ARC Abus n°455 :01 06 05 /©

Un nouvel abus d’OTIS


Des adhérents affolés nous contactent : " Mon ascensoriste OTIS est fou ; alors que notre contrat d’ascenseur expire en mai 2009, il nous dit que TOUS les contrats doivent être mis en conformité le 30 septembre 2005 et veut nous obliger à signer le nouveau contrat dont vous avez étudié les clauses sur votre site et dénoncé le contenu comme abusif ".

" Que pouvons-nous faire ? ". 

1. D’abord : la vérité vraie

  • Pas d’affolement, chers adhérents. OTIS a tort et n’agit sans doute ainsi que pour pouvoir placer précipitamment auprès des syndics et des copropriétaires affolés son " horrible " contrat (dénoncé en effet sur notre site et faisant l’objet d’une saisine de la Commission des Clauses Abusives) et dont le prix est par ailleurs majoré de 10 à 20 %.

  • Notez bien, en effet qu’il résulte des dispositions de l’article 4 du décret du 9 septembre 2004 que les contrats qui arrivent à expiration après le 30 septembre 2005 ne sont à mettre en conformité qu’à leur date d’échéance.

(au fait : avez-vous bien lu notre guide : " Ascenseurs : comment éviter le pire ? ").

 

2. Que faire si vous êtes dans cette situation ?

  1. Adressez une lettre recommandée avec accusé de réception à OTIS en lui rappelant que votre contrat court jusqu’au… et que d’ici là OTIS doit respecter le contrat actuel (y compris les douze visites annuelles et le prix !).
  2. Adressez aussi une lettre recommandée avec accusé de réception à votre syndic en lui demandant :
    • de faire appliquer le contrat actuel ;
    • de ne surtout pas signer de nouveau contrat ;
    • qu’à défaut, vous pourriez engager sa responsabilité civile professionnelle.

    3. Le chantage d’OTIS

     

    • Des adhérents qui ont mis en place cette " réplique " appropriée à l’agression subie ont eu affaire à la machine de guerre OTIS : " Si vous ne signez pas le nouveau contrat, on vous laisse tomber ". Comme à l’ARC, nous ne sommes vraiment pas persuadés qu’être abandonnés par OTIS soit véritablement une punition, nos adhérents ont rigolé, dit chiche et sont venus nous voir pour obtenir les adresses de professionnels " repreneurs ".

    Conséquence : nos adhérents se débarrassent ainsi non seulement d’un prestataire cher (dans ce cas), peu efficace (dans ce cas), mais échappe aussi au bras de fer permanent qui s’annonçait.

    Alors heureux ?

     

 

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