ARC Abus n°1734: 04 03 09/©

Les informations Rapides de la Copropriété (IRC)donnent la parole à l’ARC

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Dans son numéro de décembre 2008 le journal «  Les Informations Rapides de la Copropriété » (IRC) avait interrogé Serge IVARS, Président de la CNAB (Confédération Nationale des Administrateurs de Biens) MAIS 2GALEMENT DE LA NOUVELLE Union des Syndicats de Syndics baptisé UNIS (Union des Syndicats de l’Immobilier)  (voir nos abus numéro : 1702, 1701, 1700 et 1699).

Monsieur IVARS, comme souvent, y vantait les mérites des syndics professionnels, la faiblesse bien connue de leurs honoraires, la transparence tarifaire et le grand respect de l’avis du CNC (Conseil National de la Consommation) qui caractérise la profession ; enfin il assurait qu’un sondage commandé par la CNAB était favorable aux syndics.

La rédaction des Informations Rapides de la Copropriété a souhaité avoir l’avis d’une organisation représentative des copropriétaires concernant les analyses de Monsieur IVARS et a donc demandé au Directeur de l’ARC de « réagir » à ces propos, ce dont nous la remercions.

Voici la « réaction » de l’ARC en la personne de son directeur, Bruno DHONT :

 

« Les syndics sont-ils bien rémunérés ?

"Les syndics sont de bons professionnels, mais ils ne sont pas assez rémunérés ; s'ils l'étaient plus, alors ils seraient vraiment bons". C'est l'avis de la CNAB, pas le nôtre.

« D'abord sans même parler de la gestion au jour le jour des copropriétés, qui n'est pas toujours satisfaisante, loin s'en faut, disons que les syndics sont rarement des gestionnaires performants en ce qui concerne la maîtrise des charges. Or, c'est d'abord cela qu'on demande à un syndic. Ensuite il est inexact de dire que les honoraires des syndics - tous confondus - sont insuffisants. Le chiffre de la CNAB, qui parle d'une rentabilité de 1,77 %, ne reflète pas du tout la réalité. Nous avons d'ailleurs posé trois questions à la CNAB qui se garde bien de répondre.

« Trois questions 

« Pourquoi les produits financiers ont-ils été écartés des recettes affectées à l'activité "syndic " ? Le taux de 1,77 % obtenu prend-il en compte les honoraires privatifs très importants prélevés par les syndics (impayés, mutations) ; ce taux prend-il en compte les marges impressionnantes réalisées sur les photocopies (10 000 lots de copropriétés, soit 350 copropriétés, font 700 000 copies par an, soit pour des photocopies factu­rées 0,40 € et qui reviennent à 0,05 € une marge de... 255 000 € !). Lorsque l'on prend en compte les VRAIES recettes des syndics la marge globale remonte à 5 % voire 10 % pour certains !

« Les contrats de syndic

« La CNAB reprend le chiffre d'une réponse ministérielle faisant état - au 30 mars 2008 - d'un taux de conformité des contrats de syndic avec d'avis du CNC (Conseil National de la Consommation) de ... 89 % ! Chiffre d'autant plus improbable comme chacun sait qu'à cette époque à peine 50 % des syndics avaient com­mencé à essayer d'appliquer l'avis.

Aujourd'hui - janvier 2009 - SIX organisations nationales de consommateurs et de copropriétaires d'une part mettent en cause les chiffres avancés, d'autre part relèvent les problèmes importants que posent toujours les contrats de syndic et demandent, enfin, que l'avis - trop peu suivi - soit transformé en arrêté. On est loin de l'autosatisfaction de la CNAB.

« Sondage BVA

« Régulièrement, depuis des années, les syndics font état de sondages flatteurs pour eux mais invérifiables. Aujourd’hui la CNAB parle d’un taux de satisfaction de 70 %. Nous notons cependant qu'il y a quatre ans la FNAIM parlait d'un taux de satisfaction proche de 90 %. Même si l'on fait une seule seconde crédit au récent sondage de la CNAB, le dévissage est tout de même de l'ordre de 20 %. Pas de quoi pavoiser.

 

On le voit : la CNAB fait preuve d'un véritable autisme :

-         elle pense que les copropriétaires sont très contents de leur syndic ;

-         elle laisse croire que les syndics sont très respectueux des règles de transparence édictées par le Conseil National de la Consommation ;

-         elle se félicite de la haute compétence dse syndics, simplement un peu bridée par des honoraires qu'elle présente comme étant insuffisants.

« Et si on parlait de compétence, de maîtrise des charges, d'économies d'énergie, de présence sur le terrain, de disponibilité, de transparence tarifaire ? »

(Réaction de l’ARC à la tribune de Serge IVARS, président de la CNAB, publiée dans le numéro 544 des Informations Rapides de la Copropriété) ».

Merci, une fois encore, à la rédaction des IRC (Informations Rapides de la Copropriété) de nous avoir permis de répondre à Serge IVARS et de lui rappeler les questions que nous lui avons posées et auxquelles il se garde bien de répondre (voir abus numéro 1695).

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