Nous
revenons aujourd’hui sur les difficultés rencontrées
par certains conseils syndicaux souhaitant adhérer à l’ARC,
afin de parfaire leur connaissance du droit de la
copropriété et obtenir les informations favorisant
une gestion optimisée de leur résidence.
Nous
avons décidé de vous rapporter l’expérience représentative,
vécue en la matière par le conseil syndical d’une
copropriété niçoise, gérée par le CABINET TABONI, syndic.
1- Les faits incriminés
Face
à l’obstruction du CABINET
TABONI à toute adhésion du conseil syndical
à l’ARC en dehors de l’aval du syndicat des copropriétaires - ce qui est parfaitement irrégulier, comme
nous le justifierons plus loin - ses membres se
résignaient le 8 avril 2010 à notifier entre autre l’inscription
de cette question à l’ordre du jour de l’assemblée
générale annuelle.
Le
conseil syndical espérait que sa demande soit prise
en compte ; cette question ayant été adressée
au CABINET
TABONI bien avant la réunion préparatoire à
l’assemblée générale annuelle (devant fixer son
ordre du jour) programmée par le syndic le 21 avril 2010.
Quelle
ne fut pas la surprise du conseil syndical d’apprendre
par le syndic qu’il n’avait pu inclure ces questions
à l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle,
ayant été contraint pour une raison parfaitement
inconnue d’expédier la convocation sans plus attendre,
autrement dit en supprimant purement et simplement la réunion préparatoire à l’assemblée
générale à la date qu’il avait lui-même arrêtée.
2 – Rappel du droit
Face
à une telle mauvaise foi et violation de la loi
par le CABINET TABONI, il nous apparait nécessaire de lui rappeler l’état
du droit.
Tout
d’abord, ce syndic professionnel ne peut ignorer
que : « le conseil syndical peut, pour
l’exécution de sa mission prendre conseil auprès de toute personne de son choix. Les dépenses
nécessitées par l’exécution de la mission du conseil
syndical constituent des dépenses courantes d’administration. Elles
sont supportées par le conseil syndicat et réglées
par le syndic. » (art. 27 du décret du 17 mars 1967).
A
ce titre, le conseil
syndical est en droit d’adhérer à l’ARC, sans
avoir à recevoir l’aval du syndicat réuni en assemblée
générale, et encore moins celui de son mandataire,
le syndic.
D’autre
part, le syndic est
légalement tenu de porter à l’ordre du jour de l’assemblée
générale les questions qui lui sont régulièrement
notifiées, sans avoir à se faire juge de leur
opportunité, selon l’article 10 du décret précité
(Cass 3e civ.
13 janvier 2009).
De
plus, le syndic qui refuse d’inscrire la question
régulièrement notifiée par un copropriétaire commet
une faute,
engageant sa responsabilité
civile délictuelle, qui pourra être recherchée
par la partie lésée (CA Paris 21 janvier 1991).
Un
conseil syndical qui se trouverait dans une situation
similaire devra mettre en demeure le syndic de régler immédiatement
son adhésion collective auprès de l’ARC, sans
avoir à solliciter la moindre autorisation du syndicat
réuni en assemblée générale, en soulignant dans
le cas contraire les conséquences radicales auxquelles
il s’exposerait.