I.
Rappel
La
procédure d’alerte concerne les copropriétés dont
le niveau des impayés en fin d’exercice atteint 25 % des sommes exigibles.
Cette
procédure a été mise en place par la loi du 25 mars
2009 (qui a créé les articles 29-1A et 29-1B dans
la loi de 1965) pour inciter les syndics à agir vite
et à ne pas laisser les impayés atteindre un tel niveau.
Cette
procédure est applicable immédiatement, même si certaines
précisions seront rapidement fournies par décret.
Nous
avons néanmoins constaté que les syndics étaient en
général très peu informés de cette nouveauté. En particulier (dans les copropriétés qui
sont sur exercice civil) aucun de ceux que nous connaissons
n’a adressé au conseil syndical en janvier un état
des impayés arrêté fin décembre, lorsque celui-ci
atteignait le niveau des 25 %.
Nous
avons donc décidé de saisir les trois fédérations
professionnelles de syndic pour qu’elles puissent
lancer - avec nous - une information auprès de leurs
adhérents. Comme toujours, en copropriété comme ailleurs,
il vaut mieux prévenir que guérir.
Notons
que cette initiative vise à créer une collaboration
syndics-conseils-syndicaux pour intervenir sur les
impayés avant qu’il ne soit trop tard.
II.
La lettre aux présidents des chambres professionnelles
Paris, le 1er Février 2010
Objet : la procédure d’alerte articles 29-1 A et 29-1 B.
Monsieur le Président,
Comme vous le savez, la loi du 25 mars 2009 a introduit dans la loi
du 10 juillet 1965 deux articles concernant ce qu’on
appelle la procédure d’alerte des copropriétés en pré-difficulté (articles 29-1 A et 29-1 B).
Pour que cette procédure d’alerte soit mise en place il convient que chaque
syndic puisse vérifier, en
fin d’exercice, que les impayés ne dépassent pas
25 % du montant des appels de charges et de travaux.
Le niveau d’impayés doit être constaté AVANT répartition des charges, ce qui se fait simplement à partir
d’une balance « copropriétaires »
arrêtée dès la fin de l’exercice.
Or, nous avons pu constater - alors
qu’environ les trois quarts des syndicats de copropriétaires
viennent de clôturer leur exercice 2009 - que
certains de vos adhérents semblaient ne toujours pas
connaître cette nouvelle procédure.
Plus précisément, les syndics auxquels nous avons posé la question (nous-mêmes
ou nos adhérents) n’avaient pas adressé les informations
nécessaires au conseil syndical lorsque le niveau
des impayés atteignait ou dépassait 25 %.
Ceci est regrettable puisque, comme vous le savez ces articles 29-1 A et 29-1 B sont applicables
de plein droit, aucun décret d’application n’étant
prévu par la loi.
En tant qu’organisation membre de la Commission Relative
à la
Copropriété, vous savez que seront
introduites certaines précisions dans le décret de
1967 (précisions qui vont être publiées très prochainement).
Mais il n’y a pas lieu, dans l’intérêt même des copropriétés concernées
d’attendre la publication de ces précisions pour que
les syndics fassent dès maintenant le point et adressent
en fin d’exercice
l’information aux conseils syndicaux prévue par la
loi dès lors que le niveau des impayés dépasse 25
%.
Nous vous serions en conséquence particulièrement reconnaissants de bien
vouloir mobiliser vos adhérents sur ces questions,
en :
-
leur
rappelant l’existence de ce dispositif récent très
particulier ;
-
leur
rappelant qu’ils doivent repérer les copropriétés
qui présentent un taux d’impayés atteignant 25 % ;
-
leur
rappelant qu’ils doivent alerter le conseil syndical
et envisager avec lui une intervention, soit permettant
de revenir très vite sous le seuil des 25 %, soit
permettant - dès que possible - la nomination d’un
mandataire « ad hoc ».
Nous vous rappelons que le niveau des impayés en fin d’exercice devra
être apprécié ainsi : 25 % de l’ensemble des
appels (charges et travaux) exigibles depuis plus
d’un mois.
Nous vous remercions ainsi de participer, aux côtés des copropriétaires
et de vos adhérents, à l’action préventive indispensable
concernant les copropriétés fragiles et d’inciter
tous vos adhérents à agir sans tarder, ceci en concertation
étroite avec les conseils syndicaux.
Restant à votre entière disposition pour toute action concertée sur ce
plan, et vous renouvelant mes remerciements, je vous
prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance
de mes salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président ».