ARC / Abus n°2286 : 05 05 10/©

Vous achetez dans une copropriété neuve ou connaissez quelqu’un dans ce cas.

Quelques conseils

retour abus


 

I.                   Des problèmes constants

  • De plus en plus de gens qui achètent en neuf sont confrontés à de nombreux  problèmes ; prenons quelques exemples :
  1. Le syndic du promoteur se fait de plus en plus élire à la première assemblée générale pour… trois ans.
  1. Son contrat (non négociable en l’absence d’une mise en concurrence) est souvent abusif sur de nombreux points.
  1. Les parties communes ne sont pas finies ou des malfaçons importantes se révèlent.

Mais le syndic dit « de promotion » « couvrent » ces problèmes et n’agit pas comme il devrait auprès du promoteur ou des assurances.

  1. Des charges importantes sont appelées sur les copropriétaires qui, souvent, payent aussi des charges dues par le promoteur.
  1. Le syndic du promoteur a signé des contrats coûteux qu’il fait ratifier facilement à la première assemblée générale face à des copropriétaires démunis et « hébétés ». 
  1. Le premier  budget présenté à la première assemblée générale est largement surévalué, mais là encore, les copropriétaires sont dans la quasi-impossibilité de négocier.

En gros : un piège total tendu grâce à une loi incomplète utilisée de façon très subtile par des syndics et promoteurs.

 

QUE FAIRE ?

L’objectif est le suivant : il faut échapper absolument au « syndic de promotion » dont le rôle est, comme on l’a vu :

-          d’étouffer les problèmes ;

-          de profiter au mieux pour lui de la situation de monopole.

Comment y parvenir.

A.   Première solution

  1. s’il est encore temps (c’est-à-dire la première assemblée générale n’est pas convoquée) vous vous précipitez chez un autre syndic professionnel que le syndic de promotion pour obtenir un contrat concurrent.
  1. Vous adressez ce contrat au syndic provisoire par lettre recommandée avec accusé de réception en lui demandant de mettre à l’ordre du jour de la première assemblée générale la question suivante :

-          élection d’un syndic selon contrat joint.

B.   Deuxième solution

Vous n’avez pas le temps de trouver un autre contrat. Vous envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception au syndic avec le texte suivant :

« Election de Monsieur ou Madame X… comme syndic bénévole aux conditions suivantes :

-          durée : un an maximum ;

-          rémunération : aucune ».

Vous expliquerez en assemblé générale à vos voisins  que vous avez procédé ainsi pour éviter que la copropriété ne soit obligée d’accepter le contrat de trois ans de syndic de promotion.

Ensuite :

a)     soit vos « voisins » ont décidé de se passer de syndic professionnel et vous vous faites élire en disant que vous pourrez reconvoquer rapidement une assemblée générale pour affiner le dispositif ;

b)     soit vos voisins souhaitent mettre en place un syndic professionnel et vous leur en expliquerez que vous vous contenterez de convoquer une nouvelle assemblée générale le plus rapidement.

Dernier conseil :

Nous vous conseillons d’adhérer à l’ARC, ce qui vous permettra d’avoir des conseils judicieux pour traiter tous les problèmes évoqués au point I.

Vous pourrez, aussi, à ce moment là, recevoir sur demande notre dossier spécial  (sur la « zone adhérent » de notre site) intitulé : « Vous entrez dans une copropriété neuve ou « nouvelle » : comment éviter le pire ? ».

 

Retour abus en vrac

Retour abus en vrac