ARC Abus n°1725: 25 02 09/©

Sécurité et copropriété : BOUVIER, LAMY et le coup de l’échelle soi-disant obligatoire à 520 euros

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Vous avez sans doute lu notre abus numéro 1711 concernant l’opération astucieuse lancée par BOUVIER et LAMY (mais d’autres vont suivre) et qui ne peut porter qu’un seul nom : « escroquerie » (nous attendons avec impatience toute réaction, y compris judiciaire des intéressés). Sinon, faites-le avant de poursuivre.

Outre le dispositif mis en place (facturer un registre présenté faussement comme obligatoire et qui n’est, en fait, qu’un prétexte à établissement de devis), nous avons relevé DEUX anomalies supplémentaires  MAJEURES :

  1. Les prix imposés qui sont très supérieurs à ce que n’importe qui (sauf apparemment le plus grand syndic de France) peut négocier.
  1. Mais aussi le caractère de certains équipements présentés comme obligatoires de façon volontairement erronée. 

Revenons sur ces deux points :

 

I-                   Le prix : premier problème

 

Prenons l’exemple du produit standard :

 

-         prix du plan incendie – BOUVIER =                        197,70 € (cent quatre vingt dix sept euros et 70 cts)

-          prix du plan incendie négocié - ARC =                   96,20 € ! (quatre vingt seize euros et 20 cts)

 

Oui, vous avez bien lu : plus du DOUBLE (BOUVIER-LAMY) de ce qui est négociable et négocié par l’ARC.

Mais, que l’on prenne l’un ou l’autre des produits ou équipements imposés par BOUVIER-LAMY (extincteurs, échelles, DAAF, etc.) le surcoût, chez BOUVIER, va toujours de 30 % à 100 %.

Elle n’est pas belle la vie pour BOUVIER ?

Soit LAMY fait rentrer le loup dans la bergerie sans contrepartie et c’est grave [ce n’est pas, en effet, vraiment le rôle d’un berger…]. Soit LAMY profite du système et on voudrait bien savoir de quelle manière.

 

II-                Les équipements faussement obligatoires : deuxième problème

 

Stupéfait de constater que BOUVIER prétendait que les « échelles » installées en haut de l’escalier pour accéder au toit étaient obligatoires, nous avons demandé à BOUVIER de nous justifier cette obligation.

Les réponses apportées sont affligeantes.

BOUVIER s’appuie sur deux articles du Code du travail qui concerne les employeurs et qui prévoient que « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (article L 4121-1 et article L 4121-2).

Ces articles ne concernent QUE les employeurs et ne s’appliquent donc qu’aux employés du syndicat de copropriétaires et ceci en fonction de ce que leur contrat prévoit. Or, aucun contrat de gardien ou d’employé d’immeuble ne prévoit jamais que ces salariés devront monter sur le toit. C’est même le contraire qui existe, en général. Les salariés n’ont en aucun cas à monter sur le toit.

 

Mais qu’en conclut, pourtant, BOUVIER ? Ceci :

 

« Ainsi, sur une copropriété, des travailleurs [ appartenant à des sociétés extérieures ] peuvent être amenés à accéder en toiture lorsque des travaux doivent se réaliser. Le syndicat des copropriétaires, afin d’éviter que sa responsabilité soit recherchée [toujours le même refrain, décidément], doit s’assurer que l’échelle qu’il met ou mettra à disposition réponds aux normes décrites par le code du travail ».

 

C’est inouï !

 

BOUVIER invoque un texte qui concerne « employeur » et vise ensuite une situation qui concerne le « prescripteur ». Or, celui-ci n’est pas concerné.

Il est en effet évident que si un syndic demande à une entreprise de travailler en toiture celle-ci DOIT utiliser son matériel et ne saurait exiger que la copropriété lui fournisse un matériel adéquat.

 La réponse de BOUVIER montre d’ailleurs clairement que ce n’est pas le matériel qui est obligatoire (contrairement à ce que prétend BOUVIER oralement) mais le fait que - si un matériel existe - il doit obligatoirement répondre à certaines normes, ce qui n’a rien à voir.

Et voilà comment BOUVIER et LAMY prélève plus de 520 € dans des copropriétés qui n’ont pas plus besoin d’échelle que de beurre en branche. Remboursez !

Incidemment, indiquons que nous négocions la MEME échelle avec les mêmes accessoires posés pour le prix de 362 € H.T ! (à comparer aux 521 € de BOUVIER).

Pour le reste, relisez notre abus numéro 1711.

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