ARC Abus n°1404: 21 05 08/©

Les ascensoristes : vous avez dit : « sécurité » ?

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I-                   Le décret du 9 septembre 2004

Rappelez-vous : pour faire passer auprès des copropriétaires la perspective des huit à douze milliards d’euros de travaux de sécurisation des ascenseurs (dont une grande partie est totalement inutile), les pouvoirs publics ont imposé aux ascensoristes de nouvelles obligations, en particulier :

1)     assurer la désincarcération des personnes bloquées en cas de panne ;

2)     inclure des délais maximum dans les contrats et des pénalités en cas de non-respect de ces délais.

L’histoire qui suit montre d’une part l’inefficacité de ces mesures et d’autre part que les ascensoristes n’ont peur d’aucune sanction (ceci pour une raison toute simple : ils se sont arrangés, dans leurs contrats, pour neutraliser la clause de pénalité et la limiter à un montant si faible qu’elle n’a aucune incidence sur leur comportement).

En voici les conséquences (imaginez, dans l’histoire qui suit, que le monsieur ait été cardiaque…).

II-                Histoire d’une « incarcération »

Voici le récit de cette lamentable histoire :

 

« Paris, le 10 avril 2008

 

Service Après Vente  

Koné Ascenseurs        

Objet : Plainte : incident le 15 mars 2008. Ascenseur en panne au………..

Monsieur,

Je souhaite attirer votre attention sur un incident grave qui a eu lieu pendant la nuit du  samedi/dimanche 14/15 mars 2008. En effet, il s’agit d’un Monsieur, habitant au N°………de la rue……,, immeuble dont  vous « assurez » la maintenance de l’ascenseur ainsi que, le dépannage et la désincarcération..

M…….. a pris l’ascenseur à 2h00 du matin pour en sortir à 5h30. L’ascenseur est tombé en panne et donc, il a dû utiliser le téléphone dans l’ascenseur pour alerter le central de sa situation. II est tombé sur le centre d’appel Soulié qui fait partie de votre société. La personne au téléphone a assuré à M……… que l'assistance serait envoyée pour le débloquer. II a dû rappeler le centre d’appel au moins 5 fois.

En réalité, la personne n'a rien fait et M…….. a passé tout ce temps bloqué dans l'ascenseur. M……… a été obligé de taper très  fort afin d'alerter un voisin dans l'immeuble. Ce voisin a appelé les  pompiers qui l'ont enfin libéré.

Je trouve inadmissible l'attitude de votre centre d'appel qui a manqué à ses devoirs et obligations stipulées dans le contrat d'entretien de l'ascenseur.

Heureusement, il n'y a pas eu le feu dans l’immeuble, sinon, vous auriez pu être responsable de la mort d'un homme qui vous a  appelé pour le secourir.

Nous comptons signaler votre manquement d’engagement à la Mairie du XX (75020), ainsi qu'à l'Association de  Responsable de Copropriété (ARC). Une copie de cette lettre a été envoyée à chacun.

Nous vous prévenons qu'en cas de facture reçue de la part des sapeurs-pompiers pour l'intervention, ce sera à Koné de la régler. De plus, ces appels vers le centre d'appel ne doivent en aucun cas être facturée à notre copropriété.

Nous comptons étudier le contenu de notre contrat Koné d'entretien d'ascenseur afin de pouvoir nous assurer que le niveau de  service attendu est en cohérence avec la réalité.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de mes salutations distinguées ».

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