1-
Ils voient de l’amiante partout
On
a affaire à deux types de diagnostiqueurs
« catastrophe » en matière de recherche d’amiante :
-
ceux
qui ne VOIENT pas l’amiante lorsqu’il
y en a ;
-
ceux
qui voient l’amiante où elle n’est
pas.
Les
premiers sont dangereux pour notre
santé ; et les seconds pour nos
finances.
Nous
allons voir ici un exemple particulièrement
grave du deuxième genre.
Il
s’agit d’un cas qui met en cause la
société DEP qui non seulement va constater
de l’amiante là où il n’y en a pas,
mais annonce qu’elle devra venir vérifier
périodiquement et moyennant finances
le « bon état » de conservation de ce matériau fantôme, ô combien
dangereux.
2-
Où l’on retrouve DEP
DEP,
cela vous dit quelque chose ?
L’ex DEP-Parasitis,
société dix fois nominée sur notre
site pour ses abus, chassée à coup
de pieds aux fesses par nos adhérents
et profitant de la générosité incompréhensible
de certains syndics qui, évidemment
- eux - ne profitent de rien.
Cela
va sans dire…
3-
Un contre-plaqué peint en blanc
Un
supposé spécialiste de l’amiante de
chez DEP parvient un jour à se glisser
(ceci sans autorisation) dans la cage
d’escalier d’un immeuble adhérent
à l’ARC (voir plus loin comment et
pourquoi) pour faire un « diagnostic étendu amiante » et tombe en arrêt devant une plaque
« blanche »
(le dessus d’une porte de placard
d’une gaine technique).
Notre
spécialiste est formel dans son rapport :
« Il s’agit d’une plaque en amiante ». Il est tellement sûr de
lui :
-
qu’il
ne prend pas la peine d’ouvrir le
placard ;
-
qu’il
annonce déjà dans son rapport qu’il
sera nécessaire que DEP assure périodiquement
le « suivi »
de l’état de cette plaque.
4-
Un syndic bénévole vigilant
Malheureusement
pour DEP et son « spécialiste »,
la copropriété est gérée par un syndic
adhérent à l’ARC.
Notre
syndic reçoit le rapport et tombe
doublement des nues :
1-
D’abord
il n’a JAMAIS commandé de diagnostic
à DEP (et prend donc très mal le fait
d’avoir reçu une facture d’environ
300 euros).
2-
Ensuite,
il sait parfaitement qu’il n’y a pas
d’amiante dans son immeuble, étant
lui-même architecte de métier. Par
contre, ce qu’il sait parfaitement,
sans même avoir à sortir de son logement,
c’est que les fameuses plaques blanches
relevées par DEP comme matériau dangereux
à surveiller, ce sont simplement des
PLAQUES DE CONTRE-PLAQUÉ PEINTES
EN BLANC.
Hé
oui, le voilà le matériau si dangereux !
Une simple plaque de bois. N’importe
quel « technicien
de la construction » un peu
attentif aurait pu s’en apercevoir ;
n’importe quel passant, même, à condition
d’ouvrir la gaine (ce qu’aurait dû
faire le « contrôleur »)
et de regarder, de l’autre côté, pour
examiner la partie non peinte.
5-
Une rente
L’aveuglement
du technicien de DEP n’est pas simplement
gravissime d’un point de vue « technique » ; il a aussi des
incidences financières, car naturellement
qui dit amiante dans un immeuble dit
« contrôle
périodique » de l’état de
conservation du matériau. En fait
300 à 400 euros de temps en temps
(ceci dans des milliers d’immeubles)
pour vérifier la tenue de matériaux
supposés amiantés. Elle n'est pas
belle la vie pour DEP ?
6-
Ultime information
Sans
doute vous demandez-vous comment un
agent de DEP a pu se glisser dans
une copropriété adhérente collective
de l’ARC. L’histoire est cocasse.
La
copropriété est en fait un immeuble
isolé, qui fait partie d’une copropriété
plus grande, mais s’est constitué
en syndicat secondaire pour échapper
à la gestion si peu « professionnelle »
de son syndic.
La
copropriété principale est gérée -
la pauvre - par PATRIMONIA (racheté
par GESTRIM). Or, PATRIMONIA est ce
genre d’excellents syndics à avoir
signé illégalement avec DEP des contrats
de groupe concernant TOUS ses immeubles
sans accord de personne. Et comme
PATRIMONIA est souvent aussi approximatif
en matière juridique qu’il l’est en
matière de contrat, il a tout simplement
oublié que - dans un syndicat secondaire
- les parties communes relevaient
du … syndic secondaire.
Et
voilà pourquoi notre adhérent a pu
recevoir une facture (élevée) de DEP
pour un travail non commandé sur des
parties communes gérées (et fort bien)
par lui.
Résumons :
-
un
syndic professionnel qui « court-circuite »
un syndic bénévole ;
-
un
contrat de groupe signé sans accord
des copropriétaires ;
-
un
« expert » de DEP qui confond une plaque
de bois peinte
avec une plaque d’amiante ;
-
une
promesse de rente pour un spécialiste
qui, pendant trente ans, va facturer
régulièrement des visites de contrôle.