I-
Comment OTIS voulait augmenter le prix
d’un contrat d’ascenseurs ?
Il y a quelques semaines, des adhérents ont reçu un
drôle de courrier d’OTIS :
« Nous avons l’honneur
de vous proposer le contrat joint qui est
en hausse de 250 € H.T (soit 15 %) par rapport
à votre contrat actuel. En effet, comme
nous l’avons indiqué dans notre courrier
de février 2006, la réglementation « SAE » (Sécurité des Ascenseurs Existants)
introduit notamment de nouvelles prestations
en matière d’entretien qui doivent désormais
être incluses dans les contrats.
II-
La surprise des adhérents
La surprise des adhérents fut de taille. En effet, ils
avaient déjà signé en 2006 un nouveau contrat,
mais sans augmentation !!!
Ils contactent alors OTIS qui leur dit : « Nous n’avons aucune trace de ce contrat dans
nos archives ».
« Curieux »
disent les adhérents qui se font une joie
d’adresser à OTIS copie du contrat signé
par eux et par OTIS.
Mais OTIS continuant obstinément à nier l’existence
de ce contrat et à vouloir imposer un nouveau
contrat à plus de 250 euros HT, les adhérents
se retournent vers nous et nous demandent
quoi faire.
III-
La réponse faite à OTIS
- Quoi faire ? c’est simple : tout simplement
faire savoir à OTIS que si cette société
continue à vouloir augmenter le contrat
unilatéralement (alors … qu’il y a déjà
un contrat en vigueur) cela constitue -
de la part d’OTIS
- une rupture de contrat, rupture que la
copropriété se fait un plaisir d’accepter
pour contacter avec un autre ascensoriste
moins gourmand.
Voici le courrier :
« Messieurs,
Nous constatons :
- Que vous refusez d’admettre l’existence d’un contrat
nous liant, pourtant signé en date du
1er juillet 2006.
- Que vous nous proposez un nouveau contrat en augmentation
de 250 euros.
Veuillez noter que nous refusons les termes
de ce nouveau contrat, cette augmentation
étant non justifiée, puisqu’elle ne tient
pas compte du fait que le nombre de visites
annuelles a diminué.
Dès lors veuillez noter qu’il est mis
fin - de votre fait - à nos relations contractuelles.
Nous ferons naturellement procéder par
le nouveau titulaire du contrat à une visite
de contrôle et reviendrons vers vous au
cas où des problèmes d’inapplication du
contrat en cours se révéleraient.
Veuillez me faire savoir si vous souhaitez
être convoqué à cette visite pour qu’elle
soit contradictoire.
À défaut, je considérerai que vous vous
en remettez aux constats de votre successeur.
Recevez, Messieurs, l’assurance de nos
meilleures salutations ».
Comme on le
voit : à malin, malin et demi.