Le
Député Arnaud de MONTEBOURG a posé une longue question
(inspirée par l’ARC) au Ministre des Transports.
Nous
donnons ci-dessous la question et la réponse, et nous
expliquons pourquoi elle est particulièrement décevante.
12ème
législature
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Question
N° : 116422
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de M. Montebourg
Arnaud (Socialiste - Saône-et-Loire)
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QE
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Ministère interrogé :
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emploi, cohésion sociale et logement
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Ministère attributaire :
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emploi, cohésion sociale et logement
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Question publiée au JO le : 23/01/2007 page
: 712
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Rubrique :
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logement
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Tête d'analyse :
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sécurité
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Analyse :
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ascenseurs. entretien. réglementation
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Texte
de la QUESTION :
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M. Arnaud Montebourg appelle
à nouveau l'attention de M. le ministre de l'emploi,
de la cohésion sociale et du logement sur les
inquiétudes des copropriétaires quant aux conditions
de négociation des contrats de maintenance et
d'entretien des ascenseurs. Dans sa réponse à
la question n° 75460 du 11 octobre 2005, il indiquait
que « l'AFNOR a publié en septembre 2005 un guide,
sous la référence P82 022, qui établit une liste
indicative des pièces importantes dont le remplacement
est à prévoir dans ces contrats, afin de faciliter
la comparaison des offres par les copropriétaires
». Ce guide de l'AFNOR recense les prestations
de maintenance, les interventions et la liste
des pièces de rechange que les sociétés chargées
de cet entretien doivent obligatoirement fournir.
Trois organisations, que sont l'association des
responsables de copropriété, la confédération
générale du logement et l'union sociale pour l'habitat,
ont dénoncé la définition donnée, au travers de
ce guide, de la notion de vétusté. En effet, ces
organisations craignent que les ascensoristes
s'appuient sur cette définition pour se dérober
de leurs
obligations en invoquant, pour les pièces usées
dont le remplacement est obligatoirement compris
dans le contrat de base, leur vétusté. Ainsi,
le risque est important pour les copropriétaires
de se voir imposer par l'ascensoriste le remplacement
systématique d'une pièce, dès lors que le délai
indicatif donné par l'AFNOR pour qualifier cette
dernière de vétuste est passé. Par ailleurs, la
mise en conformité des ascenseurs, prévue par
le décret n° 2004-964, pris en application de
l'article 79 de la loi du 2 juillet 2003, peut
être réalisée par périodes. Pour autant, les ascensoristes
préconisent à leurs clients la mise en conformité
globale et immédiate des installations, à des
prix particulièrement élevés. Si le Gouvernement
a souhaité confier à un bureau d'études, le soin
de réaliser un bilan de la mise en oeuvre de cette
loi, il apparaît que ce dernier sera effectué
par « simple enquête postale et méthode déclarative,
risquant d'entraîner des résultats à la fois inexploitables
et contraires à la réalité ». Les copropriétaires
s'interrogent quant aux conditions dans lesquelles
la direction générale de la concurrence, consommation
et répression des fraudes pourrait engager une
enquête relative aux ententes qui pourraient exister
entre grands ascensoristes et que la
Commission des clauses abusives
examine les clauses litigieuses relevées par l'association
des responsables de copropriété. Aussi, il lui
demande de bien vouloir lui indiquer s'il entend
prendre la mesure des pratiques des ascensoristes
et les dispositions qu'il pourrait mettre en oeuvre
en vue de répondre aux attentes des organisations
de copropriétaires.
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Texte
de la REPONSE :
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Le Gouvernement est particulièrement
attaché à la réalisation effective du programme
de mise en sécurité des ascenseurs prévu par la
loi du 2 juillet 2003. En complément des dispositions
législatives, réglementaires et financières adoptées,
les documents professionnels comme les contrats-types
ou le guide de l’AFNOR P 82 022 n’ont pas
de caractère réglementaire. Il est donc possible
pour les propriétaires qui le souhaitent de négocier
avec les entreprises d’entretien des contrats
comportant une clause de vétusté adaptée à leurs
propres besoins ou permettant tout au moins de
se prémunir comme un usage abusif de cette notion
par les entreprises.
Les organisations plaignantes pourraient
éventuellement s’inspirer des contrats types mis
au point par quelques fédérations de syndics ou
des gestionnaires d’immeubles. Sur la question
de l’entrave à la concurrence par entente entre
les quatre grands groupes du secteur les enquêtes
menées en France par les services de la Commission européenne
et ceux de la direction générale de la consommation,
de la concurrence et de la répression des fraudes
(DGCCRF) n’ont pas démontré son existence en France.
Dans le cas où les clauses litigieuses seraient
relevées dans les contrats par l’association de
responsables de copropriété au détriment des copropriétaires,
il conviendrait de saisir directement la commission
des clauses abusives.
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Pour mémoire : une des organisations plaignante « l’Union
Sociale pour l’Habitat »n’est autre que l’ensemble
des Propriétaires Bailleurs Professionnels dans le secteur
social (ex-HLM) et représente au bas mots quelques millions
d’usagers ! dont acte.
Notre réponse au ministre :
1-
Nous
sommes totalement stupéfaits par la réponse du ministre,
car nous lui avons adressé précisément pas moins de
CINQ courriers (dont certains sont encore consultables
sur notre site…) pour lui expliquer que nous avions
saisi en vain et à trois reprises la Commission des Clauses
Abusives à propos des contrats de syndic !
Nous lui avons même demandé que le Ministère du Logement
saisisse également cette commission.
Dans ces conditions, venir nous « conseiller » de faire une démarche
engagée et renouvelée en vain depuis trois ans est un
peu singulier…
2-
Par
ailleurs, nous avons déjà expliqué au ministre que l’ARC
avait été la première association à mettre au
point un contrat-type de maintenance des ascenseurs.
Le problème est le suivant : comment faire, quand
vous êtes dans une copropriété de vingt logements, pour
imposer à OTIS (par exemple) un contrat-type ARC alors
même que votre syndic soit n’y comprend rien soit accepte
le contrat OTIS sans discussion et sans informer préalablement
le conseil syndical ?
3-
Enfin,
en ce qui concerne la Commission Européenne,
le ministre, là encore, semble mal informé car la commission
n’a PAS enquêté sur les pratiques en France.
Il est donc inexact de dire que l’enquête a prouvé qu’il
n’y avait pas d’entente en France.
D’autre part et contrairement à ce que laisse entendre
le ministre, la
DGCCRF n’a PAS enquêtée sur les ententes
relatives aux travaux de mise en conformité, comme nous
le réclamons là aussi depuis plus de deux ans.
Comme on le voit, la réponse est plus que décevante ;
elle démontre un manque d’information bien regrettable
sur un sujet aussi important (travaux et contrat d’ascenseur)
et coûteux.
Pour finir : une seule satisfaction dans cette réponse :
le ministre admet enfin que les entreprises d’ascenseurs
peuvent faire un « usage
abusif » (c’est le ministre qui parle) de la
notion de vétusté…
Comme quoi, il ne faut désespérer de rien.