Attention au nombre de lots retenu par certains syndics pour calculer leurs
honoraires ou les frais supplémentaires !
Ils peuvent profiter du flou concernant cette
unité de valeur pour augmenter artificiellement
le coût final.
L’ARC tient donc à attirer, une nouvelle
fois, l’attention des responsables de copropriété
par rapport au calcul des honoraires (de base
ou supplémentaires) des syndics effectué en fonction
du nombre de lots (principaux).
Nous avons reçu plusieurs témoignages
récents d’adhérents ayant constaté dans le cadre
de la préparation des prochaines Assemblées Générales
divers problèmes, de ce
type.
Voici une première liste des principaux
abus constatés :
1. Le nombre total de lots principaux
pris en compte est surestimé et ne correspond
pas, en particulier, à l’application stricte du
règlement de copropriété. Plusieurs copropriétés
nous ont signalé des écarts pouvant atteindre
20% (voir déjà notre abus numéro 1324).
2. Quand des copropriétaires extérieurs
à la copropriété possèdent uniquement un lot anciennement
secondaire (exemple : un parking), le syndic
applique le même tarif unitaire que s’il s’agissait
d’un lot principal.
3. Parfois, le décompte des lots ne distingue
pas toujours les lots principaux et les lots secondaires
(parking, cave) ce qui veut dire que la gestion
des lots secondaires est facturée bien souvent
au
même tarif que celui des lots principaux.
4. Dans d’autres cas le syndic applique
un tarif moindre pour les lots secondaires mais
qui reste démesuré par rapport à la charge de
travail qu’ils représentent sur le plan de la
gestion et de l’entretien.
5. Il y a confusion entre les notions
de compte et de lot. Un copropriétaire qui a plusieurs
lots ne représente qu’un seul compte et donc qu’un
seul acte de gestion pour le syndic. Ainsi dans
une copropriété gérée par un cabinet LOISELET,
on a dénombré 148 copropriétaires mais 329 lots
facturés. Conséquence :
le prix de base par copropriétaire s‘élève à 216
€, au lieu de 150 pour ce type de résidence.
6. Les regroupements ou les changements
de destination de lots intervenus depuis l’élaboration
du règlement de copropriété ne sont pas pris en
compte.
Voici le témoignage d’une copropriété
qui a eu gain de cause grâce à l’application de
nos conseils :
« Lors de la renégociation du contrat annuel, nous avons imposé à
notre syndic de baser le calcul des honoraires
sur le nombre de comptes et non sur le décompte
des lots. Cela a permis à la copropriété de faire
une économie de 18 % exactement par rapport à
la facturation précédente. »
Notre conseil :
L’ARC n’a pas de solution unique à
proposer. Toutefois,
elle vous recommande lors de la renégociation
annuelle du contrat de gestion de la copropriété
ou du contrôle des factures complémentaires
de vous assurer que le syndic ne profite pas
de la méconnaissance du conseil syndical (ou
de son manque de vigilance) pour générer une
source de revenu supplémentaire intégrant une
forte marge.
Surtout, soyez proactif et partez du
principe que la notion de lot ne veut pas dire
grand-chose. Il vaut mieux prendre comme unité
de valeur le « compte » ou à défaut les « lots principaux » réels si leur décompte est correctement
maîtrisé.