Nous
venons de recevoir le message suivant
d’une association de résidents de
Paris d’une copropriété adhérente
à l’ARC, qui a utilisé la justice
de proximité pour faire condamner
un géant de l‘ascenseur, le groupe
THYSSEN au Tribunal d’Instance.
Rappelons
qu’un syndic bénévole adhérent à l’ARC
a déjà utilisé avec succès cette voie
de recours (voir ARC Le livre d'or des adhérents /22 03 06/ « Un
syndic bénévole obtient gain de cause
contre OTIS devant le juge de proximité ».
Voici : le message de cette association de résidents ;
COMMUNIQUÉ
David a gagné la première manche contre Goliath. Suite au
contrat non respecté des ASCENSEURS
par les Etablissements Thyssen Krupp,
Grande
première dans la protection des usagers
d'ascenseurs : la juridiction de proximité
du 13ème arrondissement de Paris vient de rendre, le
4 avril 2006, plusieurs jugements
appelés à faire jurisprudence. L'ascensoriste
Thyssen-Krupp a été sévèrement condamné au civil pour les
troubles de jouissance qu'avaient
subis des résidents, qu'ils soient
propriétaires ou locataires, à la
suite des nombreuses pannes qui avaient
affecté leurs ascenseurs. C'est sur
le fondement de l'article 1382 du
code civil que la condamnation à verser
une indemnité réparatrice aux résidents
qui avaient déposé une « déclaration
au greffe » a été prononcée.
Cette procédure simple, sans ministère
d'avocat obligatoire, qui autorise
la réparation d'un préjudice inférieur
à 4 000 euros, a permis aux plaignants
de voir aboutir en quelques mois leurs
recours et de percevoir des indemnités
variant entre 800 et 1000 euros.
Il
aurait été plus normal de suivre une
procédure contractuelle menée collectivement
par le syndicat des copropriétaires,
mais l'assemblée générale, à cause
du vote du propriétaire majoritaire,
s'y était refusée. Et pourtant, un
expert missionné par le conseil syndical
avait Jugé déplorable l'entretien
et l'état de sécurité de certains
ascenseurs. Sur le fondement de ,
cette expertise et des autres justificatifs
qui ont été apportés (registre des
pannes etc...)
, la juridiction de proximité, nouvellement
créée, a montré son efficacité et
sa capacité de tenir compte, aussi
bien en droit qu'en fait, des désagréments
quotidiens qu'avaient subis des particuliers.
Notre
amicale est composée de locataires
et de copropriétaires. Nous savons
que depuis la signature du contrat
d'entretien, il y a 14 ans (à l'époque,
les contrats se négociaient sur 15
ans !... ),
la maintenance de ces ascenseurs ont
été plus qu'insuffisante jusqu'à mettre
notre sécurité en danger), bien que
nous ayons payé de lourdes factures
! !
À
l'heure actuelle, nous nous trouvons
face à deux options :
-
Soit d'exiger de la
Société Thyssen Krupp
une remise en état complète offrant
une réelle sécurité, ce qui ne serait
que justice.
-
Soit d'être dans l'obligation d'acheter
des ascenseurs neufs que ni locataires,
ni copropriétaires ne sont en mesure
de financer.
David a gagné la
première manche ....
Comment parfaire
le succès de David contre Goliath
? Cela dépend de nous tous.