« UNIS »
cela veut dire - disent ses fondateurs - « Union des Syndicats de l’Immobilier ».
Pour nous qui sommes un peu terre-à-terre cela aurait
du donner UNSI, mais c’est vrai que UNIS ça fait mieux
(voir abus numéro 1700)
Le
communiqué fait état de la naissance d’un GRAND
et « nouveau » syndicat qui rassemblera la CNAB, le CSAB et l’UNIT.
Pour
revenir sur terre et quitter le ciel de la « communication », rappelons
simplement que le CSAB n’est autre que l’ancienne CNAB
Ile de France qui a fait sécession en 1996 et qui revient
tout bêtement au bercail. On peut d’ailleurs rappeler
que le père de l’actuel président du CSAB fut l’un des
présidents de la CNAB.
Juste
une affaire de famille recomposée en quelque sorte.
Quant
à l’UNIT, il faut savoir que c’est un petit syndicat
qui regroupe surtout des transactionnaires (donc forcément des professionnels aujourd’hui
en perte de vitesse à la recherche d’une solution de
rechange) et très peu de syndics (syndics qui d’ailleurs
sont souvent garantis - horreur - par les LLOYD’S).
Il
y a quinze ans la
CNAB qui regroupait « l’aristocratie » des syndics comme
elle disait, aurait rougi de ce mariage avec les « transactionnaires » juste bon pour les manants de
la FNAIM. Comme les temps changent.
Dans
le communiqué de Presse qui annonce l’événement on apprend
que le président de l’UNIS sera l’actuel président de
la CNAB
(Monsieur Serge IVARS), grand spécialiste de la non-réponse-aux-questions-embarassantes. On apprend aussi
que l’UNIS aura son « comité de déontologie »…
Diable !
S’il est aussi efficace que celui de la
CNAB (saisi une vingtaine de fois par
l’ARC et ses adhérents sans aucune suite), cela promet.
L’UNIS
annonce aussi qu’elle donnera tous les ans les résultats
d’un sondage réalisé par BVA concernant la satisfaction
des conseils syndicaux (le genre de sondage où l’on
apprend que 98,99 % des conseils syndicaux qui ne sont
pas adhérents à l’ARC adoooooooorent
leur syndic) et continuera l’œuvre de l’Observatoire
( ?) des charges de la CNAB…
Bref,
on prend les mêmes (recettes), les mêmes vieux habits,
on rebaptise le tout et on recommence, les menaces et
les pages de publicité en plus (voir abus numéro 1701).