ARC Abus n°1379: 30 04 08/©

Comment éviter les mauvaises surprises en matière de travaux d’ascenseur

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Voici, une fois de plus, quelques conseils de base.

  1. D’abord bien connaître les 17 points de mise en conformité imposés par le décret du 9 septembre 2004 et l’arrêté du 18 novembre 2004 et savoir - pour chacun - ce qui est vraiment obligatoire et nécessaire.

Exemple 1 : de nombreuses serrures de porte palière, même installées il y a plusieurs années sont conformes et n’ont pas besoin d’être changées (or six serrures cela coûte, par exemple, 7 000 € !).

Exemple 2 : le dispositif anti-vandale contre le déverrouillage n’est PAS obligatoire et n’a - dans 90 % des immeubles - aucun intérêt (or ce dispositif coûte 5 000 € !).

Pour connaître ces 17 points et savoir ce qui est vraiment obligatoire, c’est simple, il suffit de lire le seul guide pratique qui traite de ces problèmes  : « Ascenseurs : comment éviter le pire ? » (ARC/VUIBERT).

 

  1. Ensuite et ensuite seulement, il faut faire appel à un bureau d’études indépendant qui va : 

-          d’une part faire le point de la maintenance de l’ascenseur et obliger votre ascensoriste à remettre en état ce qui doit l’être ;

-          d’autre part déterminer exactement ce qu’il convient de faire au titre du décret du 9 septembre 2004 (mise en conformité).

Mais attention : un bureau d’études - même de confiance - aura peut-être tendance à vouloir aller plus loin que ce qu’impose le décret du 9 septembre 2004, ceci par souci de mieux faire.

Il faudra donc rester vigilant et c’est pourquoi la phase 1 (connaissance précise par les copropriétaires eux-mêmes des 17 points et des travaux obligatoires) est essentielle.

  1. Ensuite, il faudra demander des devis.

A noter : vous n’avez nullement besoin de confier l’appel d’offre ni la maîtrise d’œuvre des travaux à un bureau d’études ça ne sert à rien et c’est comme si vous faisiez appel à un bureau d’études pour suivre les travaux de remise en état et d’adaptation de votre moteur de voiture ... Il suffira que vous fassiez savoir à l’ascensoriste retenu que vous ferez procéder à la réception des travaux par un bureau d’études. Cela vous coûtera 700 € et vous économiserez de 1 000 à 3 000 €.

            Exigez des devis très clairs et détaillés, à savoir :

1)     des devis qui précisent d’abord clairement que les travaux proposés :

-          soit relèvent de la mise en conformité obligatoire (décret du 9 septembre 2004) ;

-          soit relèvent d’une norme (non obligatoire) ou d’un autre décret NON obligatoire ;

2)     des devis qui décomposent chaque point en :

-          fournitures ou matériels avec les précisions nécessaires (serrure de telle marque) ;

-          main d’œuvre, avec le prix horaire et le nombre d’heures.

  1. Ensuite il faudra analyser les prix, point par point, soit de façon intrinsèque (contrôle des prix sur Internet - exemple : les prix de la société SODIMAS qui fabrique du matériel pour les ascenseurs - et du nombre d’heures prévu par l’ascensoriste), soit par comparaison (avec d’autres immeubles de votre quartier), soit en consultant un spécialiste comme vous pouvez le faire à l’ARC si vous êtes adhérent collectif, soit en vous référant à des bordereaux de prix ou à des fourchettes de prix (éditées par tel ou tel organisme ou association).
  1. Autre conseil : il ne pas hésiter à étaler les travaux dans le temps, contrairement à ce qu’on peut parfois entendre. Cela revient, en fait, souvent au même prix, si l’on contrôle bien, et évite des temps d’immobilisation très longs des ascenseurs.
  1. Pour finir, il faut absolument penser aussi à « négocier » ou rejeter certaines clauses des contrats d’ascenseur qui vous sont proposés ou imposés. A défaut, vous vous exposez à des surcoûts dans les années à venir ou à des mauvaises surprises. Nous vous conseillons surtout : 

1.            de négocier une clause pour avoir un carnet « papier » dans l’immeuble, ce qui facilitera les contrôles de la maintenance ;

2.            de refuser la neutralisation ou la limitation de la clause de pénalité en cas de non respect du contrat et des visites de maintenance ;

3.         de refuser la clause de vétusté automatique, ce qui vous évitera   d’avoir à payer - passé un certain délai à compter de la mise en service de l’appareil - des grosses pièces dont le remplacement est prévu pourtant dans le contrat ;

Dans notre guide : « Ascenseurs, comment éviter le pire ? » nous expliquons l’incidence financière très importante à terme de ces 3 dispositions.

NB : si vous êtes adhérent collectif à l’ARC, vous pourrez aussi disposer de notre « contrat-type » d’ascenseur et de ses « bonnes » clauses.

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