Les
alchimistes en avaient rêvé : comment transformer le
plomb en or ? Les diagnostiqueurs l’ont fait.
Suivez
le guide.
I-
Rappel : un nouveau diagnostic obligatoire :
le CREP ou diagnostic plomb
Les
copropriétés construites avant 1949 ont l’obligation de
faire procéder à un diagnostic des peintures des parties
communes (qui peuvent contenir du plomb) avant le 13 août
2008.
Il
s’agit de savoir :
-
s’il
y a des peintures au plomb ;
-
quel
est l’état de conservation de ces peintures.
On
rappellera en effet que les « poussières
de plomb » dégagées par une peinture qui s’écaille
peuvent être dangereuses pour la santé, surtout celle des
enfants et des ouvriers qui doivent faire de gros travaux
sur des murs enduits.
Pour
finir, précisons que ces diagnostics s’appellent CREP, ce
qui en langage bureaucrato-réglementaire signifie : Constat des Risques
d’Exposition au Plomb.
II-
Nouveau et lucratif marché pour les diagnostiqueurs
(et certains syndics)
On
s’imagine combien certains se frottent les mains de cette
nouvelle obligation. Voici des milliers de copropriétés
où non seulement vont être faits des diagnostics la plupart
du temps pas utiles (les peintures ne s’écaillent tout de
même pas partout dans nos copropriétés et on ne fait pas
de gros travaux tous les jours !) mais aussi des travaux
coûteux.
Faites, cependant, très attention :
car des syndics incompétents, manipulés ou indélicats,
sont en train de signer des contrats de groupe
avec des diagnostiqueurs pour des prix DEUX à TROIS fois
supérieurs à ce que nous avons nous-mêmes négocier avec
de BONS diagnostiqueurs.
III-
Exemple : IMMO BALZAC et l’inévitable D.E.P.
D.E.P.
est une de ces sociétés - dont les pratiques ont été à de
nombreuses reprises signalées par l’ARC - qui prospère sur
les diagnostics de toutes natures (termites, amiante, plomb
dans l’eau, etc) DONC, qui s’est
évidemment lancée dans le marché du CREP.
Que
reçoivent actuellement de leur syndic nos adhérents ?
Ce genre de littérature reçue et lue 10.000 fois (nous prenons
l’exemple d’un courrier adressé par IMMO-BALZAC à Paris) :
« Soucieux d’éviter tout blocage concernant la
réalisation de ce diagnostic, nous pensons nécessaire de
la programmer dans les meilleurs délais.
Après consultation de plusieurs entreprises
spécialisées, la proposition de la société DEP nous a paru
la mieux disante.
Nous pensons faire réaliser ce contrôle
à partir du 2ème trimestre 2007, et ne manquerons
pas de vous tenir informés des résultats dans le courant
de l’année ».
À
noter, incidemment que le syndic n’a AUCUN droit de commander
ce diagnostic si celui-ci n’a pas été soumis au vote de
l’assemblée générale).
IV-
Des prix DEUX ou TROIS fois supérieurs à ce que nous
avons négocié
« Mieux – disant », cela ne veut rien
dire et ne risque pas d’attirer des problèmes à celui qui
l’écrit.
En
effet, « Mieux
– disant », cela ne veut pas dire « MOINS
–disant » (donc le moins cher) mais : « celui
qui fournit le meilleur rapport qualité-prix.
En
l’occurrence cela ne veut RIEN dire :
-
En
effet les rapports sont « normalisés » ;
-
ce
sont les machines qui indiquent la présence de plomb et
son taux.
« Mieux –disant » ?
En
fait, quand on compare les prix de DEP et ceux obtenus par
l’ARC, on s’aperçoit que
les prix de DEP sont deux à trois fois supérieurs à ceux
négociés par l’ARC.
On
s’interroge ?
-
Les
syndics sont-ils niais ?
-
Les
syndics sont-ils d’une façon ou d’une autre intéressés aux
bénéfices, comme on dit, ce qui expliquerait les prix pratiqués
très élevés ?
On
vous laisse répondre vous-même à cette délicate question.
Rappel d’un
conseil déjà ancien à l’ARC
Nous
l’avons dit et le redisons :
1-
Mais
méfiez-vous de DEP.
2-
Méfiez-vous
aussi des syndics qui « négocient »
avec DEP…
Si vous êtes adhérents collectifs à l’ARC,
demandez-nous des adresses de vrais diagnostiqueurs dont
les prix ont été vraiment négociés et gagnez deux fois
votre adhésion collective.