Vous
avez sans doute lu notre
abus numéro 1711
concernant l’opération astucieuse lancée par BOUVIER
et LAMY (mais d’autres vont suivre) et qui ne peut porter
qu’un seul nom : « escroquerie »
(nous attendons avec impatience toute réaction, y compris
judiciaire des intéressés). Sinon, faites-le avant de
poursuivre.
Outre
le dispositif mis en place (facturer un registre présenté
faussement comme obligatoire et qui n’est, en fait,
qu’un prétexte à établissement de devis), nous avons
relevé DEUX
anomalies supplémentaires
MAJEURES :
- Les prix imposés qui
sont très supérieurs à ce que n’importe qui (sauf
apparemment le plus grand syndic de France) peut négocier.
- Mais aussi le caractère
de certains équipements présentés comme obligatoires de façon volontairement erronée.
Revenons sur ces deux points :
I-
Le prix : premier problème
Prenons
l’exemple du produit standard :
-
prix
du plan incendie – BOUVIER =
197,70 € (cent quatre vingt dix sept euros et
70 cts)
-
prix
du plan incendie négocié - ARC =
96,20 € ! (quatre vingt seize euros et 20
cts)
Oui,
vous avez bien lu : plus du DOUBLE
(BOUVIER-LAMY) de ce qui est négociable et négocié par
l’ARC.
Mais,
que l’on prenne l’un ou l’autre des produits ou équipements
imposés par BOUVIER-LAMY (extincteurs, échelles, DAAF,
etc.) le surcoût, chez BOUVIER, va toujours de 30 %
à 100 %.
Elle
n’est pas belle la vie pour BOUVIER ?
Soit
LAMY fait rentrer le loup dans la bergerie sans contrepartie
et c’est grave [ce n’est pas, en effet, vraiment le
rôle d’un berger…]. Soit LAMY profite du système et
on voudrait bien savoir de quelle manière.
II-
Les équipements faussement obligatoires :
deuxième problème
Stupéfait
de constater que BOUVIER prétendait que les « échelles » installées
en haut de l’escalier pour accéder au toit étaient obligatoires, nous avons demandé à BOUVIER
de nous justifier cette obligation.
Les réponses apportées sont affligeantes.
BOUVIER
s’appuie sur deux articles du Code du travail qui concerne
les employeurs et qui prévoient que « L’employeur prend les mesures nécessaires pour
assurer la sécurité et protéger la santé physique et
mentale des travailleurs » (article L 4121-1
et article L 4121-2).
Ces
articles ne concernent QUE
les employeurs et ne s’appliquent donc qu’aux employés
du syndicat de copropriétaires et ceci en fonction de
ce que leur contrat prévoit. Or, aucun contrat de gardien
ou d’employé d’immeuble ne prévoit jamais que ces salariés
devront monter sur le toit. C’est même le
contraire qui existe, en général. Les salariés n’ont
en aucun cas à monter sur le toit.
Mais
qu’en conclut, pourtant, BOUVIER ? Ceci :
« Ainsi,
sur une copropriété, des travailleurs [ appartenant à des sociétés extérieures ] peuvent être amenés
à accéder en toiture lorsque des travaux doivent se
réaliser. Le syndicat des copropriétaires, afin
d’éviter que sa responsabilité soit recherchée [toujours le même refrain, décidément], doit s’assurer que l’échelle qu’il met ou mettra
à disposition réponds aux normes décrites par le code
du travail ».
C’est inouï !
BOUVIER
invoque un texte qui concerne « employeur » et vise ensuite une
situation qui concerne le « prescripteur ». Or, celui-ci n’est
pas concerné.
Il
est en effet évident que si un syndic demande à une
entreprise de travailler en toiture celle-ci DOIT
utiliser son matériel et ne saurait exiger que la copropriété
lui fournisse un matériel adéquat.
La réponse de BOUVIER montre d’ailleurs clairement
que ce n’est pas le matériel qui est obligatoire (contrairement
à ce que prétend BOUVIER oralement) mais le fait que
- si un matériel existe - il doit obligatoirement répondre à certaines normes,
ce qui n’a rien à voir.
Et voilà comment BOUVIER et LAMY prélève
plus de 520 € dans des copropriétés qui n’ont pas plus
besoin d’échelle que de beurre en branche. Remboursez !
Incidemment,
indiquons que nous négocions la
MEME échelle avec les
mêmes accessoires posés pour le prix de 362 € H.T !
(à comparer aux 521 € de BOUVIER).
Pour le reste,
relisez notre abus numéro 1711.