I.
LAMY, en MAI fait toujours ce qui lui plaît (et en juin,
juillet, etc.)
Chez
LAMY - comme chez tant de syndics - le passe-temps
favori semble être : « Comment contourner la loi et se
moquer des copropriétaires pour augmenter nos marges ».
Voici
une nouvelle manifestation de cette démangeaison compulsive.
Il s’agit d’une incroyable résolution concernant les
honoraires de syndic en cas de travaux.
Nous
allons citer cette résolution en entier puis la commenter
puis expliquer comment nous allons tenter d’y faire
barrage.
II.
L’inadmissible résolution
En
voici le texte :
« n° : Honoraires
sur travaux votés par l’assemblée générale non compris
dans le budget prévisionnel (ART 18-1
A de la loi du 10 juillet 1965)
concernant ….
« Conformément à l’ART 18-1 de la loi du 10 juillet 1965, l’assemblée
générale confirme que les honoraires du syndic
pour suivi administratif, comptable et financier du
dossier, au titre des travaux votés par la présente
assemblée générale à la résolution n° ……. répartis et appelés selon les mêmes modalités,
s’élèvent à 2,70 % HT du montant de l’opération ou
360,00 € TTC (forfait minimum) [selon contrat de syndic].
« La copropriété ayant opté pour un financement de l’opération en
plusieurs échéances engendrant la multiplication des
appels de fonds, le syndic facturera au titre du fractionnement
des appels de fonds travaux la somme de 10,00 € TTC
par lot pour chacune des échéances programmées.
« L’assemblée générale décide du financement de ….. vacations au
titre du chantier en qualité de représentant du maître
d’ouvrage ».
III.
Intervention de l’ARC auprès de la Chancellerie
Les
pratiques de LAMY sont tellement caricaturales de
cette volonté de contourner et piétiner la loi, que
nous avons décidé de saisir la
Chancellerie avec copie au Président
directeur général de ce drôle de groupe.
« Ministère
de la
Justice - DACS
5, boulevard de la Madeleine
75001 PARIS
Paris, le 12 mai
2010
Monsieur,
Dans la continuité de mon courrier du 29 avril 2010 où je vous signalais
une façon très habile
mise au point par certains syndics pour contourner
l’article 18-1-A de la loi du 10 juillet 1965, je
vous adresse un nouveau courrier sur le même sujet
qui confirme nos craintes.
Voici la résolution-type mise aux voix par le groupe LAMY-NEXITY,
2ème groupe de syndics français :
« n° : Honoraires
sur travaux votés par l’assemblée générale non compris
dans le budget prévisionnel (ART 18-1
A de la loi du 10 juillet 1965)
concernant ….
« Conformément à l’ART 18-1 de la loi du 10 juillet 1965, l’assemblée
générale confirme que les honoraires du syndic
pour suivi administratif, comptable et financier du
dossier, au titre des travaux votés par la présente
assemblée générale à la résolution n° ……. répartis et appelés selon les mêmes modalités,
s’élèvent à 2,70 % HT du montant de l’opération ou
360,00 € TTC (forfait minimum) [selon contrat de syndic].
« La copropriété ayant opté pour un financement de l’opération en
plusieurs échéances engendrant la multiplication des
appels de fonds, le syndic facturera au titre du fractionnement
des appels de fonds travaux la somme de 10,00 € TTC
par lot pour chacune des échéances programmées.
« L’assemblée générale décide du financement de ….. vacations au
titre du chantier en qualité de représentant du maître
d’ouvrage ».
On peut noter :
a)
Que
LAMY ne respecte pas la loi et prévoit encore dans
son contrat des honoraires au pourcentage des travaux,
le vote de l’assemblée se contentant de « confirmer »
le barème.
b)
Que
la résolution empile les honoraires :
·
honoraires
administratifs, comptables et financiers
·
honoraires
pour assistance aux réunions de chantier
·
honoraires
pour envois des appels de fonds
c)
Que
cet « empilement » est d’autant plus condamnable
qu’il fait l’objet d’une seule et unique résolution.
Cet exemple de « résolution - type » est redoutable :
-
Il
renvoie de façon illicite à un contrat déjà voté.
-
Il
multiplie les honoraires sous une même question
- là aussi de façon illicite - rendant quasi-impossible,
dans la réalité, toute négociation.
Cette pratique appelle me semble-t-il une intervention de la part de la Commission qui est seule
en mesure de rappeler le droit et de préciser les
règles :
-
interdire
l’introduction dans les contrats d’une clause d’honoraires
en cas de travaux
-
rappeler
la nécessité de bannir les questions « multiples »
ou « gigogne ».
-
empêcher
les « honoraires doublon » (des honoraires
pour suivi comptable d’un côté ; pour appel de
fonds de l’autres).
Si certains syndicats de copropriétaires peuvent résister à de telles
pratiques, ce n’est le cas que d’une minorité et il
est du devoir de la Commission, me semble-t-il,
d’aider les syndicats plus faibles à y échapper.
Dans l’espoir que ces problèmes pourront faire l’objet d’une Recommandation,
comme nous le demandons, je vous prie de recevoir,
Monsieur le Président, l’assurance de mes salutations
distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président ».