La
ritournelle des critiques sur l’arrêté NOVELLI (dit « arrêté riquiqui ») n’en finit
pas.
Vous
pourrez lire ci-dessous comment cet arrêté est accueilli
par le « PARTICULIER Immobilier » du mois
d’avril 2010.
De
notre côté nous n’allons sans doute pas en rester là.
En attendant, vous pouvez lire avec profit notre premier dossier du mois d’avril (il y
en a deux ce mois-ci) intitulé : « Comment négocier un contrat de syndic
après l’arrêté NOVELLI ».
Voici
l’article du PARTICULIER Immobilier :
HONORAIRES DES SYNDICS, UN ARRÊTÉ DECEVANT
Il aura fallu près de deux
ans et demi et une belle obstination de la part des associations de copropriétaires pour que l'avis du Conseil
national de
la consommation (CNC) du 27 septembre
2007 donne lieu à la publication d'un arrêté*
L'arrêté
Novelli, qui entrera en vigueur le 1er juillet
2010, s'avère plutôt laconique.
Il se borne à
introduire la liste minimale des prestations de gestion
courante devant être incluses dans le forfait de base. En précisant que toute prestation hors forfait devra figurer « explicitement en tant que telle »dans le contrat de syndic. Suit en annexe l'énumération des 52 prestations
courantes, réparties
en cinq thèmes:
assemblée
générale
annuelle, comptabilité,
administration et gestion de la copropriété, assurances, gestion du personnel. Cette annexe a tenté de dissiper quelques ambiguïtés
qui divisaient professionnels et associations. Avec un
succès mitigé... Ainsi,
sera bien incluse dans
le forfait la conservation des archives du syndicat, mais seulement si elles
sont «utiles dans le cadre
de la gestion courante ».
Il faudra donc
définir dans
le contrat de
syndic la nature ; le volume et
l'ancienneté des archives utiles - ce qui laisse augurer moult débats -, à partir d'une listée a minima.
D'une ambiguïté à l'autre
Autre incertitude à demi dissipée quant à la présence du
syndic durant l'AG.
Le forfait l'inclura en effet, mais le contrat devra préciser la « durée contractuelle de l'AG et les jours et plages horaires convenus ». Au-delà des périodes contractuelles, le syndic, comme à l'accoutumée, facturera des
honoraires en sus du forfait... La même règle s'appliquera à la présence du syndic durant la réunion du conseil syndical
précédant l'AG.
Malencontreusement,
l'arrêté introduit une nouvelle ambiguïté,
en définissant la prestation « appels
d'offres,
étude
des devis et mise en concurrence résultant
de la demande
d'une pluralité
de devis ou de l'établissement
d'un devis ; descriptif
soumis à l'évaluation de plusieurs
entreprises».
Il encadre
en effet cette prestation en précisant : « en vue de là consultation en assemblée générale », ce qui semble indiquer qu'il s'agit de gros
travaux exigeant une décision en AG.
Mais ajoute : « Dans
le cadre des travaux de maintenance définis à l'article
45 du décret du 17 mars 1967 ». Or, cet article fait référence, non seulement
aux travaux
de
maintenance et de remplacement des équipements
communs, mais aussi
aux travaux d'entretien courant et menues réparations. Comprenne qui pourra…
*Arrêté du 19.3.2010,
JO du 21.
Oui,
comprenne qui pourra.