Honoraires
de SERGIC pour gros travaux : quand nos adhérents nous
ont adressé la lettre de SERGIC - LE TOUQUET, nous n’en avons pas
cru nos yeux.
Et
puis, une fois que nous avons compris l’erreur de SERGIC
LE TOUQUET, nous n’en avons pas cru nos cerveaux.
Examinons
la situation en rappelant dans un premier temps la législation
applicable avant de revenir, dans un second temps sur le non-respect
récurrent de cette législation par SERGIC.
I - Rappel de la loi
La
loi du 25 mars 2009 dite Loi Boutin ou MOLLE (Mobilisation
pour le Logement
et la Lutte
contre l’Exclusion)
a été publiée au Journal Officiel le 27 mars suivant.
Cette
loi a crée, entre autres, l’article 18-1 A, inséré dans la loi du
10 juillet 1965.
Nous
reproduisons le texte :
« Seuls
les travaux mentionnés à l'article 14-2 et votés par l'assemblée
générale des copropriétaires en application des articles 24,
25, 26, 26-3 et 30 peuvent faire l'objet d'honoraires spécifiques
au profit du syndic. Ces honoraires sont votés lors de la même
assemblée générale que les travaux concernés, aux mêmes règles
de majorité. »
L’article
18-1 A renvoie donc à l’article 14-2
de la loi du 10/07/1965. Cet article avait été crée par la loi SRU du 13/02/2000.
La
liste des travaux à laquelle il est fait référence dans l’article
14-2 de la loi de 1965 a bien été définie dans
le DECRET N° 2004-479
DU 27 MAI 2004 et est reproduite dans l’article 44 du décret
du 17 mars 1967.
Cela
semble fastidieux à lire, mais nécessaire puisqu’il apparaît
que nombre de syndics, dont SERGIC, refuse toujours d’appliquer la législation,
APPLICABLE DEPUIS 6 ANS !
Il
est utile de rappeler que l’article 18-1A de la loi du 10 juillet
1965 est d’ordre public.
II. Refus de SERGIC d’appliquer l’art.
18-1 A
de la loi du 10 juillet 1965
Le
président du conseil syndical nous précise qu’une assemblée
générale s’est tenue en mai 2009, et coup de théâtre, au moment
du vote des travaux d’ascenseur, le syndic, qui n’est autre
que SERGIC LE TOUQUET, refuse d’appliquer
l’article 18-1A de la loi et impose d’être rémunéré conformément
aux honoraires indiqués dans son contrat signé avant la loi
Boutin du 25 mars 2009.
Dans
cette situation, non seulement le syndic ignore délibérément
la loi, mais l’écrit noir sur blanc, au copropriétaire qui souhaite
obtenir de plus amples explications sur l’attitude inexplicable
de son syndic. Voici donc reproduit ci-dessous un extrait de
la lettre de réponse de SERGIC LE TOUQUET :
« les résolutions relatives
aux honoraires travaux n’étaient pas encore obligatoires lors
de la convocation de l’assemblée générale du mois de mai » !
Une
aberration.
Rappelons
que la loi créant l’article 18-1A était applicable depuis le
27 mars 2009, date de sa publication au Journal Officiel.
Malheureusement,
ce n’est pas la première fois que SERGIC
se comporte ainsi dans le même contexte.
Nous
vous renvoyons à notre abus n° 1914.
Il s’agissait alors de SERGIC
VIROFLAY.