I-
Alerte
Attention : si vous avez des employés d’immeuble qui sortent
les poubelles, ceux-ci vont certainement envoyer
à votre syndic copie d’une ordonnance de référé
du Tribunal des Prud’hommes de MEAUX qui donne
raison (à
tort) à un employé d’immeuble qui réclamait
une prime de tri sélectif.
L’ordonnance date du 13 mars 2009 et concerne
une copropriété de Seine et Marne gérée par
URBANIA.
II-
Explication
La Convention
collective nationale a prévu une prime de tri
sélectif pour les gardiens et uniquement pour cette catégorie de salarié
(B).
Comme
toujours les représentants de l’UNPI
des Alpes-Maritimes dont on se demande s’ils
sont simplement inconscients ou complices ont
signé un accord local
étendant cet avantage aux employés d’immeuble,
ce que les membres de la Commission paritaire nationale
(dont l’ARC) ont toujours refusé de faire [normal : les employés d’immeuble sont payés à l’heure ;
si le tri induit plus d’heures - ce qui n’est
pas certain - ils peuvent obtenir une ou plusieurs
heures supplémentaires ; le système de
la prime n’a pas de sens pour eux].
Puis
cet avenant a été, toujours avec l’accord de
l’UNPI, « étendu », mais uniquement à tous les salariés des Alpes-Maritimes.
Suite
- à l’époque - à une erreur matérielle, l’arrêté
d’extension publié en 2002 ne mentionnait pas
qu’il ne concernait QUE
les Alpes-Maritimes. Cette
erreur a été corrigée DEPUIS. Ainsi la version
2007 spécifie qu’il s’agit d’une extension qui
ne concerne QUE
les Alpes-Maritimes.
Mais
cette correction n’a visiblement pas été portée
à la connaissance des juges du Tribunal des
Prud’hommes de Seine et Marne (que font les
avocats commis pour d’URBANIA ?).
D’où
l’ordonnance du 13 mars 2009 qui fait droit
à la demande de prime d’un salarié.
Bien sûr cette
ordonnance fait l’objet d’un recours et sera
cassée.
En
attendant, beaucoup de salariés adressent une
demande de versement de la prime aux syndics
et ceux-ci - comme souvent - acceptent sans
trop réfléchir ni sans aller se renseigner aux
bonnes sources. Faites
donc attention.
III-
Notre conseil
Si
vous êtes concernés, adressez immédiatement
à votre syndic par lettre recommandée avec accusé
de réception une copie du présent abus en lui
demandant de
ne pas accepter la demande du salarié pour
les raisons expliquées plus haut.
Dites-lui
que s’il accepte, vous refuserez d’approuver
les comptes (sur ce point au moins) et que ce
sera lui qui devra en assumer la charge financière…
Vous verrez, ça ira tout de suite beaucoup mieux.