Au
concours « du plus bel abus » lancé à l’occasion de notre « 1 000ème abus » la
deuxième place ex-aequo a été attribuée à KONÉ, pour l’abus
que nous allons présenté.
KONÉ
partage cette deuxième place avec un autre ascensoriste
(France-Logique, du groupe OTIS)
dont nous évoquons les facéties dans notre abus numéro 1005.
Vous
allez voir que KONÉ n’a pas volé sa deuxième place. Heureusement,
il y avait en face de ce géant un conseil syndical particulièrement
efficace assisté par sa non moins efficace association préférée.
1-
Première étape
À
ARCUEIL il y a un immeuble de six étages dont le conseil
syndical est adhérent à l’ARC. Immeuble bien calme, bien
entretenu, et peuplé de gens plutôt modestes.
L’ascenseur
est entretenu par KONÉ. Suite à des problèmes de serrures
sur trois portes palières, KONÉ met trois étages à l’arrêt
(trois sur six !). Un ascenseur, c’est bien connu c’est
fait pour être mis à l’arrêt.
2-
Deuxième étape
«
Qu’à cela ne tienne »
dit KONÉ, « nous
allons vous mettre de belles serrures aux normes et l’ascenseur
pourra fonctionner à ces étages ».
« Combien ? ».
«
2.954 euros ! ».
« Mais c’est hors de prix ; on peut ne pas
mettre autant d’argent dans trois serrures ».
« On a pas le choix, les serrures que vous avez
actuellement ne se fabriquent plus ! ».
En
gros : « soit
vous payez, soit vous montez à pieds ».
3-
Troisième étape
Le
conseil syndical contacte l’ARC. « KONÉ
nous dit qu’ils n’ont plus ces serrures ; qu’en pensez-vous ? ».
Un
de nos aimables et efficaces spécialistes téléphone alors
à la société PROKODIS - filiale de KONÉ chargée de diffuser
les pièces détachées du groupe - et demande s’il serait possible d’avoir trois
serrures de tel modèle.
-
«
Aucun problème, nous en avons encore en stock ».
-
«
Le prix ? ».
-
«
55,52 euros TTC l’unité ».
-
« Cinquante-cinq euros cinquante-deux cents,
dites-vous ? ».
-
« Oui, cinquante-cinq euros cinquante-deux cents ? ».
-
« Et vous pouvez les livrer ? ».
-
« Pas de problème ».
-
En
combien de temps ?
-
Sous
une semaine.
Conclusion
Et
voilà comment on est passé de 2 954 euros à 186,56
euros.
En
francs, pour ceux qui ne sont toujours pas habitués cela
donne : « Voilà comment on est passé de 19 378 francs
(pour trois serrures) à 1 223,83
Francs ».
Quel
est le plus incroyable dans cette histoire :
-
L’attitude
de KONÉ ?
-
Le
bon sens de nos adhérents.
-
L’efficacité
du spécialiste de l’ARC ?
Les trois.
Ah !
Un mot, encore :
Le
remplacement des serrures était du dans le cadre du contrat
d’entretien complet…
Non,
un dernier mot : depuis cette affaire, KONÉ est naturellement
furieux et a montré que ce n’était pas pour rien qu’il était
arrivé deuxième au concours du plus bel abus : il a
fait retirer du catalogue de sa société PROKODIS les serrures
en question.
Difficile
de faire pire…