Nous
avons reçu un mél particulièrement intéressant d’un
président de conseil syndical. Ce mél permet de comprendre :
- Comment
certains syndics professionnels peuvent se moquer
d’un conseil syndical et piétiner ses droits.
- Comment
ce syndic peut tenter d’abuser en tout conscience
les copropriétés qu’il gére.
- Comment
une adhésion à l’ARC peut commencer à rétablir la
situation et rééquilibrer les rapports de force.
Nous
donnons le texte puis nos commentaires.
I.
Le mél
« Bonjour,
Je vous écrit suite à la lecture de l’abus « Abus n°2076 : 18 11 09 »
- LAMY - BOUVIER – FAVIÈRE (suite).
Je réagis par rapport à votre demande : « Si vous êtes gérés
par LAMY ou autre syndic et avez été victime de la
société BOUVIER (ou avez échappé de justesse à la
société BOUVIER grâce à l’ARC), merci de nous envoyer
votre témoignage pour notre dossier BOUVIER (NB :
votre nom ne sera jamais cité comme nous avons refusé
de donner le nom du gestionnaire de chez LAMY qui
nous a transmis des informations. Nous sommes comme
le Canard Enchaîné : nos sources sont sacrées). »
Tout d’abord le contexte…
Le syndic envoie la convocation de la réunion CS, réunion planifiée 3jr
après réception de la convocation, en semaine, à 11H,
alors que tous les membres du CS travaillent. Le CS
indique au syndic de replanifier la réunion plus tard
le 26/11 à 18H00.
J’ai assisté le 26/11 à la réunion du CS avec le syndic où aucun projet
d’ordre du jour n’a été présenté par notre syndic.
Nous avons demandé que le syndic nous envois assez
rapidement le projet d’ordre du jour pour y apporter
notre collaboration ainsi que nos questions suplémentaires.
Le syndic nous a envoyé le projet d’ordre du jour le 24/12 (c’est noël !)
, reçu dans ma boîte aux lettres le 28/12 , nous demandant
de collaborer avant le 06/01 : date d’envoi des
convocations AG.
Autant vous dire que ce planning proposé unilatéralement entre Noël et
le jour de l’An ne me convenait pas du tout !
Difficile pour les membres du CS de tenir une réunion, de se concerter
et décider.
Bref, j’ai rapidement envoyé un courrier de 10 pages en lettre AR, courrier
qui a été présenté au syndic le 04/01. Mais cet effort
n’a pas suffit puisque le syndic n’a de toute façon
même pas respecté sa propre deadline du 06/01 envoyant
les convocations en lettre AR le 29/12 au lieu du
06/01 comme le syndic le promettait.
Et voici le lien avec la société Bouvier…
Ce projet d’ordre du jour contenait une question qui n’a jamais été abordé
lors de la réunion du CS. Cette question est sans
vote. Je retranscrit la question : « Résolution
N°19 Point d’information concernant le registre de
sécurité (sans vote) ; Devis Bouvier : 90
euros HT ; Conformément au code de l’habitation,
la copropriété est tenue de faire vérifier les installations
de sécurité par une société agréée. »
Existe-t-il un code de l’habitation ? Quelle est leur référence de
texte de loi ? Faut-il une société agréée ?
Peut-on encore parler de devis si ce dernier est payant (pour
moi tout devis est gratuit ou alors c’est une prestation
qui nécessite une rémunération) ?
Notre immeuble possède une chaudière au gaz et un ascenceur pour 8 étages.
Nous avons déjà nos contrats d’entretien concernant
ses équipements.
La suite avec le syndic…
J’ai cherché à joindre le syndic sur leur no de téléphone mais aucun accueil
téléphonique. Du coup, je me suis rendu sur place
au cabinet du syndic le Vendredi 08/01 pour solliciter
un rendez-vous. La gestionnaire m’a reçu et nous avons
pris ensemble un rendez-vous pour ce soir lundi
11/01.
C’était la 1ère fois que j’abordais un syndic. Je les ai
informé de l’adhésion du CS à l’ARC. Le syndic connaît
bien votre association.
Du coup, lorsqu’on a abordé le devis payant de la société Bouvier, le sujet
a été traité en moins de 2 mn. Le syndic a bien reconnu
que la démarche de la société été « limite ».
Et la demande de devis a été tout simplement annulée.
Grâce à vos articles sur les abus, notre syndicat a échappé de justesse
à la société Bouvier.
Cordialement ».
II.
Cynisme, mépris et « petites affaires »
1.
Comment
consulter sans consulter.
Ceux
qui ne connaissent pas bien comment fonctionne la Copropriété en France auront du mal à comprendre.
Les autres n’auront vu dans ce mél que l’ordinaire
des copropriétaires :
- on consulte
en faisant semblant ;
- on se joue,
on se moque du conseil syndical, en se disant qu’il
va soit se taire, soit se lasser (ce qui est surtout
le cas) ;
- on fait
ses petites affaires en espérant qu’on ne sera pas
vu mais dès qu’on est pris la main dans le sac on
recule et on dit : « Vous avez raison, « ils » exagèrent ».
Les syndics qui pratiquent ainsi devraient quand même se méfier. Certes,
il existe encore une majorité de très braves gens
qui baissent encore l’échine et se taisent mais
nous constatons que l’exaspération, voire la colère
montent. Et que de plus en plus de gens utilisent
efficacement leur adhésion à l’ARC pour se faire
respecter et entendre.