Voici,
pour ceux (syndics ou copropriétaires) qui n’auraient toujours
pas compris, un nouveau témoignage accablant d’un technicien
d’ascenseur sur les pratiques des grands ascensoristes.
Objet : ascenseur 17 ans de ma vie.
« Bonjour , moi aussi je désire réagir suite à vos articles qui ne m’étonnent
que peu ou pas ; vous
êtes en matière d’abus bien loin de ce qu’il se passe effectivement
sur le terrain. J’ai quitté une de ces sociétés pour en
intégrer une autre, c’est du pareil au même, pratiques agressives
type hold-up sur le client , notamment
la maintenance qui n’est plus effectuée ou mal effectuée
faute de temps , faute de qualifications.
Certains ascensoristes se vantent de former des jeunes à la pelle, oui
bien sur.
Ça entre comme ça sort en ce moment dans le métier, les effectifs de certains
centres se renouvellent de 50 % tout les trois ans.
Beaucoup comme moi, arrivés à la quarantaine quittent même le métier dégoûtés
des pratiques et du manque de moyens ,
et surtout de la « cavalcade » permanente engendrée
par la voracité des sociétés .
Prenons un exemple simple : l’essai du limiteur de vitesse (celui
la même qui commande le parachute ou survitesse descente,
ou, pour le profane : la sécurité qui évite
a la cabine de tomber en cas de vitesse excessive en descente
) ; cet essai est fait dans 99 % des cas en
commandant la manœuvre de l’appareil de la machinerie en
bloquant l’excentrique à l’aide d’un manche de tournevis
ou une clé , le plus souvent en petite vitesse, pour
ne rien détériorer. Or, cet essai ne simule en rien une
survitesse de la cabine !!! le limiteur de vitesse
doit prendre dans la plupart des cas à 110 % de la vitesse
nominale ; demandez a votre ascensoriste comment il
fait pour faire accélérer la cabine au delà de sa vitesse
nominale ?
Conclusion : cet essai et INEXISTANT.
« Ceci est un exemple, et la liste est longue .
Un autre exemple flagrant : le remplacement du groupe de traction :
un simple roulement dit de butée remédie à beaucoup
de maux ainsi qu’une remise en état des joints (des kits
existent) ; il est certes beaucoup plus intéressant
pour l’ascensoriste de remplacer totalement l’ensemble treuil
moteur (acheté a vil prix en Italie ou Espagne ) alors que
comme tout électricien le sait, le passage à la variation
de fréquence peut se faire sur tout type de moteur ;
et ce n’est pas une innovation cela existe dans l’industrie
depuis 25 ans (télémécanique , omron
etc …)
Que dire de la sous-traitance polonaise roumaine et lituanienne largement
encouragée par les « grands » ?
Que dire de « certains » bureaux de contrôle privés qui
ont pignon sur rue et dont le personnel, issu des mêmes
sociétés d’ascenseur, pratique le même clientélisme… sinon
que de vous engager à louer les services de petites structures
indépendantes bien moins complaisantes.
J’ai des exemples à la pelle : l’ascensoriste veut toujours plus
de marge (un des seul secteur avec une croissance à deux
chiffres )
Mon intervention n’est ni revancharde, ni dirigée, j’aime mon métier,
mais je ne peux plus l’exercer dans de bonnes conditions ».
Toujours
la même chose :
1-
Maintenance non assurée.
2-
Remplacement coûteux de grosses pièces au lieu de les
réparer.
3-
Bureaux d’études complaisants.
4-
Essais (ici parachute) facturés, mais non effectués,
etc.
Au
faite, avez-vous lu et relu notre guide « Ascenseurs,
comment éviter le pire ?
(
ou comment gagner 20 000 euros en dépensant 15 euros ?
)