ARC Abus n°1012: 25 04 07 /©

Quand la réalité va plus loin encore

que les « abus de l’ARC »

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Un adhérent nous a adressé un article de la « Dépêche du Midi » qui :

 

1-     relate une grève chez OTIS à Toulouse ;

2-     surtout, donne la parole aux techniciens ascensoristes.

 

Les propos tenus par ceux-ci sont encore plus accablants que les dizaines d’articles consacrés sur notre site aux ascensoristes.

Que disent ces techniciens ? la même chose que nous, avec encore plus de force :

 

1-     que le nombre d’appareils par technicien est tel qu’ils ne peuvent PAS faire de réelles visites d’entretien ;

2-     Que celles-ci se résument à une course à la signature (signature du carnet d’entretien) ;

3-     qu’OTIS fait tout pour ne pas assurer les grosses réparations dues au titre des contrats d’entretien et diffère au maximum celles-ci ;

4-     qu’OTIS est surtout préoccupé de facturer des gros travaux HORS contrat.

 

  • Voici le titre de l’article :

 

« AUJOURD'HUI, LES TECHNICIENS DE LA SOCIÉTÉ OTIS SONT EN GRÈVE. ILS DÉNONCENT LES CONDITIONS DANS LESQUELLES ILS DOIVENT ASSURER LA SÉCURITÉ DES APPAREILS DONT ILS ONT LA CHARGE ».

·        Et voici les passages les plus accablants :

- « Aujourd'hui le constat est unanime : entre 15 % et 20 % des visites légales d'entretien ne sont plus effectuées, le reste c'est la course à la signature. »

- Christophe S… précise les griefs des mécaniciens à l'égard de leur entreprise : « Otis n'a discerné que l'effet d'aubaine de la loi Robien qui impose aux propriétaires d'ascenseurs d'éliminer une série de dix-sept risques potentiels entre 2008 et 2018. Résultat : le nombre de cabines par technicien a bondi d'une centaine à près de cent cinquante en quelques années », observe M. S……... Il n'est pas rare, alors, que les visites de contrôle des machines se résument quelquefois au strict minimum. « Nous passons, nous signons et nous repartons. C'est tout », avoue le technicien, en admettant que le service rendu ne correspond évidemment pas du tout avec le contrat de maintenance annuelle signé entre Otis et ses clients.

- Henri G….., son collègue ne dit pas le contraire. Il évoque des emplois du temps de techniciens sur lesquels peuvent figurer une dizaine de visites d'ascenseurs en deux heures, des chantiers de réparation remis à plus tard, de préférence lorsqu'il s'agit de cabines sous contrat de maintenance. « La priorité est donnée aux opérations hors-contrat, qui augmentent le chiffre d'affaires », suggère le machiniste. « Il peut s'écouler parfois plusieurs mois, plusieurs années, entre le moment où nous signalons un câble défectueux, rouillé, une poulie cassée, et celui de la réparation », conclut Henri G…….

 

Nous allons envoyer ces témoignages à la direction du Ministère du Logement en charge de ces problèmes, en espérant qu’elle comprendra enfin ce que nous disons depuis des années.

En attendant, lorsque nous mettons en avant dans nos articles ces mêmes pratiques, pensez que nous ne décrivons pas l’EXCEPTION, mais bien la RÉGLE.

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