I-
« Les syndics respectent très mal la nouvelle liste de gestion courante »
Le
numéro 1472 de l’INC-Hebdo
hebdomadaire de l’Institut National de
la
Consommation se fait
l’écho de nos analyses alarmantes sur
les
contrats
de syndics et de notre demande d’arrêté.
Nous
donnons quelques extraits de l’article
de l’INC-Hebdo.
II-
Des nouveaux contrats non-conformes
Voici
l’article :
« L’ARC a étudié 298 contrats et dénonce, dans un rapport, tous les points
non-conformes
à l’accord du 27 septembre dernier.
C'était le
27 septembre 2007 : le Conseil national
de la consommation (CNC) accouchait d'un
compromis sur une liste de tâches devant
être incluses dans les tarifs de gestion
courante des syndics, et non plus dans
les tâches particulières ni, a fortiori,
dans les honoraires supplémentaires (cf.
INCHebdo n° 1448). L'avancée était saluée par
l'Association des responsables de copropriété
(ARC)... qui estimait toutefois nécessaire
qu'un arrêté soit pris pour imposer cet
accord aux syndics. Le secrétaire d'État
à la consommation avait refusé, donnant
six mois aux professionnels pour s'adapter.
Aujourd'hui,
l'ARC revient à la charge en réclamant
de nouveau un arrêté. Avec pour arguments
les résultats d'une étude réalisée sur
298 "nouveaux" contrats, c'est-à-dire
sur des contrats modifiés par les syndics
depuis l'accord du 27 septembre.
L'ARC s'est
intéressée à la façon dont les syndics
se sont détournés de l'accord du CNC (notamment
en découpant une même tâche en plusieurs
prestations distinctes), et elle a identifié
les points de non-conformité dans les
contrats. Parmi ceux-ci, l’ARC recense
des problèmes lors de la préparation et
de la tenue de l'assemblée générale annuelle.
C'est «le
point le plus détourné», précise
l'association : plus de 82 % des contrats étudiés n'intègrent
pas dans les frais courants « la
présence du syndic à l'assemblée générale
aux heures convenues avec la copropriété
».
Présence à l’assemblée générale surfacturée.
Dans 78,8
% des contrats épluchés, les frais de
tenue du conseil syndical (préalable à
l’assemblée générale) ne sont pas inclus
dans les frais de gestion courante, ce
qui est contraire à l'accord. Le conseil
syndical doit en effet pouvoir se réunir
avant l'AG, sans facturation supplémentaire,
« aux heures convenant à la copropriété ».
Or, dans la grande majorité des cas, les
syndics ne prévoient la tenue de cette
réunion sans frais supplémentaires qu'aux
heures ouvrables.
Parmi les
autres points facturés abusivement hors
gestion courante : la négociation des
marchés (22,2 % des contrats) et l'élaboration
du budget prévisionnel en collaboration
avec le conseil syndical (24,8 % des cas) ».
Espérons que la reprise de ces contrats
par l’INC qui a pu - lui aussi - constater
les nombreuses infractions à l’application
de l’avis, permettra d’accélérer les
prises de conscience et décisions gouvernementales
sur ces problèmes.