ARC Abus n°1020: 02 05 07 /©

Nouveau témoignage précis de technicien d’ascenseurs : l’ARC en dessous de la vérité

retour abus


Voici, pour ceux (syndics ou copropriétaires) qui n’auraient toujours pas compris, un nouveau témoignage accablant d’un technicien d’ascenseur sur les pratiques des grands ascensoristes.

 

Objet : ascenseur 17 ans de ma vie.

 

« Bonjour , moi aussi je désire réagir suite à vos articles qui ne m’étonnent que peu ou pas ;  vous êtes en matière d’abus bien loin de ce qu’il se passe effectivement sur le terrain. J’ai quitté une de ces sociétés pour en intégrer une autre, c’est du pareil au même, pratiques agressives type hold-up sur le client , notamment la maintenance qui n’est plus effectuée ou mal effectuée faute de temps , faute de qualifications.

Certains ascensoristes se vantent de former des jeunes à la pelle, oui bien sur.

Ça entre comme ça sort en ce moment dans le métier, les effectifs de certains centres se renouvellent de 50 % tout les trois ans.

Beaucoup comme moi, arrivés à la quarantaine quittent même le métier dégoûtés des pratiques et du manque de moyens , et surtout de la « cavalcade » permanente engendrée par la voracité des sociétés .

Prenons un exemple simple : l’essai du limiteur de vitesse  (celui la même qui commande le parachute ou survitesse descente,  ou, pour le profane : la sécurité qui évite a la cabine de tomber en cas de vitesse excessive en descente ) ; cet essai est fait dans 99 % des cas en commandant la manœuvre de l’appareil de la machinerie en bloquant l’excentrique à l’aide d’un manche de tournevis ou une clé , le plus souvent en petite vitesse, pour ne rien détériorer. Or, cet essai ne simule en rien une survitesse de la cabine !!!  le limiteur de vitesse doit prendre dans la plupart des cas à 110 % de la vitesse nominale ; demandez a votre ascensoriste comment il fait pour faire accélérer la cabine au delà de sa vitesse nominale ?

Conclusion : cet essai et INEXISTANT.

 

« Ceci est un exemple, et la liste est longue .

 

Un autre exemple flagrant : le remplacement du groupe de traction : un simple roulement dit de  butée remédie à beaucoup de maux ainsi qu’une remise en état des joints (des kits existent) ; il est certes beaucoup plus intéressant pour l’ascensoriste de remplacer totalement l’ensemble treuil moteur (acheté a vil prix en Italie ou Espagne ) alors que comme tout électricien le sait, le passage à la variation de fréquence peut se faire sur tout type de moteur ; et ce n’est pas une innovation cela existe dans l’industrie depuis 25 ans (télémécanique , omron etc …)

Que dire de la sous-traitance polonaise roumaine et lituanienne largement encouragée par les « grands » ?

 

Que dire de « certains » bureaux de contrôle privés qui ont pignon sur rue et dont le personnel, issu des mêmes sociétés d’ascenseur, pratique le même clientélisme… sinon que de vous engager à louer les services de petites structures indépendantes  bien moins complaisantes.

 

J’ai des exemples à la pelle : l’ascensoriste veut toujours plus de marge (un des seul secteur avec une croissance à deux chiffres )

 

Mon intervention n’est ni revancharde, ni dirigée, j’aime mon métier, mais je ne peux plus l’exercer dans de bonnes conditions ».

 

Toujours la même chose :

 

1-     Maintenance non assurée.

2-     Remplacement coûteux de grosses pièces au lieu de les réparer.

3-     Bureaux d’études complaisants.

4-     Essais (ici parachute) facturés, mais non effectués, etc.

 

Au faite, avez-vous lu et relu notre guide «  Ascenseurs, comment éviter le pire ?

( ou comment gagner 20 000 euros en dépensant 15 euros ? )

Retour abus en vrac

Retour abus en vrac