Nous
avons reçu un nouveau témoignage fort intéressant concernant
les travaux d’ascenseur d’une résidence située dans
une ville des Pyrénées-Orientales (les Angles), travaux
préconisés à l’occasion de l’obligation de mise en conformité
des ascenseurs.
- Le syndic a d’abord
fait appel à un bureau d’études (CECI) qui a de nombreuses
agences en France :
- Montant des travaux
pour DEUX ascenseurs : 89.442
euros.
- Le conseil syndical,
très surpris par les chiffres a fait appel à un autre
bureau d’études - Habitat et Territoire, lié au mouvement
HLM - :
- Montant des travaux :
32.000
euros !!!
Oui,
vous avez bien lu : nous sommes passés de 89.442
euros à… 32.000 euros.
Pourquoi ?
Parce qu’en plus des travaux de mise en conformité,
le premier bureau d’études a chiffré pour environ 57.000
euros de travaux jugés par eux INDISPENSABLES.
Les
copropriétaires se sont interrogés : « Indispensables, alors que les apapreils ont
juste trente ans et que le contrat d’entretien était,
depuis le début, un contrat complet ? ».
Voilà
pourquoi ils ont fait appel à un autre bureau d’études
qui lui n’a pas jugé « indispensable »
de faire 57 000 euros de travaux en plus des travaux
de mise en conformité.
Nous
connaissons bien « Habitat
et Territoire » à l’ARC (ceci pour une bonne
raison : nous avons mis au point ensemble
la certification SGS des contrôleurs d’ascenseur !).
Et
nous pouvons assurer que ce bureau d’études est aussi
(sinon beaucoup plus) compétent que bien des bureaux
d’études.
Seule
différence : ce bureau d’études et ses agences
locales ont en tête un souci constant : aider leurs
clients à payer le moins cher possible les travaux,
au lieu de les considérer comme des chéquiers sur pattes.
D’autres bureaux d’études, pour des raisons diverses
- mais surtout parce qu’ils espèrent obtenir une maîtrise
d’œuvre sur les travaux (rémunérée en fonction du montant
des travaux) - n’ont malheureusement pas ce même souci.
Conséquence :
1-
Ne
faites pas confiance à n’importe quel bureau d’études.
2-
Lisez
et relisez notre guide « Ascenseurs :
comment éviter le pire ! ».
3-
Si
vous êtes adhérents collectifs, consultez nos collaborateurs
spécialistes et les bureaux d’études avec qui nous travaillons.
Un dernier conseil :
Méfiez-vous des bureaux d’études qui font des audits pour 300 ou 400 euros.
Mieux vaut un bureau sérieux qui pour 750 euros vous
fera gagner 20.000 euros, qu’un bureau d’étude qui
vous fait une ristourne de 250 euros pour vous faire
dépenser cent fois plus…
CECI et les ascenseurs - droit de réponse
La
direction de CECI a réagi à notre abus numéro 1029.
Nous avons donc :
1-
préciser
notre abus ;
2-
préciser
aussi notre position à CECI.
Voici :
-
la
lettre de CECI à l’ARC ;
-
notre
lettre à CECI.
Lettre de CECI ;
ARC
29, rue Joseph
Python 75020 PARIS
A l'attention de Monsieur Le Président
Montreuil. le 23 mai
2007
Lettre Recommandée
avec A.R.
Monsieur
le Président,
Dans
votre article intitulé « abus n°1029 » du 9/05/2007,
travaux d'ascenseur : des prix qui vont du simple au
triple pour le même immeuble », vous mettez en cause
notre société, suite à un audit que nous avons réalisé
pour une copropriété des Angles, en vous basant sur
des allégations incomplètes.
Nous tenons à rétablir la vérité en vous apportant les précisions suivantes
:
Dans
notre rapport d'audit, nous donnons une estimation d'un
montant de 31.921 € TTC pour les seuls travaux de mise
en conformité obligatoires des 2 ascenseurs.
Nous sommes donc parfaitement en phase avec
le chiffrage réalisé à posteriori par l'autre bureau
d'études que vous citez (32.000 € TTC).
Par ailleurs, nous ajoutons que ces travaux
ne sont pas suffisants pour assurer le fonctionnement
de l'appareil, et notre devoir de conseil envers la
copropriété nous amène à recommander la réalisation
de travaux complémentaires nécessaires au fonctionnement
de ces 2 appareils, et de préconiser une modernisation
globale et techniquement homogène.
Cela
en toute transparence, puisque nous donnons par ailleurs
une estimation poste par poste, et échéance par échéance
des seuls travaux obligatoires, ce qui permet à la copropriété
de décider des travaux à réaliser en toute connaissance
de cause.
Le chiffre de 89.442 € que vous citez correspond
donc, comme il est clairement indiqué sur notre rapport
d'audit, non pas aux seuls travaux de mise en conformité,
mais à la rénovation complète des ascenseurs qui inclut
:
·
La
mise en conformité liée aux obligations de la loi de
Robien (arrêté du 18 novembre 2004 relatif aux travaux
de sécurité à réaliser dans les installations d'ascenseurs).
·
La
mise en conformité à la norme NF EN 82 212 version 2005.
·
Les travaux complémentaires nécessaires, qui
ne sont pas obligatoires mais constituent une remise
à niveau technique indispensable, compte tenu de notre
expertise, pour assurer la pérennité et le bon fonctionnement
de l'installation (que nous détaillons dans notre rapport
d'audit).
En conséquence, nous vous demandons, de bien
vouloir publier le présent courrier sur votre site Internet.
Dans cette attente.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président,
l'expression de nos salutations distinguées.
Franck CLEMENTZ
Dirigeant ».
Notre lettre à CECI.
« CECI
Agence Paris Ile de France
Monsieur Franck CLEMENTZ
Cap Horn
51/63, rue Gaston Lauriau
93100 MONTREUIL
Paris, le 20 Mai 2007
Monsieur le Directeur,
Nous faisons suite à votre lettre du 23
mai dernier que nous allons naturellement publier.
Notre article prête en effet à confusion
et nous allons non seulement publier votre lettre mais
préciser la situation dans une version plus claire.
Car le problème n’était pas celui de la
seule mise en conformité. Il était celui-ci : comment
est-il possible qu’à l’occasion d’un audit sur la mise
en conformité de deux ascenseurs (environ 32.000 euros)
un bureau d’études puisse écrire qu’il est « indispensable »
de prévoir 57.000 euros de travaux de remise à niveau,
alors même :
a)
« que
les ascenseurs n’ont que trente ans ;
b) qu’ils ont
bénéficié depuis le début d’un contrat complet ?».
Nous citons l’avant-propos, mis en gras
dans votre rapport :
« Les travaux qui figurent ci-dessous
ne sont pas obligatoires mais ils constituent une
remise à niveau technique indispensable, compte
tenu de notre expertise, pour assurer la pérennité et
le bon fonctionnement de l’installation. Ils complètent
les travaux obligatoires (partie A) ».
Cette question, nos adhérents se la sont
heureusement posée et c’est pour cela qu’ils sont allés
voir un autre bureau d’études.
Or, ce bureau ne leur a pas tenu le même
discours que le vôtre sur le caractère indispensable
de ces travaux ni sur l’obligation de prise en charge
PAR la copropriété.
Voilà la grande différence.
Voilà ce que les copropriétaires attendent
d’un bureau d’études.
Espérant vous avoir fait partager nos
problèmes et ceux des copropriétaires, je vous prie
de recevoir, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes
salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président ».