Un
de nos adhérents nous a adressé un article du PARISIEN traitant
du problème de la « mérule »
et nous demande de bien vouloir le publier, en raison des « conseils »
qui l’accompagnent.
Comme
certains de nos adhérents de l’ouest de la
France nous ont déjà signalé que ces problèmes
de mérules avaient donné quelques mauvaises idées à des professionnels
indélicats, nous publions volontiers cet article qui permet :
-
non seulement de s’informer sur
le sujet ;
-
mais - le cas échéant - de résister
à de mauvaises informations.
« La Mérule »
« On
l’appelle la « lèpre
des maisons ». Moins connue que les termites mais tout
aussi féroce, elle s’attaque aux boiseries et aux charpentes
et peut, en quelques mois ravager une habitation du sol au plafond.
Considérée comme l’un des champignons les plus dangereux à l’intérieur
d’un logement, en Normandie et dans le nord de la France, elle est maintenant
signalée dans une cinquantaine de départements.
Inquiet des
dégâts causés par cet ennemi naturel, le Ministère du Logement
a demandé à l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) d’éditer
un guide de « prévention et de lutte contre les mérules »
disponible sur le site de l’ANAH (anah.fr).
« Nous voulons éviter que le phénomène ne se
développe davantage », résume Jean-Pierre BARDY, Sous-directeur
chargé de la qualité du développement durable au Ministère du
Logement.
« Ce champignon peut grignoter la totalité des
planchers en six mois ».
C’est que la mérule a trouvé ces derniers temps
une source d’épanouissement… insoupçonnée. Depuis le début des
années 2000, beaucoup de nouveaux propriétaires se sont lancés
dans des travaux de rénovation de maisons anciennes. « En
voulant surisoler leur logement, certains se sont retrouvés
avec des maisons où l’air ne circule pas assez, souligne Isabelle
LE BAYON, responsable mycologique à l’Institut technologique
FCBA, spécialiste du bois. Cela peut contribuer à créer de la
condensation et à stocker l’humidité. Un terrain favorable à
l’apparition de champignons ».
Spécialiste
du droit immobilier à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Maître Jacques
DUVAL affirme avoir une cinquantaine de dossiers en cours relatifs
à la mérule. « Ce
champignon peut grignoter la totalité des planchers en six mois
et il ya énormément de contentieux entre vendeurs et acquéreurs,
détaille l’avocat.
Au point que les notaires de la région demandent depuis
plusieurs années un diagnostic parasitaire avant toute transaction
pour rechercher notamment la présence de ce champignon lognivore »
Mais ces diagnostics visuels ne suffisent
pas toujours à repérer la mérule,qui se cache souvent dans les
cloisons, sous les plinthes et les planchers avant de sortir
au grand jour. « J’ai
vu des logements qu’il a fallu désosser de l’intérieur pour
se débarrasser du champignon, témoignage Maître Jacques DUVAL.
Parfois, le coût des travaux d’éradication et de remise en état
dépasse le prix d’acquisition de la maison ».
Nos conseils.
Voici nos conseils pour reconnaître
et éradiquer la mérule.
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Comment reconnaître ce champignon ? Une maison infestée par la mérule sent…
le champignon. Pendant sa formation, la méruleaà la forme d’une
masse cotonneuse blanc jaunâtre et est d’une épaisseur de 5 mm à 50 mm. Lorsqu’elle se propage,
elle prend un aspect plus consistant et une couleur brun rouille,
parfois bordée de blanc. La mérule s’attaque aux charpentes
et aux boiseries (escaliers, planchers, plinthes…). Elle se
délecte particulièrement des résineux (pins, épicéa) et apprécie
généralement les pièces confinées.
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Comment se développe-t-elle ? La mérule raffole de l’obscurité, des
maisons humides et mal ventilées. Elle se développe très rapidement
(jusqu’à 12 cm par semaine). Si elle
ne trouve plus de bois pour se nourrir, elle peut traverser
les maçonneries. Capable de transporter l’eau nécessaire à son
développement dans ses propres filaments, elle parvient à traverser
des pièces entières. Une mérule qui a germé au sous-sol d’une
maison peut ainsi finir sa course au grenier.
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Quels dégâts provoque-t-elle ? Surnommée le champignon des maisons,
la mérule utilise ses fins filaments pour pénétrer le bois sec
et le ronger de l’intérieur. Après son passage, le bois finit
par s’effriter et se morceler en petits cubes. Au XVIIIè
siècle, de nombreux navires, construits en bois, on été victimes
de ce champignon considéré aujourd’hui par le Ministère du Logement
comme « le plus
dangereux », pour les bâtiments car il a moins besoin
d’eau que les autres.
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Comment l’éradiquer. La mérule supporte mal la chaleur. Il existe des traitements
chimiques et thermiques pour l’éradiquer . Il faut faire
appel à un expert indépendant puis à une société spécialisée
dans le traitement ayant une certification CTBA plus délivrée
par l’institut technologique FCBA (www.feba.fr ). « La priorité est de détecter l’origine de l’humidité, souligne Isabelle
LE BAYON, de cet institut. Il faut ensuite traiter toutes les
zones infestées, ce qui implique parfois d’enlever des plinthes
et de soulever des revêtements ou des parquets ».
Frédéric MOUCHON