I-
Le décret du 9 septembre 2004
Rappelez-vous :
pour faire passer auprès des copropriétaires
la perspective des huit à douze milliards
d’euros de travaux de sécurisation des
ascenseurs (dont une grande partie est
totalement inutile), les pouvoirs publics
ont imposé aux ascensoristes de nouvelles
obligations, en particulier :
1)
assurer
la désincarcération des personnes bloquées
en cas de panne ;
2)
inclure
des délais maximum dans les contrats et des pénalités en cas
de non-respect de ces délais.
L’histoire
qui suit montre d’une part l’inefficacité
de ces mesures et d’autre part que les
ascensoristes n’ont peur d’aucune sanction
(ceci pour une raison toute simple :
ils se sont arrangés, dans leurs contrats,
pour neutraliser la clause de pénalité
et la limiter à un montant si faible qu’elle
n’a aucune incidence sur leur comportement).
En
voici les conséquences (imaginez, dans
l’histoire qui suit, que le monsieur ait
été cardiaque…).
II-
Histoire d’une « incarcération »
Voici
le récit de cette lamentable histoire :
« Paris, le 10
avril 2008
Service Après Vente
Koné Ascenseurs
Objet : Plainte : incident le 15 mars 2008. Ascenseur en panne
au………..
Monsieur,
Je souhaite attirer votre attention sur
un incident grave qui a eu lieu pendant
la nuit du samedi/dimanche 14/15 mars 2008. En effet, il
s’agit d’un Monsieur, habitant au N°………de
la rue……,, immeuble
dont vous
« assurez » la maintenance de
l’ascenseur ainsi que, le dépannage et
la désincarcération..
M…….. a pris
l’ascenseur à 2h00 du matin pour en sortir
à 5h30. L’ascenseur est tombé en panne
et donc, il a dû utiliser le téléphone
dans l’ascenseur pour alerter le central
de sa situation. II est tombé sur le centre
d’appel Soulié qui fait partie de votre
société. La personne au téléphone a assuré
à M……… que l'assistance serait envoyée
pour le débloquer. II a dû rappeler le
centre d’appel au moins 5 fois.
En réalité, la personne n'a rien fait
et M…….. a passé tout ce temps bloqué
dans l'ascenseur. M……… a été obligé de
taper très
fort afin d'alerter un voisin dans
l'immeuble. Ce voisin a appelé les
pompiers qui l'ont enfin libéré.
Je trouve inadmissible l'attitude de
votre centre d'appel qui a manqué à ses
devoirs et obligations stipulées dans
le contrat d'entretien de l'ascenseur.
Heureusement, il n'y a pas eu le feu
dans l’immeuble, sinon, vous auriez pu
être responsable de la mort d'un homme
qui vous a
appelé pour le secourir.
Nous comptons signaler votre manquement
d’engagement à la
Mairie du XX (75020),
ainsi qu'à l'Association de Responsable de Copropriété (ARC). Une copie
de cette lettre a été envoyée à chacun.
Nous vous prévenons qu'en cas de facture
reçue de la part des sapeurs-pompiers
pour l'intervention, ce sera à Koné de la régler. De plus, ces appels vers le centre d'appel
ne doivent en aucun cas être facturée
à notre copropriété.
Nous comptons étudier le contenu de notre
contrat Koné
d'entretien d'ascenseur afin de pouvoir
nous assurer que le niveau de
service attendu est en cohérence
avec la réalité.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance
de mes salutations distinguées ».