Nous
avions déjà dénoncé dans le passé
les manœuvres du cabinet Icade (ex Cabinet Villa) en matière de facturation de frais
d’archivages.
Ces
frais, rappelons-le, sont « justifiés »
par ce syndic en considération de
la 20ème recommandation de la Commission Relative
à la
Copropriété qui traite
de question. Or la référence à cette
recommandation, présentée comme une
nouveauté est illusoire puisque ce
texte date de 1999 et est donc même
antérieur à la loi SRU du 13 décembre
2000.
Nos
adhérents du 79 rue Marcadet
ont tenu bon, en refusant fermement
une quelconque facturation au titre
de l’archivage. Notamment, le président
du Conseil
Syndical de cet immeuble s’est opposé
à la facturation d’une prestation
qu’il estimait relever de la gestion
courante.
La
réponse du syndic Icade
face à ces adhérents que nous qualifierons
de « motivés » fut laconique :
« En
tout état de cause, et conformément
à votre décision, les archives de
votre syndicat ne seront pas prises
en compte par Pro Archives et votre
syndicat n’aura donc pas de dépense
à engager à ce titre. Nous continuerons
à les conserver mais dans des conditions
de gestion et conservation qui n’ont
rien de comparables avec celles proposées
par Pro. Archives ».
Nos
lecteurs comprendront aisément que
l’opération de stockage a pour intérêt :
- de libérer de l’espace
dans les cabinets de syndics ;
- de transférer la responsabilité
de la préservation de l’intégrité
des archives à une tierce personne ;
- de permettre indirectement
au syndic sortant de se dédouaner
en cas de transfert des archives
à un nouveau syndic ;
- le cas échéant, d’améliorer
ses marges.
Fort
heureusement, une Réponse Ministérielle
a condamné ce type de pratique (voir
ici même abus N° 671)
mais il est de plus en plus nécessaire
qu’un texte ayant force obligatoire
vienne énoncer limitativement les
tâches relevant de la gestion courante
et celles relevant des prestations
complémentaires.