L’Assemblée
Nationale n’aura sans doute jamais à se prononcer
sur l’inadmissible et liberticide proposition de loi
du député Rudy SALLES visant à empêcher les copropriétaires
de gérer eux-mêmes leurs copropriétés (voir abus 1713
et 1692).
Notre
TAM-TAM a bien fonctionné, encore une fois, et les
syndics qui avaient tenu la plume de ce député en
seront doublement pour leurs frais :
-
d’abord
ils ont déclenché un beau tollé « démocratique » non seulement chez
de nombreuses associations qui, à notre suite, ont
exprimé leur indignation virulente, mais aussi chez
de nombreux députés (toutes tendances confondues) ;
-
ensuite
ils ont relancé - bien malgré eux - une « publicité » très positive en faveur
des syndics bénévoles dans les petites copropriétés
( l’émission « service
public » sur France-Inter a ainsi consacré
un quart d’heure à vanter les mérites des syndics
bénévoles) ; nous n’en demandions pas tant…
Personne
n’a été, en effet, dupe du fait que cette proposition
de loi émanait bien d’un groupe de syndics professionnels
très agacés par le développement des syndics bénévoles,
pour mémoire, syndic bénévole pour pallier les carences
de « certains »
syndics professionnels (suivez notre regard).
Etant
donné les retombées très positives pour les copropriétaires
de cette initiative nous incitons les syndics à continuer
à utiliser aussi maladroitement la « représentation nationale ».
On leur suggère ainsi quelques propositions
de loi bien « corporatistes »
:
- Une tendant à supprimer totalement la possibilité du
compte bancaire séparé en copropriété (par les
temps difficiles qui courent, rien ne vaut un beau
gros compte unique bourré à craquer !).
- Une tendant à interdire aux conseils syndicaux de contrôler
les comptes de leur syndic (contrôles qui font
perdre beaucoup trop de temps à tous ces professionnels
si dévoués à leurs copropriétés et qui ne peuvent
plus supporter cette suspicion généralisée).
- Une interdisant définitivement la moindre
liste de tâches de gestion courante obligatoire
à insérer dans les contrats de syndic (il faut,
comprenez-vous, des prestations adaptées à chaque
copropriété… laissons faire la « liberté contractuelle »).
Plus
il y aura de belles propositions de lois aussi bêtement
« spontanées »,plus vite les yeux s’ouvriront.
Merci
Monsieur Rudy SALLES.