ARC Abus n°737: 26 04 06 /©

DEP et l’amiante : DEPerie ou DUPerie ?

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1-     Ils voient de l’amiante partout

 

On a affaire à deux types de diagnostiqueurs « catastrophe » en matière de recherche d’amiante :

 

-          ceux qui ne VOIENT pas l’amiante lorsqu’il y en a ;

-          ceux qui voient l’amiante où elle n’est pas.

 

Les premiers sont dangereux pour notre santé ; et les seconds pour nos finances.

 

Nous allons voir ici un exemple particulièrement grave du deuxième genre.

 

Il s’agit d’un cas qui met en cause la société DEP qui non seulement va constater de l’amiante là où il n’y en a pas, mais annonce qu’elle devra venir vérifier périodiquement et moyennant finances le « bon état » de conservation de ce matériau fantôme, ô combien dangereux.

 

2-     Où l’on retrouve DEP

 

DEP, cela vous dit quelque chose ? L’ex DEP-Parasitis, société dix fois nominée sur notre site pour ses abus, chassée à coup de pieds aux fesses par nos adhérents et profitant de la générosité incompréhensible de certains syndics qui, évidemment - eux - ne profitent de rien.

 

Cela va sans dire…

 

3-     Un contre-plaqué peint en blanc

 

Un supposé spécialiste de l’amiante de chez DEP parvient un jour à se glisser (ceci sans autorisation) dans la cage d’escalier d’un immeuble adhérent à l’ARC (voir plus loin comment et pourquoi) pour faire un « diagnostic étendu amiante » et tombe en arrêt devant une plaque « blanche » (le dessus d’une porte de placard d’une gaine technique).

Notre spécialiste est formel dans son rapport : « Il s’agit d’une plaque en amiante ». Il est tellement sûr de lui :

 

-          qu’il ne prend pas la peine d’ouvrir le placard ;

-          qu’il annonce déjà dans son rapport qu’il sera nécessaire que DEP assure périodiquement le « suivi » de l’état de cette plaque.

 

4-     Un syndic bénévole vigilant

 

Malheureusement pour DEP et son « spécialiste », la copropriété est gérée par un syndic adhérent à l’ARC.

 

Notre syndic reçoit le rapport et tombe doublement des nues :

 

1-     D’abord il n’a JAMAIS commandé de diagnostic à DEP (et prend donc très mal le fait d’avoir reçu une facture d’environ 300 euros).

2-     Ensuite, il sait parfaitement qu’il n’y a pas d’amiante dans son immeuble, étant lui-même architecte de métier. Par contre, ce qu’il sait parfaitement, sans même avoir à sortir de son logement, c’est que les fameuses plaques blanches relevées par DEP comme matériau dangereux à surveiller, ce sont simplement des PLAQUES DE CONTRE-PLAQUÉ PEINTES EN BLANC.

 

Hé oui, le voilà le matériau si dangereux ! Une simple plaque de bois. N’importe quel « technicien de la construction » un peu attentif aurait pu s’en apercevoir ; n’importe quel passant, même, à condition d’ouvrir la gaine (ce qu’aurait dû faire le « contrôleur ») et de regarder, de l’autre côté, pour examiner la partie non peinte.

 

5-     Une rente

 

L’aveuglement du technicien de DEP n’est pas simplement gravissime d’un point de vue « technique » ; il a aussi des incidences financières, car naturellement qui dit amiante dans un immeuble dit « contrôle périodique » de l’état de conservation du matériau. En fait 300 à 400 euros de temps en temps (ceci dans des milliers d’immeubles) pour vérifier la tenue de matériaux supposés amiantés. Elle n'est pas belle la vie pour DEP ?

 

6-     Ultime information

 

Sans doute vous demandez-vous comment un agent de DEP a pu se glisser dans une copropriété adhérente collective de l’ARC. L’histoire est cocasse.

 

La copropriété est en fait un immeuble isolé, qui fait partie d’une copropriété plus grande, mais s’est constitué en syndicat secondaire pour échapper à la gestion si peu « professionnelle » de son syndic.

 

La copropriété principale est gérée - la pauvre - par PATRIMONIA (racheté par GESTRIM). Or, PATRIMONIA est ce genre d’excellents syndics à avoir signé illégalement avec DEP des contrats de groupe concernant TOUS ses immeubles sans accord de personne. Et comme PATRIMONIA est souvent aussi approximatif en matière juridique qu’il l’est en matière de contrat, il a tout simplement oublié que - dans un syndicat secondaire - les parties communes relevaient du … syndic secondaire.

 

Et voilà pourquoi notre adhérent a pu recevoir une facture (élevée) de DEP pour un travail non commandé sur des parties communes gérées (et fort bien) par lui.

 

Résumons :

-          un syndic professionnel qui « court-circuite » un syndic bénévole ;

-          un contrat de groupe signé sans accord des copropriétaires ;

-          un « expert » de DEP qui confond une plaque de bois peinte avec une plaque d’amiante ;

-          une promesse de rente pour un spécialiste qui, pendant trente ans, va facturer régulièrement des visites de contrôle.

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