I.
Le problème
Nous
sommes véritablement scandalisés par une nouvelle pratique
qui se répand depuis que les syndics sont obligés de
négocier leurs honoraires sur travaux, des syndics,
et parmi eux des gros syndics, sont en train de commencer
à facturer ce qui appellent des « frais de garantie » (de 1 à 1,5 %) en cas de travaux, frais
prévus dans le contrat et non soumis au vote des assemblées
générales.
II.
De quoi s’agit-il ?
-
Les syndics sont obligés
d’être « garantis »
pour les fonds qu’ils détiennent.
-
Leur garantie est fonction
de la somme maximum qu’ils détiennent dans une année.
-
Pour obtenir la « garantie » ils payent
une prime qui, elle aussi, est fonction de cette somme
maximum.
-
Or, aujourd’hui les syndics :
a)
font croire qu’ils
payent une garantie pour TOUTES les sommes qu’ils encaissent ;
b)
répercutent cette
garantie à hauteur de 1 à 1,5 % alors qu’elle leur revient
au maximum à 0,4 %.
Ainsi
les syndics concernés trompent-ils lourdement et deux
fois les copropriétaires, sans compter qu’ils contournent
ainsi illégalement l’article 15-1 A de la loi de 1965 (voir plus bas).
III.
Explication chiffrée sur le double préjudice
Imaginons
un syndic qui détient en général 3 000 000
d’euros. Une fois il détient 30 000 euros pour
des travaux sur la copropriété A et une fois 20 000
pour la copropriété B, ceci dans le cadre de sa « pointe ». Il ne paie
pas un centime de plus de garantie.
Avec
le système imaginé, il facture :
-
1,5 % de 30 000
euros = 450 euros ;
-
1,5 % de 20 000euros
= 300 euros,
soit
700 euros au titre d’une surprime qui n’existe pas.
IV.
Nous allons non seulement saisir les chambres professionnelles
mais aussi les ministères de ce qui est tromperie doublée
d’une illégalité.
En
effet en baptisant cette somme « frais de garantie » et non pas « honoraires sur travaux »
ces syndics bafouent ouvertement l’article 18-1 A de la loi qui oblige les syndics
à faire voter leurs honoraires sur travaux en assemblée
générale indépendamment du contrat et à l’occasion du
vote des travaux concernés.
Voilà encore une belle illustration de l’inépuisable
malice de certains syndics.
A suivre.