Dans
son numéro de décembre 2008 le journal « Les Informations Rapides de la Copropriété »
(IRC) avait interrogé Serge IVARS, Président de la CNAB (Confédération Nationale
des Administrateurs de Biens) MAIS 2GALEMENT DE LA NOUVELLE Union des Syndicats de
Syndics baptisé UNIS
(Union des Syndicats de l’Immobilier)
(voir nos abus numéro : 1702,
1701,
1700
et 1699).
Monsieur
IVARS, comme souvent, y vantait les mérites des syndics
professionnels, la faiblesse bien connue de leurs honoraires,
la transparence tarifaire et le grand respect de l’avis
du CNC (Conseil National de la Consommation) qui caractérise
la profession ; enfin il assurait qu’un sondage
commandé par la CNAB était favorable aux syndics.
La
rédaction des
Informations Rapides de la Copropriété a souhaité avoir
l’avis d’une organisation représentative des copropriétaires
concernant les analyses de Monsieur IVARS et a donc
demandé au Directeur de l’ARC de « réagir »
à ces propos, ce dont nous la remercions.
Voici la « réaction » de l’ARC en la personne
de son directeur, Bruno DHONT :
« Les syndics sont-ils bien rémunérés ?
"Les syndics sont de bons professionnels, mais ils ne sont pas assez
rémunérés ; s'ils l'étaient plus, alors ils
seraient vraiment bons".
C'est l'avis
de la CNAB,
pas le
nôtre.
« D'abord sans même parler de la gestion
au jour le jour des copropriétés, qui n'est pas toujours
satisfaisante, loin s'en faut, disons que les syndics
sont rarement des gestionnaires performants en ce qui
concerne la maîtrise des charges. Or, c'est d'abord
cela qu'on demande à un syndic. Ensuite il est inexact
de dire que les honoraires des syndics - tous confondus
- sont insuffisants. Le chiffre de la CNAB, qui parle d'une rentabilité
de 1,77 %, ne reflète pas du tout la réalité. Nous avons
d'ailleurs posé trois questions à la
CNAB qui se garde bien de répondre.
« Trois questions
« Pourquoi les produits financiers ont-ils été écartés des recettes
affectées à l'activité "syndic
" ? Le taux de 1,77 % obtenu prend-il en compte
les honoraires privatifs très importants prélevés par
les syndics (impayés, mutations) ; ce taux prend-il
en compte les marges impressionnantes réalisées sur
les photocopies (10 000 lots de copropriétés, soit 350
copropriétés, font 700 000 copies par an, soit pour
des photocopies facturées 0,40 € et qui reviennent
à 0,05 € une marge de... 255 000 € !). Lorsque l'on
prend en compte les VRAIES recettes des syndics la marge globale remonte à 5 % voire 10
% pour certains !
« Les contrats de syndic
« La CNAB
reprend le chiffre d'une réponse ministérielle faisant
état - au 30 mars 2008 - d'un taux de conformité des
contrats de syndic avec d'avis du CNC (Conseil National
de la
Consommation) de ... 89 % ! Chiffre
d'autant plus improbable comme chacun sait qu'à cette
époque à peine 50 % des syndics avaient commencé à
essayer d'appliquer l'avis.
Aujourd'hui - janvier 2009
- SIX organisations
nationales de consommateurs et de copropriétaires d'une
part mettent en cause les chiffres avancés, d'autre
part relèvent les problèmes importants que posent toujours
les contrats de syndic et demandent, enfin, que l'avis
- trop peu suivi - soit transformé en arrêté. On est
loin de l'autosatisfaction de la CNAB.
« Sondage BVA
« Régulièrement, depuis des années, les syndics font état de sondages
flatteurs pour eux mais invérifiables. Aujourd’hui la CNAB parle d’un taux de satisfaction
de 70 %. Nous notons cependant qu'il y a quatre ans
la FNAIM parlait d'un taux de
satisfaction proche de 90 %. Même si l'on fait une
seule seconde crédit au récent sondage de la CNAB, le dévissage est tout de même de l'ordre de
20 %. Pas
de quoi pavoiser.
On le voit : la CNAB
fait preuve d'un véritable autisme :
-
elle
pense que les copropriétaires sont très contents de
leur syndic ;
-
elle
laisse croire que les syndics sont très respectueux
des règles de transparence édictées par le Conseil National
de la Consommation ;
-
elle
se félicite de la haute compétence dse
syndics, simplement un peu bridée par des honoraires
qu'elle présente comme étant insuffisants.
« Et si on parlait de compétence, de maîtrise
des charges, d'économies d'énergie, de présence sur
le terrain, de disponibilité, de transparence tarifaire
? »
(Réaction de l’ARC à la tribune de Serge
IVARS, président de la
CNAB, publiée dans le numéro 544 des
Informations Rapides de la Copropriété) ».
Merci, une fois encore, à la rédaction
des IRC (Informations Rapides de la Copropriété) de nous avoir permis de répondre à
Serge IVARS et de lui rappeler les questions que nous
lui avons posées et auxquelles il se garde bien de
répondre (voir abus numéro 1695).