I. Les contrats de trois ans : on
vous avait dit de vous méfier
Chers
amis copropriétaires, on vous le re-redit :
« re-re et refusez les contrats de trois ans et méfiez-vous trois
fois de ces syndics qui font tout pour vous
l’imposer ».
Voici
la triste histoire (avec dénouement heureux,
malgré tout, grâce à l’ARC) d’inconscients
copropriétaires ayant signé pour trois ans...
II. Trois ans avec le cabinet LATY (Asnières,
92)... Non !
Hé
oui ! Ces adhérents signent pour trois
ans. Au bout d’un an c’est la désillusion
totale et ils décident - comme le Code civil
le leur permet - de révoquer le mandat du
syndic pour « raisons légitimes » (nombreux manquements à ses obligations).
C’est
ce qu’ils font dans les règles au cours
d’une assemblée générale annuelle.
III. LATY part avec... une partie de la
caisse
Or
que fait LATY ? Révoqué il rend les
fonds au successeur mais ponctionne les
deux ans d’honoraires (sur trois) restant
- selon lui - à courir. En tout 5.157€ !
Une
honte. Du vol pur et simple, comme nous
l’expliquons plus bas.
IV. Que faire ?
Oui,
que faire face à ce coup de force ?
Les
adhérents viennent nous voir. Un juriste
fait un premier courrier poli et argumenté
en droit. Peine perdue. LATY sait que -
à moins d’un improbable procès - il est
tranquille.
Notre
juriste décide alors de passer à la vitesse
supérieure et propose un courrier à la signature
du président. Voici ce courrier.
V. Le courrier de l’ARC à LATY
Cabinet LATY
(A
l’attention de M. Le Directeur)
30 Rue de Normandie
92 600 Asnières sur Seine
Objet : Prise d’honoraires non justifié / SDC
3 rue ..............Asnières sur Seine
Paris
le 7 Avril 2011,
Monsieur le Directeur,
Nous revenons vers vous, suite à votre courrier du 17 Mars 2011 par lequel
vous nous souteniez que votre mandat de
syndic avait été reconduit pour une durée
ferme de 3 ans lors de L’Assemblée Générale
du 8 octobre 2009.
Sur la base de l’article 2003 du code civile nous vous rappelons qu’un
mandat est révocable à tout moment pour
cause légitime et sérieuse.
Or votre mandat a été valablement révoqué par l’Assemblée Générale du
4/10/2010 et si vous estimez avoir subi
un préjudice il vous appartient de saisir
le tribunal compétent.
Nous sommes dans un pays de droit, et nul ne peut se faire justice soi-même.
Le prélèvement que vous avez effectué, sur la trésorerie du syndicat,
s’apparente donc à un détournement de fonds.
Si vous ne remboursez pas les sommes illégalement prises sous 10 jours,
nos adhérents porteront plainte auprès du
Procureur de la République pour
« détournement
de fonds».
De notre côté nous alertons dès aujourd’hui votre caisse de garantie
et votre assurance responsabilité civile
professionnelle.
Vous remerciant de la suite que vous donnerez à ce courrier, nous vous
prions de croire, Monsieur le Directeur,
en l’expression des nos sentiments distingués.
M. CHAMPAVIER
Le Président
VI. LATY plus raisonnable
Trois
jours après nos adhérents recevaient un
chèque de ... 5.157 €.
LATY
ne sait pas à côté de quoi il est passé.
Nous avions, en effet, décidé d’aller jusqu’au
bout et de faire de ce cas un exemple.
VII. La Cour d’Appel avec l’ARC
L’attitude
de LATY est d’autant plus insupportable
que le syndic sait qu’il est difficile -
à une copropriété face à ce type de comportement
- d’agir judiciairement. C’est là, d’ailleurs,
qu’on apprécie la véritable dimension associative
de l’ARC et l’importance de cette action.
