ARC / Abus n°2207 : 10 02 10/©

Une nouveauté du groupe DUMESNIL :

un commandement d’avocat à 120 € qui  peut rapporter 95 000 €

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I.                   Le « commandement d’avocat »

On connaissait la lettre comminatoire d’avocat à 20 € - 30 € (simple lettre avec le cachet d’un avocat) ou le commandement d’huissier à 75 €.

Mais pas le « commandement d’avocat » de chez DUMESNIL.

Le principe consiste à utiliser des termes d’acte juridique de façon détournée afin de donner d’une part une certaine légitimité aux documents envoyés et d’autre part de justifier les frais pratiqués.

C’est ainsi qu’une simple lettre d’avocat baptisée de façon trompeuse : « commandement  d’avocat » est facturée cinq fois plus qu’une lettre comminatoire d’avocat. (Soit 120€ au lieu de 25 € en moyenne)

La sémantique au service de l’entourloupe.

II.                 Le système « FAST Recouvrement »

« FAST Recouvrement », ce qui veut dire, sans doute « Recouvrement rapide et facile d’honoraires ». Car derrière le « commandement d’avocat » à 120 € de chez DUMESNIL, que découvrons-nous ? La société FAST Recouvrement qui appartient à 51 % à Monsieur DUMESNIL  et qui appartient à 49 % à son avocat préféré, Maître BARGEAU.

Comme Monsieur DUMESNIL continue à obliger ses cabinets de syndic à passer par sa société « FAST Recouvrement » (malgré nos interventions lui rappelant l’illégalité du système), on comprend très vite pourquoi - lui et son associé-avocat - ont inventé le « commandement d’avocat à 120 € ».

Faisons en effet un rapide calcul à partir de l’exemple de mille lettres de mise en demeure envoyées par an (soit environ 80 par mois, ce qui est peu) :

-          une lettre recommandée avec accusé de réception à 25 € (déjà chère) x 1 000 = 25 000 € ;

-          une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) rebaptisée « commandement d’avocat » à 120 € x 1 000 = 120 000 €.

 

Différence : 95 000 € qui font près de 600 000 de nos francs de jadis.

 

Et vive la sémantique au service de certains syndics.

III.              Un danger pour les copropriétés

Vous direz peut-être : « Tant pis pour les débiteurs ; ils n’ont qu’à payer leur charges ». Ce serait une réaction doublement inopportune.

a)     D’abord parce que parmi les gens qui ne payent pas leurs charges il y a au moins 50 % de braves gens qui ont de réelles difficultés et que la bonne solution pour qu’ils payent leurs charges n’est pas de les assommer avec des actes facturés cinq ou vingt fois leur coût réel.

b)     Ensuite parce que si les gens ainsi malmenés vont au tribunal, le juge va déclarer illicites ou abusifs ces frais qui reviendront ensuite dans les charges communes…

Conséquence : il faut réagir non seulement sur le principe, mais parce que de tels abus vont vite peser sur TOUS les copropriétaires.

 

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