Nous
avons réussi à obtenir copie du projet d’arrêté concernant les
contrats de syndic.
Cet
arrêté présente cinq défauts majeurs qui font qu’il ne permettra
d’éradiquer aucun des abus que nous déplorons tous.
Voici
ces cinq défauts et les cinq demandes
correspondantes que nous formulons.
1.
Premier
défaut : aucune définition de la notion de « tâche de gestion courante ».
Le
décret reprend la liste des quarante-quatre tâches de l’avis
(très insuffisant) du CNC - Conseil National de la
Consommation ; il précise bien que cette
liste n’est pas exhaustive mais ne donne aucune définition de
ces tâches.
Conséquence : rien n’empêchera les
syndics de baptiser « tâche de gestion particulière » toute prestation non incluse dans cette liste (c’est
ce qu’a fait la
FNAIM dans son contrat-type pourtant lourdement
condamné par le Tribunal de Grande Instance de Grenoble).
Ceci
sera d’autant plus facile que l’arrêté ne définit pas non plus
la notion de « tâches
de gestion particulière », comme nous le demandons
également.
2.
Deuxième
défaut : l’arrêté ne tranche pas sur le problème des
frais de tirage (photocopies).
Rappelons
que nous demandons (en phase avec le Tribunal de Grande Instance
de Grenoble, là encore) que les frais de tirage pour actes de
gestion courante ne puissent pas être facturés en plus ( voir
Tribunal de Grande Instance de Grenoble), ce qui permet actuellement
tous les abus ( photocopies en moyenne de 0,20 € peuvent aller
jusqu’à 0,50 euros !!!) Imagine-t-on une facturation des frais
téléphoniques du syndic qui soit appliquée en PLUS ?
Non, alors pourquoi.
3.
Troisième
défaut : l’arrêté est muet sur le problème des « forfaits » annexes.
Il
est incompréhensible que l’arrêté ne se soit pas prononcé sur
ces forfaits (forfaits administratifs ; forfaits accès
à Internet ; forfaits vote électronique ; forfaits
urgence 24 h/24…).
Comment
admettre que tous ces « forfaits » (de plus en plus nombreux
et coûteux) puissent être facturés en plus du forfait de base ?
Ces
« forfaits »
de toutes natures soient doivent être inclus dans le forfait
de base, soit sont des pseudo prestations (exemple : forfait
Internet ; forfait 24 h/24, etc.) qui sont donc au mieux
des services OPTIONNELS,
à faire voter à part du contrat .
4.
Quatrième
défaut : l’arrêté ne prévoit toujours pas que le contrat
de base devra inclure obligatoirement la tenue de l’assemblée
générale annuelle ; la formule retenue permettra toujours
aux syndics qui le veulent de facturer intégralement en plus
les assemblées générales en dehors des heures ouvrables.
Nous
demandions que l’arrêté prévoit que les contrats inclus la phrase
suivante « Tenue de l’assemblée générale annuelle dans les limites de… heures »,
ce qui aurait réglé le problème.
5.
Cinquième
défaut : enfin l’arrêté reste muet sur les honoraires
privatifs obligatoires, ce qui va permettre aux syndics de continuer
à facturer la lettre recommandée avec accusé de réception à
50 € ou l’état daté à 500 € !