu pour
cela ( Nous demandons que 50 % de la
TVA récupérée sur ces travaux
obligatoires soient affectés aux aides pour
les plus modestes et les plus fragiles).
50 % de la TVA collectée cela représentent
environ 200 millions d’euros, soit de quoi
soulager plusieurs dizaines de milliers
de personnes victimes de cette sécurisation
des ascenseurs.
Voici,
pour ceux qui n’auraient pas compris, la
lettre du vieux monsieur.
III-
La lettre du vieux monsieur
« Messieurs,
Je m’adresse à vous, car je viens de
lire un article dans le journal « Le
MONDE » des 27 et 28 janvier intitulé
« Copropriété et rénovation des ascenseurs »
qui dit le plus grand bien de votre association,
j’avais d’ailleurs déjà entendu parler d’elle.
Nous avons à ce sujet une assemblée générale
le 12 février avec la
F… (NB :
le vieux monsieur ne veut pas qu’on cite
son syndic).
Au préalable., j’ai posé la question
à la
F… sur la durée et la période
des travaux. La gérante de F… m’a répondu :
« La durée des travaux est de plusieurs
mois et ils ne commenceront qu’entre le
dernier trimestre 2008 et le premier trimestre
2009 ».
J’habite le 6ème étage, j’ai
87 ans, j’ai une opération de la hanche
en perspective, l’hiver prochain.
De toute façon, il est exclu pour moi
d’habiter au 6ème étage, pendant
les travaux avec mes difficultés pour marcher.
Enfin, j’ai 6 500 euros à débourser
et F… me demande un acompte de 30 % dès
le mois de mars, alors que les travaux ne
sont pas prévus de façon précise dans leur
durée, ni dans la période (dernier trimestre
2008 et le premier trimestre 2009 ).
Que puis-je faire pour éviter ce couperet ?
et un déménagement en plein hiver ?
Je vous remercie de votre réponse et
vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments
les meilleurs ».
(abus N° 1276)
Est-ce que Madame BOUTIN répondra enfin
à nos courriers sur ces problèmes
(comme bien d’autres) et retiendra nos
propositions ? Nous l’espérons pour
vous et ceux qui sont dans votre cas,
cher correspondant.