I-
Retour en arrière
Oui,
revenons vers l’abus numéro 1353.
Nous
y signalions que nous avions repéré un
nouveau syndic (ARTOIS-Gestion , ABCIAS)
garanti par une caisse de garantie italienne
non agrée par la Banque de France.
« Comment se fait-ce », nous dîmes-nous ?
Nous
avions donc saisi la Préfecture.
Celle-ci vient de nous
répondre très aimablement (voir courrier
ci-dessous).
Or,
cette réponse est incroyable :
II-
La réponse de la Préfecture
PREFECTURE DE POLICE
DIRECTION
DE LA POLICE GENERALE
SOUS-DIRECTION DE LA CITOYENNETE ET DES
LIBERTES PUBLIQUES
4ème Bureau
« Section des Professions Immobilières
Monsieur,
Vous
avez appelé mon attention sur la situation
de la société «Artois Gestion-Abcias »
ayant son siège social 9, rue d'Artois
à Paris 8ème
au
regard de la loi n°70-9 du 2 janvier 1970
modifiée et du décret n° 72-678 du 20
juillet 1972 modifié.
Je
vous informe que cet établissement, représenté
par Madame Danielle FAUSSECAVE épouse
ICHARD, a obtenu le 30 août 2006 les cartes
professionnelles T 3345 en « Transactions
sur immeubles et fonds de commerce » et
G 2171 en « Gestion immobilière ».
A l'appui de la demande de cartes professionnelles.
Madame Danielle ICHARD avait
fourni
:
- une attestation de garantie financière souscrite
auprès de la compagnie de la
« Lloyd's » sise 4 me des Petits Pères à Paris
2eme.
-
une
attestation d'assurance de responsabilité
civile professionnelle auprès des « Assurances
générales de France » sise 87 me de Richelieu
à Paris 2ème .
La
société « Artois Gestion- Abcias » n'apparaissant
pas titulaire des garanties financières
et d'assurance de responsabilité civile
professionnelle pour 2007 et 2008, je
lui ai demandé de fournir les attestations
indispensables à la poursuite de son activité,
la société « Artois Gestion- Abcias »
a fourni une nouvelle garantie émanant
de la société « ITALIA CONFIDI ». Cette
société italienne n'est effectivement
pas agréée par la
Banque de France.
C'est dans ces conditions que les services de police compétents ont été
saisis en vue d'éventuelles poursuites
judiciaires et qu'une procédure de retrait
de carte professionnelle est actuellement
en cours, je ne manquerai pas de vous
tenir informé de l'évolution de cette
affaire.
Je vous précise également que la société de Mme ICHARD a été mise en demeure
d'avoir à produire de nouvelles attestations.
Je
vous prie d'agréer. Monsieur, l'assurance
de ma considération distinguée.
Le Chef du 4ème Bureau,
III-
« Nous n’avions rien vu, mais allons agir »
Que
nous dit la
Préfecture dans ce courrier :
1)
Qu’effectivement ARTOIS-Gestion ABCIAS est garanti par ITALIA
CONFIDI.
2)
Qu’effectivement
cette société de caution n’est pas agréée
par la Banque de France.
3)
Qu’effectivement
ce syndic fait courir un risque aux copropriétaires ;
et ceci depuis fin 2006 !
4)
Qu’effectivement
- suite à l’action de l’ARC - les services
de police ont été saisis et qu’une procédure
de retrait de carte serait engagée.
En
deux mots, le syndic a actuellement TOUJOURS
une carte et si l’ARC n’était pas intervenue,
personne n’aurait rien vu.
IV-
Questions
Nos
questions sont les suivantes :
-
Est-il
si difficile aux Préfectures de vérifier
elles-mêmes que les syndics professionnels
sont BIEN garantis par une VRAIE
société de caution ?
-
Faut-il
forcément attendre que l’ARC écrive aux
Préfectures pour que des procédures de
retrait de carte soient engagées ?
-
Comment
se fait-il que la
Préfecture parle d’« éventuelles
poursuites judiciaires » (l’exercice
illégal de la profession est pénalement
sanctionnée) ?
-
Comment
se fait-il que deux mois après la révélation
des faits, ce syndic puisse encore exercer, DONC partir avec la caisse
sans que les copropriétaires ne disposent
d’aucune garantie ???
Question annexe :
-
Y
a-t-il vraiment un contrôle des professionnels
ou bien le régime de la « carte de dix ans » nous a-t-il fait
pénétrer dans un nouveau monde où prospère
le non-droit et où peuvent nager
librement les professionnels hors la loi?
NB : Les Préfets peuvent inscrire leurs réponses
ci-dessous ; nous transmettrons :