Un
adhérent nous a adressé un article de la « Dépêche du Midi » qui :
1-
relate
une grève chez OTIS à Toulouse ;
2-
surtout,
donne la parole aux techniciens ascensoristes.
Les
propos tenus par ceux-ci sont encore plus accablants que
les dizaines d’articles consacrés sur notre site aux ascensoristes.
Que
disent ces techniciens ? la même chose que nous, avec
encore plus de force :
1-
que
le nombre d’appareils par technicien est tel qu’ils ne peuvent
PAS faire de réelles visites d’entretien ;
2-
Que
celles-ci se résument à une course à la signature (signature
du carnet d’entretien) ;
3-
qu’OTIS fait tout pour ne pas assurer les grosses réparations
dues au titre des contrats d’entretien et diffère au maximum
celles-ci ;
4-
qu’OTIS est surtout préoccupé de facturer des gros travaux HORS
contrat.
- Voici le titre de l’article :
|
« AUJOURD'HUI, LES TECHNICIENS DE LA SOCIÉTÉ OTIS
SONT EN GRÈVE. ILS DÉNONCENT LES CONDITIONS DANS
LESQUELLES ILS DOIVENT ASSURER LA
SÉCURITÉ DES APPAREILS DONT ILS
ONT LA CHARGE ».
|
·
Et voici les passages les plus accablants :
-
« Aujourd'hui le constat est unanime : entre
15 % et 20 % des visites légales d'entretien ne sont plus
effectuées, le reste c'est la course à la signature. »
- Christophe S… précise les
griefs des mécaniciens à l'égard de leur entreprise :
« Otis n'a discerné que l'effet d'aubaine de la loi Robien qui impose aux propriétaires
d'ascenseurs d'éliminer une série de dix-sept risques potentiels
entre 2008 et 2018. Résultat : le nombre de cabines
par technicien a bondi d'une centaine à près de cent cinquante
en quelques années », observe M. S……... Il n'est pas
rare, alors, que les visites de contrôle des machines se
résument quelquefois au strict minimum. « Nous
passons, nous signons et nous repartons. C'est tout
», avoue le technicien, en admettant que le service
rendu ne correspond évidemment pas du tout avec le contrat
de maintenance annuelle signé entre Otis
et ses clients.
- Henri G…..,
son collègue ne dit pas le contraire. Il
évoque des emplois du temps de techniciens sur lesquels
peuvent figurer une dizaine de visites d'ascenseurs en deux
heures, des chantiers de réparation remis à plus tard, de
préférence lorsqu'il s'agit de cabines sous contrat de maintenance.
« La priorité est
donnée aux opérations hors-contrat,
qui augmentent le chiffre d'affaires », suggère
le machiniste. « Il peut s'écouler parfois plusieurs mois, plusieurs années, entre le moment
où nous signalons un câble défectueux, rouillé, une poulie
cassée, et celui de la réparation », conclut Henri
G…….
Nous
allons envoyer ces témoignages à la direction du Ministère
du Logement en charge de ces problèmes, en espérant qu’elle
comprendra enfin ce que nous disons depuis des années.
En
attendant, lorsque nous mettons en avant dans nos articles
ces mêmes pratiques, pensez que nous ne décrivons pas l’EXCEPTION,
mais bien la RÉGLE.