A
noter que la Cour d’Appel d’Aix en Provence
soutient à fond l’ARC dans son action contre
les syndics révoqués en cours de mandat
et qui se servent illégalement dans la caisse.
URBANIA
en a fait en 2010 la triste expérience comme
nous le rapportons dans un prochain abus.
Voici
le « droit
de réponse » que le cabinet
LATY nous adresse et que nous publions
volontiers. Comme le cabinet LATY nous
pose des questions nous y répondons également
très volontiers à la suite de ce courrier.
« Suite
à l’article mis en ligne, le 28 avril
2011, sous le titre « le cabinet
LATY à Asnières, rattrapé par l’ARC »,
la
SARL Michel
LATY tient à préciser les points suivants :
1. Le SDC évoqué
à cet article a été administré par le
Cabinet Michel LATY depuis au moins 1984 et
toujours par des contrats de trois ans
: les copropriétaires ont donc eu à plusieurs
reprises la possibilité de solliciter
la conclusion de contrats plus courts mais ils ne l'ont manifestement
pas souhaité.
2.
La révocation d'un mandat en cours de
validité et donc avant son échéance suppose
l'existence
d'un juste motif et donc d'une faute grave
imputable au syndic : à ce jour, les fautes
reprochées au Cabinet Michel LATY ne lui
ont toujours pas été notifiées.
3.
En cas de révocation injustifiée d'un
mandat de syndic avant son échéance, le
SDC engage sa responsabilité et le syndic
est alors fondé à solliciter la réparation
du préjudice subi
apprécié au regard des honoraires perdus
: une procédure a été confiée à un
avocat à ce titre et l'appréciation des
faits de l'espèce proposé par le site de l'ARC apparaît donc pour
le moins prématurée.
4.
Le paiement des honoraires par prélèvement
sur les comptes du SDC est prévu au contrat de syndic
: dés lors que le contrat est conclu pour
3 ans et qu 'il est résilié sans motif
avant son terme, le prélèvement des honoraires
contractuellement votés par l'Assemblée Générale pouvait apparaître pleinement
justifié, en tout cas pas moins injustifié qu 'une révocation
en cours de mandat sans motif condamnée
en jurisprudence.
5.
L'ARC semble regretter le fait qu'à la seule réception
d'un courrier, le Cabinet Michel LATY ait accepté de modifier
son analyse de la situation, en tenant
compte d'ailleurs principalement
des relations anciennes nouées avec ce
SDC : faut-il comprendre
la satisfaction de déposer plainte contre
un syndic a plus d'importance pour l'ARC que la solution négociée
d'un litige ?
6. Accuser publiquement
une personne morale de vol relève de la
diffamation et constitue à
tout le moins une violation de la présomption
d'innocence : comment l'ARC peut-elle
justifier cette atteinte à un principe
de droit tout aussi fondamental que
ceux que l'ARC entend légitiment défendre
?
Vous voudrez bien, Monsieur le Directeur, insérer ce texte
de manière aussi visible et apparente que l'article incriminé,
Croyez, Monsieur le
Directeur de
la publication, à l'assurance
de mes sentiments distingués.
F. LATY »
Puisque
dans son avant dernier paragraphe le cabinet
LATY nous interroge, nous lui répondons très
clairement : nous sommes, au
contraire très satisfaits de constater
que notre menace de procédure vous a fait
revenir à la raison.
Ceci
dit il n’y a eu aucune solution « négociée ».
Il
y a eu restitution d’une somme prélevée
illégalement.
En
ce qui concerne le dernier paragraphe,
c’est un bonheur !
Sacré
syndic, quand même : il est pris
la main dans le portefeuille des copropriétaires,
ne rembourse les sommes en jeu (5 157
€ quand même) que sur la menace d’une
procédure pénale de l’ARC, parle de « présomption d’innocence », et
en plus nous accuse presque de violer
la convention des droits de l’homme.
Oui,
sacré syndic.