ARC Abus n°1006: 18 04 07 /©

KONÉ ou l’abus puissance dix

retour abus


Au concours « du plus bel abus » lancé à l’occasion de notre «  1 000ème abus » la deuxième place ex-aequo a été attribuée à KONÉ, pour l’abus que nous allons présenté.

KONÉ partage cette deuxième place avec un autre ascensoriste (France-Logique, du groupe OTIS) dont nous évoquons les facéties dans notre abus numéro 1005.

Vous allez voir que KONÉ n’a pas volé sa deuxième place. Heureusement, il y avait en face de ce géant un conseil syndical particulièrement efficace assisté par sa non moins efficace association préférée.

 

1-     Première étape

 

À ARCUEIL il y a un immeuble de six étages dont le conseil syndical est adhérent à l’ARC. Immeuble bien calme, bien entretenu, et peuplé de gens plutôt modestes.

L’ascenseur est entretenu par KONÉ. Suite à des problèmes de serrures sur trois portes palières, KONÉ met trois étages à l’arrêt (trois sur six !). Un ascenseur, c’est bien connu c’est fait pour être mis à l’arrêt.

 

2-     Deuxième étape

 

«  Qu’à cela ne tienne » dit KONÉ, « nous allons vous mettre de belles serrures aux normes et l’ascenseur pourra fonctionner à ces étages ».

« Combien ? ».

«  2.954 euros ! ».

« Mais c’est hors de prix ; on peut ne pas mettre autant d’argent dans trois serrures ».

« On a pas le choix, les serrures que vous avez actuellement ne se fabriquent plus ! ».

En gros : « soit vous payez, soit vous montez à pieds ».

 

3-     Troisième étape

 

Le conseil syndical contacte l’ARC. «  KONÉ nous dit qu’ils n’ont plus ces serrures ; qu’en pensez-vous ? ».

Un de nos aimables et efficaces spécialistes téléphone alors à la société PROKODIS - filiale de KONÉ chargée de diffuser les pièces détachées du groupe -  et demande s’il serait possible d’avoir trois serrures de tel modèle.

 

-          «  Aucun problème, nous en avons encore en stock ».

-          «  Le prix ? ».

-          «  55,52 euros TTC l’unité ».

-          « Cinquante-cinq euros cinquante-deux cents, dites-vous ? ».

-          « Oui, cinquante-cinq euros cinquante-deux cents ? ».

-          « Et vous pouvez les livrer ? ».

-          « Pas de problème ».

-          En combien de temps ?

-          Sous une semaine.

 

Conclusion

 

Et voilà comment on est passé de 2 954 euros à 186,56 euros.

En francs, pour ceux qui ne sont toujours pas habitués cela donne : « Voilà comment on est passé de 19 378 francs (pour trois serrures) à 1 223,83  Francs ».

Quel est le plus incroyable dans cette histoire :

-          L’attitude de KONÉ ?

-          Le bon sens de nos adhérents.

-          L’efficacité du spécialiste de l’ARC ?

 

Les trois.

 

Ah ! Un mot, encore :

Le remplacement des serrures était du dans le cadre du contrat d’entretien complet…

Non, un dernier mot : depuis cette affaire, KONÉ est naturellement furieux et a montré que ce n’était pas pour rien qu’il était arrivé deuxième au concours du plus bel abus : il a fait retirer du catalogue de sa société PROKODIS les serrures en question.

Difficile de faire pire…

Retour abus en vrac

Retour abus en vrac