Toujours
très indignée par le projet de loi « offensant » (pour tous les syndics
bénévoles de France) du vice-président de l’Assemblée
Nationale - Monsieur Rudy SALLES (voir
abus numéros 1685,
1684
et 1673) et
peu désireuse de laisser prospérer l’idée que les syndics
bénévoles seraient un danger pour les copropriétaires
(alors qu’ils sont souvent une « bouée » de sauvetage), l’ARC s’est
adressée à tous les députés.
Nous
avons, très vite, eu de nombreuses réponses de députés
de TOUS les bords qui nous ont fait savoir qu’ils n’étaient
en aucune façon solidaire avec ce projet (façon diplomatique
de dire qu’ils le refusaient totalement).
L’une
des manifestations la plus réconfortante a été celle
de Monsieur DAUBRESSE, ancien Ministre du Logement et
nouveau Président de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat)
qui nous écrit tout simplement :
« Je ne
soutiens pas cette proposition ».
Trois
autres anciens ministres des deux bords nous ont adressé
aussi un message de forte « compréhension ».
OUF ! on a eu peur.
Par
ailleurs plusieurs de nos adhérents niçois, peu contents
de leur député, ont demandé un rendez-vous à Monsieur
Rudy SALLES pour qu’il veuille bien s’expliquer et répondre
à nos questions.
Voici la lettre adressée par l’ARC aux
députés :
« Objet : un projet de loi réduisant l’exercice de la
« gestion
directe » en copropriété.
Monsieur le Député,
Peut-être avez-vous pris connaissance
du projet de
loi de Monsieur Rudy SALLES (Vice-président de l’Assemblée
Nationale) concernant la limitation de la pratique de
la « gestion
directe » dans les copropriétés, projet qui
entend « protéger » les copropriétaires contre les syndics bénévoles.
Ce projet nous semble grave pour plusieurs
raisons :
-
il jette l’opprobre sur un dispositif (la gestion directe)
dont chacun sait qu’il fonctionne souvent à la satisfaction
totale et méritée des copropriétaires ;
-
il laisse entendre que ce dispositif engendrerait des
dommages sans citer le moindre fait qui puisse justifier
de ces accusations graves et offensantes ;
-
il laisse entendre que les syndics professionnels fourniraient
à la fois des garanties financières fiables et à la
fois des garanties de bonne gestion, ce qui est très
éloigné du vécu de nos membres en particulier et des
usagers en général ;
-
enfin il introduit une remise en question préoccupante
du droit fondamental de ne pas faire appel à un professionnel
rémunéré pour assumer la gestion de ses biens.
Les associations de consommateurs et de
copropriétaires ne peuvent pas ne pas réagir face à
une telle situation.
C’est la raison pour laquelle nous venons d’écrire
au « rédacteur »
de ce projet et tenions à vous faire part de notre
émotion.
Vous remerciant de l’attention portée
à ce courrier et restant à votre entière disposition,
nous vous prions de recevoir, Monsieur le Député, l’assurance
de nos plus cordiales salutations.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président.
P.J :
- lettre
au Député R. SALLES.
- projet
de loi ».
Merci donc à tous les députés qui ont
eu la gentillesse ou la délicatesse de nous répondre.