Imaginez
que les huissiers puissent pratiquer pour des actes obligatoires
les prix qu’ils veulent !
Ce
serait « horrible »… évidemment puisqu’ils pratiqueraient forcément
des prix très élevés (les personnes étant obligées de passer
par eux). Encore pourrait-on mettre les huissiers en concurrence.
Et
bien, ce qui serait « horrible » avec les huissiers
est précisément ce qui se passe aujourd’hui avec les syndics
pour les actes obligatoires, mais un cran au-dessus.
Car
les syndics :
1)
peuvent
pratiquer les prix qu’ils veulent ;
2)
mais
ne peuvent pas être mis en concurrence.
Un « état
daté » ne peut être fait QUE
par le syndic en place, par exemple ; même chose pour la
lettre RAR concernant la mise en demeure d’avoir à payer des
charges.
Depuis
trois ans, l’ARC a adressé aux moins dix lettres à la DGCCRF pour lui demander à
ce qu’un arrêté des prix soit envisagé, comme le prévoit d’ailleurs
la loi en pareil cas (actes obligatoires qui font l’objet d’un
monopole).
Dix
lettres mais aucune réponse. On se demande pourquoi.
Voici
un nouveau témoignage qui montre à quel point ce silence de
la DGCCRF est peu admissible
alors que le problème est si évident :
« Madame,
Monsieur,
Comme
j’ai eu l’occasion de constater que vous suivez les agissements
de FONCIA, je vous donne une information :
Je
viens de céder un emplacement parking à un de mes voisins. C’est
un emplacement non fermé pour lequel les charges correspondent
à 33/10.000e ce qui amène à un montant d’appel trimestriel
de 69.04 € soit à peu près 276.00 € par an.
Et
bien pour cette cession, FONCIA m’a demandé 419.80 € au titre
des honoraires de mutation. Soit presque la valeur de deux ans
de charges !...
Vous
pourrez ajouter cela au scandale de l’attestation dite de TVA
dont vous avez déjà parlé sur votre site, questionnaire que
nous envoie FONCIA tous les ans pour s’assurer ( ?!) que
le bien est à usage d’habitation, et qui leur permet, dans les
comptes de l’exercice, d’ajouter une dépense de 491.62 € au
titre de « prestations supplémentaires ».
À
toutes fins utiles.
Je
vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes respectueuses salutations ».
419,80 € ! Qu’est-ce qui peut expliquer
le silence de l’Administration et son indifférence sur ce
sujet des actes obligatoires ?